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L’ONU émet de doute sur l’élimination de la faim et la malnutrition dans le monde à l’horizon 2030
Le doute plane de plus en plus dans le monde par rapport à l’objectif de développement durable (ODD2) visant à éliminer la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition sous toutes ses formes à l’horizon 2030. Le rapport sur » L’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde « , a été publié hier mercredi 24 juillet 2024, à l’occasion des réunions ministérielles du G2O qui se tiennent au Brésil. Cette étude alerte sur le fait que » le monde n’est pas du tout en bonne voie pour atteindre l’objectif de développement durable (ODD) 2 à savoir : » Faim Zéro » à l’horizon 2030.
Publié conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (Fida), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme alimentaire mondial (Pam) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), l’édition 2024 du rapport brossent, chiffres à l’appui, un tableau plus que sombre. Le rapport révèle que 733 millions de personnes environ ont souffert de la faim en 2023, soit une personne sur 11 à l’échelle mondiale et une sur cinq en Afrique. Il ressort du rapport que le monde est revenu 15 ans en arrière, les niveaux de sous-alimentation étant comparables à ceux de 2008 2009.
Les cinq organismes des Nations unies avertissent que » si les tendances actuelles se confirment, quelque 582 millions de personnes seront sous-alimentées de manière chronique en 2030, parmi lesquelles la moitié vivront en Afrique, avertissent. Cette projection est très proche des niveaux observés en 2015 lorsque les ODD ont été adoptés, ce qui dénote une stagnation inquiétante des progrès.
Difficile d’atteindre les objectifs mondiaux de nutrition
Le rapport note que malgré des progrès accomplis en matière d’allaitement maternel exclusif des nourrissons, dont le taux s’élève désormais à 48 pour cent, il sera difficile d’atteindre les objectifs mondiaux définis dans le domaine de la nutrition.
La prévalence de l’insuffisance pondérale à la naissance stagne autour de 15%, et le retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans n’a toujours pas atteint les objectifs fixés, même s’il a reculé pour s’établir à 22,3 %.
En outre, la prévalence de l’émaciation chez les enfants n’a pas enregistré d’amélioration notable, tandis que l’anémie chez les femmes de 15 à 49 ans a augmenté.
Prévalence de l’obésité chez l’adulte
Les nouvelles estimations de la prévalence de l’obésité chez l’adulte font apparaître une augmentation constante au cours des 10 dernières années. De 12,1% en 2012 on est passé à 15,8 % en 2022.
D’après les projections, le monde comptera plus de 1,2 milliard d’adultes obèses d’ici à 2030. Le double fardeau de la malnutrition – coexistence de la dénutrition avec l’excès pondéral et l’obésité – s’est également intensifié à l’échelle mondiale dans tous les groupes d’âge.
La maigreur et l’insuffisance pondérale ont reculé au cours des deux dernières décennies, tandis que l’obésité a fortement augmenté.
Devant le retard que le monde a pris pour atteindre les sept cibles mondiales relatives à la nutrition à l’horizon 2030, ces tendances soulignent les défis complexes de la malnutrition sous toutes ses formes et le besoin urgent d’interventions ciblées, indiquent les cinq organismes.
Exigence d’une approche multidimensionnelle
Menée cette année sous le thème, « des financements pour éliminer la faim, l’insécurité alimentaire et toutes les formes de malnutrition », l’étude attire l’attention sur le fait que la réalisation de l’ODD 2, exige une approche multidimensionnelle. Celle notamment de transformer et de renforcer les systèmes agroalimentaires, de s’attaquer aux inégalités et de garantir une alimentation saine pour tous, abordable et accessible. Cette approche nécessite des ressources supplémentaires et présentant un meilleur rapport coût-efficacité, ainsi qu’une définition claire et standard du financement au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition.
Un financement novateur afin de combler le déficit
Dans leur message dans l’avant-propos du rapport, les chefs de secrétariat des cinq organismes des Nations Unies à l’origine du rapport, à savoir Qu Dongyu, Directeur général de la FAO, Alvaro Lario, Président du Fida, Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, Mme Cindy McCain, Directrice exécutive du Pam, et Mme Catherine Russel, Directrice générale de l’Unicef insistent sur le financement novateur afin de combler le déficit. « L’une de nos toutes premières priorités devra être d’estimer le déficit de financement pour la sécurité alimentaire et la nutrition et de trouver des modes de financement novateurs qui permettent de combler ce déficit».
Les politiques, instruments législatifs et interventions requis pour éliminer la faim et faire en sorte que chacun ait accès à une alimentation saine, nutritive et suffisante (cible 1 de l’ODD 2), et pour mettre fin à toutes les formes de malnutrition (cible 2 de l’ODD 2) nécessitent de mobiliser d’importantes ressources. Ce n’est pas seulement un investissement dans l’avenir, c’est aussi un devoir. Notre but est de garantir le droit des générations actuelles et futures à une alimentation et à une nutrition adéquates », ont-ils écrit.
Dina BUHAKE Tshionza