Dernière minute
Société
Le Centre d’information et de documentation sur le climat (Cidoc) vient de lancer un projet d’appui pour des agriculteurs évoluant dans des zones périphériques de Kinshasa, en vue de les accompagner pour faire face aux effets du changement climatique. Ce lancement est intervenu lors d’un atelier…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Kinshasa vit au rythme des spéculations autour du prochain remaniement gouvernemental. Le chef de l'État, Félix Tshisekedi, a déjà confirmé son intention de réajuster son équipe, une annonce qui…
Étranger
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien…
Nation
À l’attention de la Rédaction du Journal Forum des As
«Si Monsieur KALAA MPINGA KATEMA, ancien actionnaire, a des comptes à régler avec PHC SA, qu’il se contente dc son communiqué de…
Marche du 13 mai : Test de popularité pour l’Opposition
Katumbi, Fayulu, Matata et Sesanga dans la rue demain samedi 13 mai. Avec des militants de leurs partis politiques et autres sympathisants. Une manifestation que ses organisateurs ont maintenue en dépit de la décision du Gouv’ Ngobila de la reprogrammer au jeudi 18 mai, évoquant des raisons sécuritaires. Si les 4 leaders réussissent à drainer du monde, le Pouvoir aura à se faire des soucis dans la perspective de ce décembre 2023 de tous les enjeux.
La réussite de cette manif que les organisateurs veulent méga va constituer un test de popularité pour cette opposition qui a pris l’option de faire bloc contre l’Union sacrée de la nation, à quelque 7 mois des élections générales, principalement de la présidentielle sur laquelle reste focalisée l’attention des Congolais.
Ce ne sont pas les armes ou les arguments qui vont faire défaut à cette opposition. Insécurité grandissante partout, manque de courant électrique, autant pour l’eau potable, dépréciation de la monnaie locale, augmentation de prix des biens de première nécessité. Pénurie de maïs dans le Grand Katanga et Grand Kasaï. Bref, la population dans son ensemble se plaint de la vie chère, très chère… « Comment nous allons vivre « , se plaignent les Congolais lambda comme à l’unisson.
Une marche que l’Opposition va organiser deux semaines après la sortie officielle de la famille politique du Président Tshisekedi au stade des Martyrs dont les frais de location « visiblement hyper salés » ont défrayé la chronique.
La marche de ce samedi constitue un test de popularité pour l’opposition. Dans tous les cas de figure. Qu’il y ait élections ou pas élections.
La réussite de la marche serait de nature à donner des ailes aux opposants. Ce qui pourrait les pousser à’ multiplier ce genre de manifs pour bousculer le régime. Question de le pousser à la faute ou de montrer à la face du monde que l’opposition contrôle la rue. Cette rue du reste très plurielle.
Les opposants ne jurent que par la réussite de cette marche en dépit de son report au jeudi 18 mai prochain décidé par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila. L’autorité urbaine a allégué des raisons sécuritaires.
CAMPAGNES DE SENSIBILISATION DU CAMP KATUMBI
Quelques jours auparavant, le camp Katumbi dont le leader a atterri dans la capitale quelques jours plus tôt, a multiplié des campagnes de sensibilisation par voie médiatique. Une sorte de rappel des troupes. Par le canal d’Olivier Kamitatu, son directeur de cabinet, Moïse Katumbi, a présenté les raisons de cette marche au cours de l’émission Face à Face sur Top Congo FM. C’est un appel à la conscience personnelle des Congolaises et des Congolais qu’il leur a lancé les invitant à considérer leurs conditions de vie.
» Je n’ai pas une boule de cristal pour dire que demain il y aura un gouvernement d’union nationale. Ce que je veux dire simplement aux Congolaises et aux Congolais, s’ils sont contents de leur sort, s’ils considèrent qu’il n’y a pas meilleure vie que ce qu’ils vivent. ; le 13 au matin, c’est un week-end, ils peuvent rester dans leur lit calmement. S’ils considèrent qu’il y a des points sur lesquels on doit revendiquer, on doit se faire entendre, on doit être écouté parce que c’est la force du peuple aujourd’hui qu’on doit opposer à un gouvernement d’autistes, refermé sur lui-même « . Si les Congolaises et les Congolais à Kinshasa se disent le 13, nous devons marcher pour nous faire entendre » Trop d’insécurité !«
SORTIR DANS LA RUE POUR FAIRE ENTENDRE SA VOIX
Ces propos résument l’objectif poursuivi par l’Opposition en organisant sa marche de ce samedi 13 mai. Que tout Kinois, mieux tout Congolais de Kinshasa qui reconnaît dans sa façon de vivre que ses conditions actuelles de vie ne sont les meilleures et, par conséquent, il faut revendiquer, doit sortir dans la rue pour faire entendre sa voix. Des revendications qui n’ont un seul motif que de pousser le Gouvernement à remplir son rôle régalien qu’il a malheureusement abandonné en démissionnant.
» Quand l’Etat est défaillant, défaillant partout, ceux qui pensent qu’ils peuvent s’en accommoder qu’ils restent dans leur lit le 13 ! Mais ceux qui pensent que leur devoir, c’est de se lever et se dire » Non, je suis un citoyen, j’ai droit à la protection de l’Etat, l’Etat doit me protéger dans ma vie physique, l’Etat doit me donner un minimum en termes de soins de santé, l’Etat doit aussi donner un minimum sur l’éducation de mes enfants, ce qu’il ne fait pas aujourd’hui, quels que soient les grands chiffres que présentent les ministres. Aujourd’hui, l’Etat a abandonné les Congolaises et les Congolais à leur sort. Ceux qui disent non à cela, non à cette démission, ils ne sont pas avec nous, ils sont d’abord avec eux-mêmes parce que ce que nous voulons, c’est que le pouvoir revienne à la portée du peuple congolais et qu’il s’exprime clairement. Je pense que le 13, beaucoup de jeunes particulièrement s’exprimeront clairement ce jour-là « .
A L’ACTION MILITAIRE, IL FAUT COMBINER DES MOYENS FINANCIERS ET DES INFRASTRUCTURES
Par ailleurs, selon la même source, il a montré sa position sur la paix dans l’Est du pays. Olivier Kamitatu a présenté quelques pistes de solution au problème de sécurité dans la partie orientale de la RDC. Il s’agit de former une bonne armée à laquelle il faut allouer des moyens financiers. Ce qui va amener à restaurer la confiance des Congolais envers cette armée et leur police. Par voie de conséquence, on va redonner de la puissance, de la fierté, de la dignité à la RDC.
En outre, il n’y a pas que l’action militaire qu’il faut pour résoudre le problème sécuritaire. A l’action militaire, il importe de combiner des moyens financiers dans l’armée et des infrastructures. En effet, pour le président d’Ensemble pour la République, il faut permettre à la population congolaise de retrouver une vie normale en lui redonnant espoir et confiance. En faisant en sorte que les paysans retrouvent la vie dans les champs, dans leurs villages.
Si les opposants drainent du monde, c’est que le Pouvoir aura des soucis à se faire dans la perspective de décembre 2023. Et ce, dans tous les cas de figure. Elections ou pas élections. L’opposition pourrait multiplier ce genre de manifs pour bousculer le régime. Le pousser à la faute ou montrer à la face du monde que l’opposition contrôle la rue. Cette rue qui est très plurielle.
CRAINTE D’UNE REUSSITE HYPOTHEQUEE
Mais à supposer que les choses se passent tel que le souhaite Gentiny Ngobila, c’est-à-dire que la tenue de la marche soit confirmée le jeudi 18 mai, on craint que la réussite soit hypothéquée pour la simple raison qu’en choisissant le 18 mai, un jour ouvrable survenant après un jour férié, le Gou’ de Kinshasa sait qu’organiser une telle activité donne peu de chance à sa réussite en termes d’affluence, de monde. Versé dans la quête de survie quotidienne, demander à un Kinois de participer à une marche un jour ouvrable – après le 17 mai qui est chômé et férié-, c’est le priver de son pain quotidien. Donc, en dépit de leur volonté de prendre part à cette activité, peu de Kinois viendront répondre à l’appel des opposants.
L’ayant compris, les Katumbi et compagnie tiennent à organiser leur marche coûte que coûte le samedi 13 mai. Avec, malheureusement le risque de perturbations par les forces de sécurité et de défense. Mais que doit craindre Ngobila susceptible de se produire le 13 mai si la marche est organisée à cette date et qui ne se produirait pas près d’une semaine plus tard ?
Réussir cette marche serait pour l’Opposition une façon de dire à l’Union sacrée de la nation qui a fait son carton plein au stade des Martyrs que nous sommes aussi capables que vous de mobiliser la foule. La différence est les moyens utilisés pour réaliser ces records.
Kléber KUNGU