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RDC : le BCNUDH note une hausse de 37% des violaltions des droits de l’homme en avril 2024
Le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) a documenté, au cours du mois d’avril 2024, 494 violations et atteintes aux droits de l’homme sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo touchant 1395 victimes. Ce chiffre représente une augmentation de 37% de nombre de violations et atteintes ainsi qu’une hausse de 73% du nombre de victimes par rapport au mois de mars de l’année en cours.
De ce nombre global de 1395 victimes figurent 999 hommes, 251 femmes, 129 enfants dont 64 garçons, 51 filles, 14 enfants de genre inconnu et 16 individus de genre et âge inconnus. Le BCNUDH attribue cette augmentation significative à la persistance des affrontements meurtriers dans les provinces en conflit.
Les provinces affectées par le conflit armé, ont enregistré à elles seules, 411 violations et atteintes aux droits de l’homme. Ce chiffre représente une augmentation de 41% par rapport au mois précédent qui était de 292. Le BCNUDH pointe un doigt accusateur aux principaux groupes armés, tels que la CODECO, les ADF, les différents groupes et factions Maï-Maï dont les Raia Mutomboki.
De toutes les violations et atteintes documentées dans les provinces en conflit, 64% ont été commises par les groupes armés, 34% par les agents de l’Etat, six ont été commises conjointement par les agents de l’Etat et les groupes armés (dont quatre par les FARDC conjointement avec les Wazalendo à Goma et dans le territoire de Masisi au Nord Kivu et deux par les autorités administratives conjointement avec le groupe armé Raia Mutomboki dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu).
81 violations des droits de l’homme commis par les agents de l’Etat
Les agents de l’Etat dans les provinces non affectées par le conflit ne sont pas épargnés dans la violation droits de l’homme. 81 violations leur sont attribuées, soit une augmentation de 27% par rapport au mois précédent (64 violations).Selon le rapport, cette augmentation reflète en majorité une augmentation des violations du droit à la liberté (notamment des cas d’arrestations et détentions arbitraires par dépassement de délai légal de garde à vue) dans les provinces du Haut-Katanga et de Kinshasa
Par contre, le rapport note une diminution des cas de violences sexuelles liées aux conflits (VSLC) sur des victimes adultes au mois avril 2024 par rapport au mois de mars 2024. Huit incidents de violences sexuelles liées aux conflits sont signalés avec 14 victimes (14 femmes) contre 41 victimes pour le mois précédent.
Parmi ces incidents figurent des cas de viols, dont deux viols collectifs, l’un ayant conduit à la mort de la victime, et un autre à l’avortement forcé de la victime qui était enceinte de cinq mois. Les agents de l’Etat sont tenus responsables de plus de la moitié de ces violences sexuelles avec un total de huit victimes soit 57% de tous les cas.
Le rapport du mois d’avril fait également état de 481 violations graves affectant des enfants dans le cadre des conflits armés en RDC. Ce chiffre représente une augmentation de 254 % par rapport au mois de mars 2024 qui avait documenté 136 cas.
Le rapport du BCNUDH d’avril 2024 révèle souligne que 15 cas d’atteintes et de violations des droits de l’homme en relation avec l’espace civique ont été documentés. Ces derniers ont fait 47 victimes parmi lesquels 37 hommes, huit femmes, un garçon et une fille).
D’après les statistiques ce chiffre constitue près du double des victimes enregistrées au cours du mois de mars qui était de huit violations et 24 victimes. Le rapport explique ce nombre élévé par l’augmentation des cas de restrictions de l’espace civique par des agents de la PNC, notamment dans la province du Nord-Kivu.
Le BCNUDH déplore dans son rapport le fait que l’activisme des groupes armés comme le M23, la CODECO, les ADF et d’autres groupes actifs ainsi que les affrontements pour le contrôle de territoires entrainent des déplacements forcés de populations. Ce comportement entrave la fourniture des services sociaux de base et de l’assistance humanitaire aux populations affectées par le conflit.
Le Nord-Kivu détient le record de morts en détention
Par ailleurs, le rapport d’avril 2024 du BCNUDH fait savoir que 77 cas de morts en détention ont été enregistrés, soit plus de la moitié des cas que le mois précédent. C’est la province du Nord-Kivu qui détient la majorité des cas de morts en détention avce 32, le Kwilu 29, le Kongo-Central sept, le Tanganyika cinq, le Haut-Katanga trois et le Kasaï-Central un. Ces décès ont pour cause principale la surpopulation carcérale, les mauvaises conditions de détention, à l’insuffisance alimentaire et à l’absence ou l’insuffisance de l’accès des détenus aux soins de santé.
Dans le cadre de son mandat, souligne le communiqué, le BCNUDH en RDC «assure un suivi étroit de la situation des droits de l’homme et analyse les tendances des violations et atteintes commises dans le pays. Ces tendances sont régulièrement partagées avec les autorités afin qu’elles prennent les actions nécessaires, y compris traduire en justice les auteurs présumés de ces faits».
Mbangu MAMIYOUND