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Malgré ses millions de terres arables, RDC : plus de 23 millions de personnes vivent dans l’insécurité alimentaire
Selon le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM), la RDC compte plus de 23,4 millions de personnes vivant dans l’insécurité alimentaire. Pour un pays qui a plus ou moins 80 millions d’hectares des terres arables, ce constat est tout simplement amer. Et le fait que la plupart de ces personnes vivent dans des zones rurales où sont concentrées ces terres . Il se pose là un sérieux problème d’encadrement des paysans.
Dans la plupart de ses rapports, la FAO ne cesse de stigmatiser le fait que la RDC dépense annuellement près d’1 milliard de dollars américains pour l’importation des vivres alors que le pays est capable de nourrir toute sa population et exporter le surplus vers le reste de l’Afrique. Cette situation met à nu l’absence d’une politique agricole claire dans le chef de différents gouvernements qui ont dirigé la RDC. Pourtant, des discours de bonnes intentions sont prononcés chaque année à l’occasion du vote du budget. L’agriculture a toujours été déclarée priorité des priorités. Mais lors du décaissement des fonds, le secteur de l’agriculture et du développement rural sont relégués au second plan. Ce discours ne sont donc qu’un vœu pieux qui n’ont aucun impact sur la vie des Congolais.
Dans l’une de ses précédentes prestations médiatiques, le président de la République Félix Antoine Tshisekedi a déclaré orbi et urbi qu’il voulait voir le sol congolais prendre sa revanche sur le sous-sol. Par cette déclaration, il entendait placer l’agriculture au-dessus des minerais. Attendons la session de septembre essentiellement budgétaire pour voir si si cette vision sera matérialisée par les députés nationaux.
Il est vrai que les nations qui se sont développées ont assis leur économie sur l’agriculture. C’est un domaine qui ouvre plusieurs opportunités surtout dans le cas de la RDC dont la richesse du sol est connue de tous.
Sur le plan institutionnel, le pays est doté de plusieurs structures qui, si elles étaient réellement fonctionnelles, auraient facilité la promotion de l’agriculture. À ce propos, outre l’existence des ministères de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et Élevage, il existe des services tels que le Programme National Riz (PNR), le Service national des semences (Senasem), le Service national des fertilisants et intra connexes (Senafic), auxquels s’ajoutent les établissements publics ci-après : l’Office des voies de desserte agricole (OVDA) et l’Office national d’hydraulique rural (ONHR). L’existence de toutes ces structures prouve à suffisance que les dirigeants du pays reconnaissent l’importance de l’agriculture, mais en même temps, ils brillent par un manque de volonté politique criant pour rendre disponibles les moyens financiers et matériels suffisants susceptibles de faire de ce secteur un des domaines-clé de l’économie nationale.
Comme solution à cette problématique, l’actuel ministre de l’Agriculture Grégoire Mutshail plaide pour une collaboration agissante avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC), afin d’encourager les opérateurs économiques à investir dans l’agriculture. Pour ce, il promet de garantir la facilitation convenable en faveur de ces derniers. Ce qui serait une première en RDC.
En outre, il souhaite ardemment que le pays revienne à l’ancien système où chaque Congolais pratiquait des travaux champêtres. L’agriculture familiale était le socle de la sécurité alimentaire à l’époque. Pour ce, le gouvernement est invité à passer de l’étape des slogans à celle de la matérialisation de sa vision, c’est-à-dire quitter la parole et poser des actes concrets. La sécurité alimentaire passe par là.
Muke MUKE