Dernière minute
Société
"Mbisi ata akola na ebale pona kolamba ye il faut kaka kosokola ye !". Cette phrase est tirée de la chanson "Silivi" de Koffi Olomidé, de l'album Monde Arabe, sorti en avril 2004. L'expression signifie littéralement "Même si le poisson grandit dans le fleuve, pour le cuisiner,…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
SEOUL, 10 mai (Yonhap) -- Alors que l'inspection du HMM Namu, navire marchand de la société sud-coréenne HMM Co. victime d'une explosion et d'un incendie en début de semaine, s'est achevée plus…
Nation
Le Gouvernement durcit le ton face à la montée des discours jugés injurieux et diffamatoires visant le Président de la République, Félix Tshisekedi sur les réseaux sociaux.
Ce…
Opération « Panthère NOIRE » : Le gouvernement invité à élargir le champ d’action de la police
Le banditisme urbain, communément appelé kuluna, prend de plus en plus de l’ampleur. Alors que dans le temps, ces délinquants primaires s’adonnaient à leur sale besogne la nuit, aujourd’hui c’est en plein jour qu’ils opèrent. Kinshasa risque bientôt de ressembler à Port-au-Prince. Pour qu’on n’en arrive pas là, l’opération dite «Panthère noire», récemment concoctée par le ministère de l’Intérieur, mérite d’être renforcée. Pour ce, il ferait mieux que le champ d’action de la police soit élargi.
Dans un premier temps, c’est ce que nous avons toujours souhaité, il convient de constituer une unité spéciale de lutte anti-gang. À l’époque de la 2ème république, il avait été créé la Garde civile, mais qui a été détournée de sa mission première au profit du pouvoir dictatorial de l’époque.
En ce moment où ces gangsters mettent à mal la population dans presque toutes les communes, il importe de concevoir des stratégies innovantes pour attaquer le mal dans ses racines.
Pour ce, il convient d’identifier les principales causes de ce mal. Il s’agit avant tout de la consommation de la drogue et autres liqueurs fortes par les hors-la-loi , auteurs attitrés de cette délinquance juvénile jamais connue auparavant en RDC.
Ce qu’il faut, c’est de traquer et mettre hors d’état de nuire tous les producteurs et vendeurs de ces produits prohibés par la loi. Il se fait malheureusement que ces derniers sont couverts par ceux-là mêmes qui ont pour mission d’empêcher la production et la commercialisation du chanvre, « djododo », « bombé« , alcool indigène, et autres liqueurs.
Le comble dans cette sombre situation, c’est le fait que les auteurs de ces actes répréhensibles que nous déplorons opèrent au grand jour, sous la barbe de nous tous.
Personne n’ a le courage de dire non à un voisin ou même à un frère embrigadé dans cette bouillabaisse. On est incapable de dénoncer auprès des services compétents des actes immoraux. Des hommes normaux ont peur des hors-la-loi. C’est ainsi que les voisins d’une église de réveil ou d’un bistrot ne peuvent pas s’insurger contre les nuisances sonores dont ils sont victimes. Le désordre est ainsi total.
C’est pourquoi, pour mettre fin à la zizanie observée dans la capitale, le gouvernement est invité à apporter des innovations dans l’opération Panthère. Le pouvoir de la police devrait être renforcé pour lui permettre de jouer pleinement son rôle répressif.
Pour ce, la formation d’une unité spéciale s’impose. N’y feront partie que des éléments répondant à des critères rigoureux, arrêtés par les autorités compétentes en charge de la police nationale. Le centre de formation de ce corps est là à Kasangulu. Il ne restera qu’à trouver les formateurs attitrés aux compétences éprouvées. Cette formation est capitale, s’il faut examiner le comportement de certains éléments de la police nationale qui ont été introduits dans ce service vaille que vaille, très souvent par népotisme ou par clientélisme politique.
La dernière chance qui reste dans l’éradication du banditisme urbain, dont les conséquences sont nombreuses et dramatiques dans la vie des paisibles citoyens, reste ladite opération. Si elle échoue, les kuluna vont chanter victoire et accentuer leur criminalité. La population sera alors dans le désarroi et plus aucun espoir ne sera nourri. Muke MUKE