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RDC-Zambie : Lusaka s’engage à interdire le fractionnement des marchandises
La République de Zambie s’est engagée mardi, à interdire le fractionnement des marchandises sur son territoire après la réouverture de ses frontières avec la République démocratique du Congo, a annoncé le ministre du Commerce extérieur dans une interview accordée à l’ACP.
«La Zambie s’est engagée à ne plus autoriser le fractionnement des marchandises sur son territoire, parce que la République démocratique du Congo perdait 2,5 milliards USD chaque année, en raison du fractionnement des marchandises sur le sol zambien», a déclaré Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur.
« Nous sommes arrivés à un terrain d’entente où la Zambie acceptait de rouvrir ses frontières. Et ses frontières ont été rouvertes mardi 13 août 2024 le matin. Et de notre côté, nous avons demandé à ce que toutes les marchandises qui se trouvaient à la frontière, parce qu’elles y sont arrivées pendant que nous prenions la mesure, puissent passer la frontière en République démocratique du Congo», a-t-il ajouté, à sa descente d’avion à l’aéroport international de N’Djili à Kinshasa, en provenance de Lubumbashi au Sud-est du pays.
Pour Julien Paluku, la mesure prise par la République démocratique du Congo est d’assurer le contrôle des importations qui proviennent de tous les pays.
«Nous ne sommes pas un déversoir ou un dépotoir de tous les produits qui viennent de partout au monde. Nous devons retrouver notre grandeur, et c’est la mission que nous a confié le Président Tshisekedi», a-t-il martelé.
Le ministre du Commerce extérieur a, en outre, annoncé la mise en place d’un comité de suivi devant faire un monitoring qui permettra à la République démocratique du Congo d’être considérée comme un partenaire et non comme un marché.
«On a compris que tous les pays du monde considèrent la République démocratique du Congo comme un marché, alors qu’on est des partenaires. Nous allons mettre en place un comité de suivi qui va faire un monitoring pour que la République démocratique du Congo soit considérée comme un partenaire et non comme un marché», a souligné Julien Paluku.
A Lubumbashi, dans la province du Haut Katanga, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a présidé, aux côtés de son homologue de la Zambie, Chipota Mulenga, une réunion bipartite RDC-Zambie, sur l’évaluation de l’accord signé sur le trafic routier entre les deux pays. Cette réunion fait suite à la fermeture par Lusaka de ses frontières avec la RDC après des mesures de restriction de l’importation de certains biens lesquels menaçaient la production locale congolaise.
En effet, la République démocratique du Congo avait pris des mesures interdisant l’importation des boissons en provenance des autres pays, dans le souci de promouvoir la production locale. Pour protester contre cette décision des autorités congolaises, la Zambie avait fermé ses frontières avec la RDC. Dès lors, les activités commerciales aux frontières de Kasumbalesa, Mokambo et Sakania ont été perturbées, entrainant ainsi la hausse des prix de certains produits alimentaires.
«La mesure de fermeture de frontières prise par la Zambie était disproportionnée, parce qu’elle ne pouvait pas fermer lorsque la République démocratique du Congo a décidé de réduire l’entrée de certains produits», a déclaré le ministre Julien Paluku.
Et d’ajouter : «La République démocratique du Congo et la République de Zambie avaient signé un accord qui stipule que lorsqu’un pays estime sa production locale menacée, il a le droit de réduire les importations».
ACP
…Longue et populaire!
RDC et Zambie sont passées à un doigt de la rupture après que notre pays eut décidé de fermer son marché aux produits c o n c u r r e n t s étrangers. Comme piquée au vif, la Zambie a décidé unilatéralement de fermer sa frontière avec la RDC. Un épisode qui en dit long sur les grands défis auxquels Kinshasa doit se préparer sur le long processus de son réveil après de longues années de coma. Le réveil du Léopard qui a longtemps délaissé la scène a fait naître d’autres petites espèces régnantes qui n’hésitent pas de coaliser pour maintenir le grand fauve dans le coma anesthésiant, ou pour l’achever carrément et accourir nombreux à son lit de mort pour y verser de chaudes larmes de crocodile. La bisbille avec la Zambie est un avant-goût de l’océan de misère qui attend le pays de Félix Tshisekedi une fois qu’il tentera d’oser se mettre en position de recouvrer le maximum de sa puissance.
Avec le petit Rwanda et l’Ouganda qui pillent et tuent dans l’Est depuis trois décennies et des voisins prêts à sortir les griffes, certains que le Léopard édenté par des années de querelles intestines et de prédation domestique, ne se remettra plus, voici le Sud-Est qui, sans prendre les armes, déclenche cependant une guerre d’une autre nature pour obliger le Congo à fléchir. Tout cela ne suffit toujours pas à incliner l’élite congolaise à l’humilité pour donner au pays la chance de rester la gâchette nécessaire au revolver de Franz Fanon. Kinshasa a-t-il entendu le message de Lusaka qui, ne se préoccupant même pas des accords existants, a usé du chantage pour obtenir par la ruse ce que la loi lui a refusé par le droit. Il faut espérer que la création dès le lendemain de cet épisode d’un département d’intelligence économique et financière au sein de nos renseignements généraux, tombe à point nommé. La guerre d’aujourd’hui et celle de demain ne se jouera plus sur le terrain des opérations militaires comme avec le petit Rwanda. Elle sera et est déjà celle de l’intelligence. Elle se gagnera depuis les terminaux d’ordinateurs dans le secret d’un bureau avant d’être proclamée à la face du monde. Bien plus que la revanche d’un quelconque sol sur le sous-sol, c’est déjà la revanche de l’esprit sur la matière. Ceux qui nous font la guerre, on le sait désormais mieux qu’hier, ne sont pas seulement les Rwandais. Un certain Laurent-Désiré ne savait pas qu’il prophétisait pour des générations sans fin en disant; «la guerre sera longue et populaire». Avons-nous maintenant compris que la guerre n’est pas seulement celle contre le Rwanda?
Tiré de The Post