Dernière minute
Société
"Mbisi ata akola na ebale pona kolamba ye il faut kaka kosokola ye !". Cette phrase est tirée de la chanson "Silivi" de Koffi Olomidé, de l'album Monde Arabe, sorti en avril 2004. L'expression signifie littéralement "Même si le poisson grandit dans le fleuve, pour le cuisiner,…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
SEOUL, 10 mai (Yonhap) -- Alors que l'inspection du HMM Namu, navire marchand de la société sud-coréenne HMM Co. victime d'une explosion et d'un incendie en début de semaine, s'est achevée plus…
Nation
Le Gouvernement durcit le ton face à la montée des discours jugés injurieux et diffamatoires visant le Président de la République, Félix Tshisekedi sur les réseaux sociaux.
Ce…
Malgré une décision du gouvernement vieille de 2 ans : Les stations-services ne cessent de pousser à Kinshasa !
Les stations-services ont la peau dure. Elles continuent de pousser comme des champignons à Kinshasa et à l’intérieur du pays, en dépit de la mesure prise par le Gouvernement via une réunion de Conseil des ministres d’il y a deux ans. Au cours de la 62ème réunion du Conseil des ministres qu’il avait présidée le vendredi 15 juillet 2022 à la Cité de l’Union africaine, le président Félix Tshisekedi avait déploré le phénomène croissant de construction des stations-services qui s’observe dans la ville de Kinshasa et qui gagne progressivement l’intérieur du pays.
Pour le chef de l’Etat, l’implantation de ces stations-services fait au mépris des risques que peuvent engendrer ces constructions sur l’environnement et la sécurité de la population, particulièrement dans les quartiers populaires et résidentiels.
Par conséquent, a-t-il souligné » face à cette menace qui pèse sur la sécurité de nos compatriotes et dans le but de prévenir des situations désastreuses, les ministres des Hydrocarbures et les autres membres du gouvernement concernés par cette question sont chargés de présenter dans le prochain Conseil des ministres, un état des lieux aainsi que des propositions et mesures afin de s’assurer que les opérateurs économiques évoluant dans ce secteur respectent les normes établies « .
CONTRÖLE DE CONFORMITE
A la suite de ce constat fait par le premier Congolais et de ses recommandations, un contrôle de conformité des stations-services avait été lancé vers fin juillet par des équipes des ministères des Hydrocarbures et de l’Urbanisme et Habitat. L’objectif étant de lutter contre la prolifération, à Kinshasa de ces stations-services en vue de fermer celles qui ne répondent pas aux normes.
Par la suite, la signature imminente des arrêtés interministériels portant fermeture des stations-services non conformes était annoncée.
Cette mesure avait été accueillie très favorablement par la population de la métropole congolaise parce que la prolifération de ces stations constitue un véritable danger public. Il est de notoriété publique qu’à Kinshasa les gens ont l’habitude d’imiter ce que font les autres. Dans ce sens que si quelqu’un tente une activité lucrative, et si elle est rentable, beaucoup d’autres personnes l’imitent de manière aveugle. C’est le cas de ce qui se passe dans ce secteur. Aujourd’hui, seul Dieu peut nous dire combien de stations-services la ville de Kinshasa compte.
Malheureusement, plusieurs mois après la décision du gouvernement central,au lieu de procéder à la fermeture des stations non conformes aux normes établies, certaines autorités ont continué à octroyer des autorisations de bâtir à des hommes d’affaires qui ne pouvaient que les utiliser à leur guise. Cette manière d’agir de la part desdites autorités constitue un acte très grave d’insubordination qui, ailleurs, aurait dû conduire à leur révocation.
Le grand danger que présentent ces stations-services, est le fait que la plupart sont érigées à proximité des maisons d’habitation. On peut facilement imaginer la gravité des conséquences à encourir en termes de pertes en vies humaines et dégâts matériels, si par malheur un incendie s’y déclarait. D’autant plus que c’est un secret de Polichinelle que la ville de Kinshasa compte très peu de véhicules anti-incendie capables d’intervenir à temps et surtout de manière efficace en cas de nécessité. Les Kinois doivent remercier le Maître des temps et des circonstances qui leur épargne jusqu’à ce jour de ce genre des catastrophes.
Pour que nous n’en arrivions pas à un tel scénario catastrophe, il importe que le tout nouveau gouvernement inventorie toutes les décisions ou mesures prises antérieurement, mais qui n’ont pas été appliquées pour en déterminer les causes. Il s’agira aussi d’identifier les auteurs de ce sabotage qui ternit l’image de l’autorité suprême du pays.
Par la suite, sanctionner de manière exemplaire ces inciviques car la loi est dure mais c’est la loi. Dans un pays démocratique où nul ne peut se mettre au-dessus de la loi, pareille indiscipline ne peut être tolérée.
SANCTIONNER
Par ailleurs, nous observons qu’il existe bien d’autres interdictions qui sont foulées aux pieds par certains compatriotes hostiles à l’ordre public. À titre indicatif, nous citons les cas des pollutions sonores causées par les débits de boissons et les églises de réveil, l’occupation des espaces publics par des vendeurs pirates, les propriétaires des restaurants de fortune dits ‘ »malewa » et ceux des garages, le non-respect des tarifs de transport par les automobilistes fixés par l’autorité, etc…
Ces actes répréhensibles sont condamnés par des textes réglementaires. Mais, le grand problème demeure l’impunité dont bénéficient tous ceux qui enfreignent ces lois. Tant qu’ils ne sont pas sanctionnés avec la rigueur de la loi, cette attitude ouvre la voie à l’anarchie. C’est ce qui explique l’impression que bien des observateurs avertis ont aujourd’hui que la RDC est un non-État.
Parmi les chantiers du gouvernement Suminwa, la lutte contre les antivaleurs, sous toutes leurs formes, doit figurer en bonne place. Tant que les brebis galeuses ne seront pas extraites de l’enclos RDC, le pays sera bloqué dans sa marche vers le développement. C’est pourquoi, l’Etat doit impérativement assumer ses responsabilités sans aucune complaisance. On ne badine pas avec le pouvoir. Le respect de la loi s’impose à tout citoyen. Les hors-la-loi doivent se sentir traqués.
Muke MUKE