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Présidence tournante de la CIRGL: la RDC succédera à l'Angola en juillet prochain
La République démocratique du Congo s'installe peu à peu au centre du jeu diplomatique régional. Le mercredi 18 juin, la Première ministre Judith Suminwa a reçu en audience l'ambassadeur João Samuel Caholo, secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), en mission à Kinshasa pour peaufiner les préparatifs du IXème sommet de cette organisation sous-régionale, prévu en juillet prochain dans la capitale congolaise.
C'est un rendez-vous diplomatique de haute importance qui s'annonce pour Kinshasa. La RDC qui s'apprête à reprendre la présidence tournante de la CIRGL, succédera à l'Angola dont le mandat, initialement de deux ans, a été prolongé. Depuis la réunion intergouvernementale de novembre 2024 à Luanda, les préparatifs vont bon train et prennent désormais un tour décisif.
Le secrétaire exécutif de la CIRGL, João Caholo, a présenté le rapport des travaux préparatoires à la cheffe du gouvernement congolais. "Nous avons rencontré Madame la Première ministre pour lui exposer le contenu de nos travaux. L'atmosphère a été cordiale et empreinte de respect pour les institutions de la RDC, un pays qui reste un pilier dans les initiatives de la CIRGL", a-t-il confié à la presse à l'issue de l'audience.
Les discussions entre la délégation de la CIRGL et les autorités congolaises se sont étendues sur trois jours. Didier Mazenga, ministre de l'Intégration régionale, a salué la qualité des échanges et précisé qu'un rapport a été soumis au président Félix Tshisekedi. Parmi les sujets phares abordés : la situation sécuritaire à l'Est de la RDC et l'exploitation illégale des ressources naturelles.
"Le secrétaire exécutif a réaffirmé la position de la CIRGL sur la lutte contre la fraude et l'importation illicite des minerais congolais. Cette position sera prochainement entérinée par les chefs d'État et de gouvernement", a souligné le ministre Mazenga.
Renforcer les mécanismes régionaux
La Première ministre Judith Suminwa a, pour sa part, insisté sur l'importance de renforcer les mécanismes régionaux de paix et de développement. Elle a exprimé la volonté du gouvernement de soutenir activement le fonctionnement de la CIRGL. "Cet organe est essentiel dans le processus de stabilisation de la région. Nous devons lui donner les moyens d'agir efficacement pour la paix et le développement", a-t-elle déclaré.
Il importe de souligner que ce sommet se tiendra dans un contexte régional tendu, marqué par la détérioration des relations entre Kinshasa et Kigali. Le Rwanda a récemment annoncé son retrait de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), accusant la RDC de manipuler cette organisation. Kinshasa, appuyé par Bujumbura, s'est également opposé à ce que Kigali accède à la présidence de la CEEAC.
En toile de fond, les accusations croisées de soutien aux groupes armés et de violations territoriales continuent d'empoisonner les relations entre les deux voisins.
Créée pour répondre à la nécessité d'une réponse collective aux conflits récurrents et à l'instabilité dans la région des Grands Lacs, la CIRGL réunit douze États membres : l'Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, la RDC, le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie. En reprenant la présidence de cette organisation, Kinshasa espère peser davantage sur les initiatives de paix et de coopération régionales, à un moment où les tensions frontalières et les questions de souveraineté économique sur les ressources naturelles restent brûlantes.
Rendez-vous est donc pris en juillet prochain dans la capitale congolaise, où les chefs d'État et de gouvernement de la région auront à se prononcer sur les grands dossiers sécuritaires, économiques et diplomatiques qui agitent les Grands Lacs.
Jérémie ASOKO