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Réagissant aux propos tenus hier par certains candidats président, Denis Kadima : «Il est aisé de critiquer le processus mais très peu en analysent le contexte»
* « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font », plaide le patron de la CENI paraphrasant Jésus-Christ sur la croix, après la passe d’armes entre lui et Martin Fayulu.
Echec de la signature du code de bonne conduite par les candidats président de la République, hier lundi 13 novembre à l’hôtel Hilton. Bien que présents à cette rencontre, nombre de ces acteurs invoquent des préalables, soutenant que les conditions d’une élection juste et équitable ne sont toujours pas réunies.
A six jours de l’ouverture de la campagne électorale prévue le 19 novembre courant, la Centrale électorale a organisé lundi 13 novembre la cérémonie de signature de la charte de bonne conduite par les candidats. Cérémonie couronnée par un froissant échec, des candidats préférant discuter de préalables, alors que pour la CENI, cette première réunion avec les candidats à la présidentielle de décembre prochain se veut «un cadre des concertations sur les élections voulues transparentes inclusives et apaisées».
Le leader de l’ECIdé ne l’entend pas de cette oreille. Dans ses propos, Martin Fayulu est revenu sur ses critiques habituelles à l’endroit du fichier électoral, l’illisibilité de certaines cartes d’électeurs, accusant dans la foulée le président de la CENI, Denis Kadima d’avoir exclu des électeurs.
Ce qui a sorti de ses gongs le président de la Centrale électorale demandant à Fayulu « d’arrêter de faire des déclarations générales sans pouvoir être spécifique ». En tout cas, Denis Kadima attendait de Martin Fayulu des « éléments concrets. « Nous avons donné la liste provisoire pour que les gens viennent nous donner des défaillances. Mais vous êtes dans un élan politique. Vous êtes en train de citer des choses sans donner de détail.
Ce n’est pas tout. Denis Kadima souligne les « incohérences du leader de l’Ecidé qui traite un document de torchon mais recourt à des données contenues dans ce même « torchon ».
Plus calmement, réagis à l’ensemble des critiques des acteurs politiques en ces termes : « Il est aisé de critiquer le processus électoral mais très peu de parties prenantes analysent le contexte dans lequel se déroulent les opérations électorales », dit-il.
«Dans plusieurs territoires, explique-t-il, le matériel et le personnel de la CENI ont été pris en otage par des groupes armés. Et à côté de tous ces défis, il y a une catégorie de parties prenantes qui n’a cessé de discréditer la CENI».
C’est ainsi, paraphrasant le Seigneur Jésus-Christ, Denis Kadima dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Pour nombre d’observateurs, Martin Fayulu aurait carrément dû rester en dehors du processus comme il en était sorti, car les problèmes qu’il pose c’est pour ramener en arrière le processus. Selon certaines sources, le leader de Lamuka s’engage dans cette bataille avec un gros handicap : celui de ne disposer d’aucun député, ni national, ni provincial. Il n’a même pas aligné un conseiller communal. Ce qui voudrait dire que politiquement Fayulu ne pèse pas face à certains de ses concurrents qui ont des candidats un peu partout à tous les niveaux. «Fayulu est dans une position où il ne peut que contester », ironise-t-on, car il n’a rien sur la table.
Lors de cette réunion, certains ont posé de problème de candidat. C’est le cas du président de la République sortant, Félix Tshisekedi, qui a soulevé la question de duplicata.
Candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle du 20 décembre prochain, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a participé à la réunion que la Commission électorale nationale indépendante a organisée lundi matin à l’hôtel Hilton.
Le Chef de l’Etat s’est conformé au protocole imposé à tous les candidats.
Il est entré dans la salle de réunion seul, accompagné de son mandataire Jacquemain Shabani et il a occupé la chaise 20 correspondant à son numéro de bulletin, aux côtés des autres candidats.
Pour la CENI, cette première réunion avec les candidats à la présidentielle de décembre 2023 se veut «un cadre des concertations sur les élections voulues transparentes inclusives et apaisées«.
Présidée par le président de la CENI Denis Kadima, la réunion de la CENI avec les candidats présidents s’est poursuivie à huis clos, loin de la presse, dans un climat apaisé.
A quelques jours du début de la campagne électorale, cette réunion présage un climat de bonne entente et fairplay entre prétendants. La poignée de main entre Félix Tshisekedi et Martin Fayulu était très appréciée dans l’opinion.
Reste à souhaiter que tôt ou tard que les parties prenantes viennent à signer ce code de bonne conduite, «un acte d’engagement pour la paix». Il s’agit d’un texte supposé prévenir les violences post-électorales, sorte de compromis où les candidats s’engagent à ne pas appeler à la violence et à respecter le résultat des urnes. Didier KEBONGO