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Pour une approche globale et réaliste de la santé mère-enfant au-delà de l’enfumage de la gratuité
(Par Delly Sesanga, Candidat à l’Élection Présidentielle de 2023)
Opportunément, le Président de la République a annoncé ce mardi le lancement de la gratuité de la maternité et des soins des nouveau-nés dans la ville de Kinshasa, dans le cadre de la couverture santé universelle.
A l’heure où le pays se mobilise pour que la justice soit rendue pour les victimes de Goma et à l’approche d’une campagne présidentielle dont il sait que son bilan ne lui permettra pas de l’emporter régulièrement, comment ne pas y voir une démarche électoraliste destinée à détourner notre attention ? Les millions de votants de Kinshasa valent apparemment bien une vaine promesse de plus.
Le Président distribue la gratuité comme s’il n’était pas au courant de l’état de son pays et qu’il n’avait pas à assumer la responsabilité de ses engagements et de ses directives au gouvernement et aux administrations publiques. Par ailleurs, la santé est un enjeu trop important pour nos familles pour que nous acceptions les désordres que nous avons déjà connus depuis l’annonce de la gratuité dans le milieu scolaire.
Si tentante que soit l’idée, la gratuité ne se décrète pas, elle s’organise. De fait, elle n’existe pas en tant que telle : l’État détermine seulement la responsabilité de la prise en charge. Dans le domaine de la santé ceux sont les employeurs, les citoyens, les organisations internationales et quelques institutions publiques qui financent les soins. Or, malgré les promesses, la situation budgétaire actuelle de notre pays ne permet pas au gouvernement de dégager les ressources nécessaires pour remplacer la participation financière des parents et des familles.
De plus, résoudre l’enjeu de la mortalité infantile et de la santé maternelle ne se résume pas, loin s’en faut, au simple règlement de l’acte médical. Encore faut-il qu’il y ait un maillage médical sur tout le territoire et que les hôpitaux et cliniques existants disposent des équipements et matériels de soins nécessaires, et que par conséquent des investissements publics soient réalisés. Cette annonce relève donc une fois de plus de l’exercice de l’enfumage et de la propagande à courte vue.
Notre approche de l’amélioration des conditions de santé des Congolais est à l’inverse complète car multisectorielle :
1. Réduire les déserts médicaux et l’indisponibilité des soins en améliorant l’accès aux soins par un programme de financement progressif d’infrastructures et de dotation en équipements primaires en partenariat avec tous les acteurs : bailleurs internationaux, opérateurs privés et centres communautaires.
2. Mettre fin au rationnement de soins pour les familles en procédant notamment au paiement des arriérés de salaires des fonctionnaires, en créant les conditions d’emploi par le secteur privé et en luttant contre le mal-emploi qui prive les Congolais des acquis sociaux auxquels ils ont droit. Encadrer le tarif des prestations primaires.
3. Rationnaliser l’action de la puissance publique et ses dépenses, en commençant en premier lieu par la CNSS qui peine aujourd’hui à jouer son rôle sur ses trois piliers Vieillesse, Famille et Travail. Renforcer dans le même temps son rôle de régulateur.
4. Promouvoir dans l’espace public la prévention et l’éducation sur les enjeux de l’hygiène, de la santé personnelle et des droits de chaque citoyen afin de lutter contre les mauvaises pratiques, appréhensions et idées reçues, facteurs aggravants des problématiques médicales.
