Dernière minute
Société
Le Centre d’information et de documentation sur le climat (Cidoc) vient de lancer un projet d’appui pour des agriculteurs évoluant dans des zones périphériques de Kinshasa, en vue de les accompagner pour faire face aux effets du changement climatique. Ce lancement est intervenu lors d’un atelier…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Kinshasa vit au rythme des spéculations autour du prochain remaniement gouvernemental. Le chef de l'État, Félix Tshisekedi, a déjà confirmé son intention de réajuster son équipe, une annonce qui…
Étranger
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien…
Nation
Pas un début de retrait du M23 de zones occupées dans l’Est
*Bien au contraire, les rebelles poursuivent plutôt la conquête de nouvelles entités.
Aucun mouvement allant dans le sens du retrait, par le M23, des zones occupées dans la province du Nord-Kivu n’a été enregistré hier mardi 28 février. La recommandation des chefs d’état-major des forces de défense de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) faite le 9 février à Nairobi au Kenya est restée lettre morte.
Et pourtant, c’est hier mardi 28 février que les terroristes rwandais du M23-RDF devaient débuter leur retrait des zones occupées conformément à la feuille de route de l’EAC pour une durée d’un mois. Il a été également proposé une attribution des zones d’influence et d’action aux troupes burundaises, kényanes, sud-soudanaises et ougandaises dans les territoires occupés par le M23.
QUESTION ABORDÉE À L’UA
La question du retrait de M23 a été abordée lors du Sommet de l’Union africaine (UA) tenu du 17 au 19 février à Addis-Abeba en Ethiopie.
D’après le VPM, ministre des Affaires étrangères, ces assises ont passé en revue la situation sécuritaire en RDC.
Au cours du briefing du samedi 25 février, Christophe Lutundula et Patrick Muyaya ont dévoilé les deux résolutions phares retenues à Addis-Abeba. Il s’agit, premièrement, de la reconnaissance à l’unanimité que la feuille de route du mini-sommet de Luanda du 23 novembre n’a pas été respectée par le M23. Et deuxièmement, les Chefs d’Etat ont examiné le nouveau plan de désengagement et de la fin des hostilités élaborés par les Chefs d’état-major des pays membres de l’EAC et le commandant de la force régionale.
Pour Christophe Lutundula, le nouveau plan connait une révision au niveau des dates. Il s’agit d’un échéancier qui donne le chronogramme du retrait du M23. «Les Chefs d’État ont avalisé le nouveau plan des chefs d’état-major. Il a été décidé que le retrait des rebelles du M23 soit échelonné sur une période de 30 jours, le jour j étant fixé au 28 février 2023« , a expliqué le chef de la diplomatie congolaise.
CALENDRIER DE RETRAIT CONVENU
Primo, avait rappelé le Gouvernement de la RDC, «la première phase du retrait devrait commencer le mardi 28 février avec le retrait des troupes du M23 de Kibumba, de Karega, Kiroliwe et Kitchanga».
Selon toujours l’Exécutif national congolais, la 2ème phase du retrait devrait aller du 13 au 20 mars. Période pendant laquelle le M23 devrait se retirer de Rumagabo, Kishishe, Bambo, Kazaroho, Tongo et Mabenga. Et la dernière phase prévue du 23 au 30 mars devrait être consacrée au retrait de Rutshuru, Kiwanja et Bunangana.
Ces nouveaux délais devraient être suivis d’étapes de cantonnement, désarmement et intégration du M23 dans le Processus du programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS), ont convenu les chefs d’État réunis au Sommet de l’UA à Addis-Abeba.
Le M23 fait fi de ces arrangements pris au plus haut sommet de l’organisation africaine. Sur le terrain, c’est tout le contraire qui s’observe. En effet, au lieu de quitter les espaces occupés en respectant le calendrier arrêté, les rebelles du M23 poursuivent plutôt l’occupation de nouvelles entités dans l’Est de la RDC.
VIOLATION DE CESSEZ-LE-FEU
Depuis deux jours, les rebelles du M23 ne font qu’intensifier les combats de manière à occuper la cité de Sake après la prise de Rubaya le dimanche dernier. De surcroît, les rebelles tentent de faire sauter le dernier verrou menant dans la ville de Goma.
Escalade d’affrontements maintes fois dénoncé la violation de cessez-le-feu par les rebelles par les rebelles. Le porte-parole des FARDC dans la province du Nord-Kivu, le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike, a dénoncé, le vendredi 24 février, «une énième violation par le M23 du cessez-le-feu, édicté par les chefs d’Etat de la région.
Au fait, le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike a fait allusion à la situation sur le terrain où plusieurs sources notamment la Société civile du Nord-Kivu, font savoir que la localité de Mushaki soit passée sous le contrôle du M23 le même vendredi 24 février.
POSITION D’EMMANUEL MACRON
Avec le refus constant des rebelles du M23 à se retirer des zones occupées, le Gouvernement ne manquera pas d’alerter le Président français attendu le 4 mars prochain en RDC. A deux jours du début de sa tournée en Afrique, Emmanuel Macron a donné le ton sur la question sécuritaire en RDC au cours d’un entretien avec la presse à Paris.
Au sujet de l’action de la France face aux violences dans l’Est de la RDC par la rébellion M23, Emmanuel Macron a estimé qu’ «il s’agit d’une régression inacceptable». «L’offensive du M23 est une guerre qui nous ramène 10 ans en arrière», a-t-il déclaré. «Il n’y a pas de deux poids, deux mesures. La guerre dans l’Est de la RDC ne doit pas être une guerre oubliée (…). Notre politique est de soutenir sans relâche le cadre de discussions que le Kenya et l’Angola ont mis en place», a ajouté le Président français.
Emmanuel Macron a fait savoir que «la capitale de la région Goma est menacée». Comme solution, il a affirmé que «la première urgence est humanitaire et nous y travaillons. L’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC ne se discute pas. C’est notre position constante». Rachidi MABANDU