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POUR AVOIR ECHOUE A L’EXAMEN D’ETAT : Mbanza-Ngungu : Un élève saccage la maison du préfet des études de son école
A chaque édition, les épreuves de l’examen d’Etat ne font pas seulement des heureux, des lauréats. Elles créent, en plus, des malheureux, des aigris. Mais surtout «des lauréats négatifs». Ceux-ci se recrutent parmi les malheureux candidats qui ont échoué. La tradition a été malheureusement respectée cette année. Beaucoup d’écoles ont fait les frais de cette triste réalité. Elles ont été victimes des violences perpétrées par des élèves inciviques.
C’est le cas de l’Institut Sala Sambila, une école secondaire du réseau des écoles conventionnées protestantes de la Communauté évangélique du Congo (ECP/CEC), située au quartier Loma. La maison de son préfet des études, Minianda Mavambu, a été saccagée par Bulule Kasuka Benjamin, l’un des 26 élèves candidats qui ont échoué, avec l’aide d’une meute de ses amis.
Le triste événement s’est produit dans l’après-midi du mercredi 8 août. Le matin, Bulule Kasuka Benjamin, de l’option électricité, se présente au domicile de son préfet des études, muni d’une machette au moyen de laquelle il le menace. L’élève exprime son ire en cassant le cadenas de la maison et détruit la porte métallique.
Se sentant en insécurité, le numéro un de l’Institut Sala Sambila, Minianda Mavambu, se rend à la police pour porter une plainte contre cet élève qui, du reste, est tout sauf intelligent pour qu’il puisse être mécontent de ses résultats.
DEGATS MATERIELS IMPORTANTS
Alors qu’il se trouve encore au poste de la police, Minianda Mavambu, reçoit vers 16 heures un coup de fil de ses enfants. Ils l’informent de la mise à sac de leur maison par l’élève Bulule Kasuka transformé en «kuluna» en compagnie d’une armée d’amis tous aussi délinquants que leur maître.
Le malfrat et ses amis parmi les plus irréductibles ont mené une expédition punitive sur le domicile du préfet Minianda. Le bilan n’est que très déplorable en termes de dégâts matériels esr important: trois téléphones volés, le congélateur, un fer à repasser, un stabilisateur, une cafetière, un jet de Bluetooth détruits.
Une vidéo de ce massacre est en train de circuler sur les réseaux sociaux avec pour légende révélatrice : « Le préfet de l’école Sala Sambila (Mbanza-Ngungu) et sa famille en danger « .
LE PÈRE DU MALFRAT EN DETENTION
Approché par notre rédaction, le malheureux chef d’établissement nous a informé de la mise en détention par la police du père de l’élève destructeur en attendant que ce dernier, en fuite vienne se constituer en détenu.
La situation malheureuse survenue au préfet des études de l’Institut Sala Sambila est un échantillon fâcheux du calvaire que ne cessent de subir chaque fin d’année, les chefs d’établissements dont les écoles n’ont pas présenté de bons résultats aux épreuves de l’examen d’Etat lors de la publication tonitruante de ces résultats. Si ce ne sont pas les préfets des études en personne qui subissent le courroux des élèves ayant échoué, ce sont, par contre, les écoles qui en pâtissent. A en croire le préfet des études Minianda Mavambu, cette année plusieurs écoles au Kongo Central ont subi les conséquences du ressentiment des élèves n’ayant pas satisfait. C’est le cas de quelques écoles à Songololo, à Kimpese où le bureau de la Sous-Division a été incendié et une école privée a été saccagée.
DES RESULTATS NON FAMEUX
Le préfet des études de l’Institut Sala Sambila souligne que cette année les résultats des écoles techniques n’ont pas été fameux. Si bien que son école n’a vu réussir qu’un seul candidat sur les 27 qui ont présenté les épreuves de l’Exetat.
Ce phénomène a pris corps depuis que les élèves finalistes et leurs parents se sont fixé l’idée trompeuse selon laquelle tout finaliste est d’office candidat à être diplômé et que les meilleures écoles sont celles qui affichent 100% des réussites à l’examen d’Etat. Associer les difficultés qu’éprouvent les parents à payer les nombreux frais liés à ces épreuves, parents et élèves estiment que tout élève finaliste doit réussir. Comme si le diplôme se donne, mais ne se mérite pas ! Depuis, les élèves rendent préfet des études et professeurs responsables de leurs échecs. Le plus souvent ceux qui échouent sont loin d’être des élèves de référence en termes d’assiduité et d’application.…
Kléber KUNGU