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PROCEDANT HIER AU GO DE LA RENTREE DES CLASSES : Raïssa Malu place l'année scolaire sous le signe de l'innovation, de l'inclusion et de la citoyenneté
La rentrée scolaire a été jusque-là très timide pour les élèves, tandis que le personnel enseignant était présent. C'est quasiment la réponse des responsables de quelques écoles, toutes conventions confondues, que nous avons visitées au cours de la ronde effectuée hier lundi 1er septembre, dans l'avant-midi. De l'EP1 Ndjili à l'EP2 Mpese en passant par l'ITC Ntolani, l'EP1Lukaya, toutes situées dans la commune de Ndjili.
"La rentrée scolaire est timide comme vous pouvez le constater. Il n'y a que 35 élèves dans cette vacation de l'avant-midi. Le personnel enseignant et administratif est là", nous a renseigné Makiadi Nzuzi Thomas, préfet des études de l'ITC Ntolani qui nous a reçu très gentiment dans son bureau.
Cahier des présences à l'appui, le numéro un de cette école conventionnée salutiste, nous a précisé que les élèves ont séché la rentrée scolaire en raison de toute la psychose qui a prévalu 24 heures plus tôt, alimentée par les réseaux sociaux.
Cependant, les enseignants et autres administratifs ont affiché complet, se tournant, m lgré eux, les pouces sous les arbres, alors que d'autres services (secrétariat, réception, trésorerie) ont tourné en plein régime. Le préfet des études nous a rassuré être sécurisés par le déploiement de quelques policiers à l'entrée de l'école pour décourager toute tentative de semer le désordre.
Il s'est demandé si les élèves devant étudier l'après-midi allaient se présenter. Sans doute que l'avant-midi est le miroir de ce qui allait se passer l'après-midi.
DEUX ELEVES SEULEMENT A L'EP 1 LUKAYA
Cet institut organise six sections: éducation de base, humanités pédagogiques : pédagogie générale; humanités scientifiques : bio-chimie; humanités littéraires : latin-philo ; humanités techniques: commerciale & gestion, construction & électricité.
Au complexe scolaire Lukaya sous le régime conventionné protestant de la 23ème Communauté évangélique du Congo (CEC), la timidité de la rentrée des classes est plus prononcée. Ainsi à l'EP 1 Lukaya, il n'y a eu que deux élèves, 1 garçon et 1 fille, alors que les enseignants se sont tous présentés. Tel est le tableau que nous a présenté le directeur de l'école, Simon Kayi, dans son bureau. Faute d'occupation, les enseignants ont meublé leur temps en s'échangeant sur tout, assis à la cour du complexe scolaire.
Trente-cinq élèves dont 27 garçons et 08 filles, c'est l'effectif qu'a réalisé l'EP 1 Mpese, un autre établissement conventionné salutiste. En nous recevant dans son bureau, Miasuekama Raymond, le surnuméraire de ladite école, nous a dit que tout le personnel enseignant a affiché complet en ce jour de la rentrée scolaire, en depit des faibles effectifs des enfants. En temps normal, l'école scolarise plus de 800 élèves, comme l'année scolaire 2024-2025 avec 823 enfants.
TIMIDITE DUE A LA PSYCHOSE ENGENDREE PAR LES RESAUX SOCIAUX
Pour lui, la raison de cette timidité de la reprise des cours est consécutive à tout ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux. Il espère que ce mardi les choses vont évoluer positivement.
C'est par l'EP1 Ndjili que nous avons amorcé notre ronde. Après nous avoir fait attendre pendant une trentaine de minutes, le directeur nous reçoit et exige un ordre de mission. Il va refuser sans ménagement la carte de service que nous lui avons présentée et nous demande de commencer à nous adresser à la sous-coordination des écoles conventionnées catholiques. Un refus auquel nous avons rétorqué à notre manière.
"Merci beaucoup et au revoir", lui avons-nous rétorqué en sortant de son bureau où il tenait une réunion avec les enseignants de son école. L'accueil a été pratiquement pareil au complexe scolaire Elikya, à côté de la place sainte Thérèse dans la commune de Ndjili.
A la réception, on m'a fait comprendre qu'il ne m'était pas possible de visiter le complexe en l'absence du responsable, l'abbé Koyangba Boma Blaise qui venait de sortir. Dommage !
Le CS Elikya est un établissement privé catholique qui organise la maternelle, le primaire, ainsi que des humanités.
A tout prendre, la rentrée scolaire a été très timide comme l'ont souligné les responsables rencontrés sur place, en dépit de la présence très remarquée du personnel enseignant et administratif.
Si la psychose née du verdict du procès de Constant Mutamba a été évoquée comme la raison majeure à la base de cette situation, on ne peut pas perdre de vue qu'elle n'est pas étrangère à ce qui se passe à chaque rentrée des classes : dans la plupart des écoles sur l'ensemble du territoire national, parents et élèves ont pris l'habitude de s'offrir quelques jours de rallonge de vacances.
Kléber KUNGU