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Non-respect du code du travail: les inspecteurs du travail pointés du doigt
Le monde entier a commémoré hier 1er mai la fête internationale du travail. En RDC, comme c’est le cas depuis plusieurs années, cette journée n’a pas connu de grandes manifestations. Il n’y a pas eu de défilé des travailleurs, hormis le rassemblement organisé au Palais du peuple dans la commune de Lingwala. À cette occasion, quelques employés se sont exprimés sous le sceau de l’anonymat pour stigmatiser les mauvaises conditions de travail que leur imposent certains employeurs expatriés. Ceux-ci, ont-ils fait savoir, foulent aux pieds le code du travail dans l’impunité totale.
Ces employés accusent les inspecteurs du travail de cautionner la violation de cette loi parce que manipulés outre mesure par des patrons véreux. Ils ont affirmé que lorsque les inspecteurs du travail arrivent dans les entreprises, ils sont pris en charge par les responsables de ces sociétés qu’ils sont sensés venir contrôler. Du coup, leur mission se transforme en villégiature touristique et perdiémique. Conséquence: ils ne trouvent même pas le temps d’échanger avec les délégués syndicaux pour connaître les préoccupations de leurs affiliés.
Pourtant, dans la plupart des entreprises privées, il se pose énormément de problèmes auxquels les travailleurs font face et qui exigent des solutions appropriés en vue de restaurer la paix sociale en leur sein. Certains patrons ont imposé un horaire de travail à leurs employés, qui ressemble à une véritable corvée. Ces derniers travaillent de 7 heures du matin au-delà de 16h00 alors que la durée journalière du travail est de 7-8 heures, selon le cas. Dans ces sociétés, les heures supplémentaires n’existent pas. Plus grave encore, aucun contrat de travail n’est signé par les salariés. Les avantages sociaux ne sont pas connus. En plus, les congés annuels ne sont pas accordés aux travailleurs, sans oublier le fait que dans la quasi-totalité de ces sociétés en marge de la loi les soins médicaux sont pris en charge par les travailleurs eux-mêmes.
D’autres entreprises ne savent même pas qu’elles ont l’obligation d’affilier et de verser des allocations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour préparer une retraite confortable à leurs travailleurs. D’ailleurs, cet exercice est une obligation et aucun patron ne doit s’y soustraire. Malheureusement, la complicité des inspecteurs du travail avec ces patrons véreux favorise cette sorte de maffia.
Un autre écueil, non moins important rapporté par les travailleurs victimes de toutes ces injustices, concerne les conditions hygiéniques dans lesquelles travaillent les ouvriers. Ils sont exposés à toutes sortes de maladies professionnelles étant donné que des mesures préventives ne sont pas prises pour les protéger. Cela concerne surtout les industries de fabrication des produits chimiques et assimilés.
Par ailleurs, il s’avère que la plupart de ces employeurs, expatriés de surcroît, ne sont pas en règle en matière d’émigration vis-à-vis de l’Etat. Sans papiers en ordre, ils ne disposent même pas de cartes de travail exigées à tout étranger qui désire faire des affaires en RDC. Ce laisser-aller ternit davantage l’image du pays et fait dire à certains compatriotes que la RDC ne fonctionne pas comme un État normal. C’est le prétexte avancé par certains de nos ennemis pour nous faire la guerre. C’est la raison qui justifie l’appel à un sursaut patriotique de la part de tous les Congolais pour combattre toutes sortes d’antivaleurs qui minent notre société et qui sont notamment à la base de la déliquescence de notre pays. Muke MUKE