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L’importance de la culture dans le développement de la RDC (3ème partie)
(Par l’évangéliste Colin Nzolantima)
Politique culturelle, changement de paradigme.
La RDC doit intégrer la culture dans son administration et mettre en place une politique culturelle solide et pérenne. La restructuration culturelle nécessite d’abord un état des lieux complet, ainsi qu’un large inventaire de nos ressources et de notre patrimoine liés au domaine de la culture et des arts.
De nombreuseas questions se posent à cet égard. Quels constats pouvons-nous faire concernant la gestion du ministère de la Culture dans notre pays entre 1960 et aujourd’hui ? Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné et pourquoi ? Quels sont les points spécifiques de nos disciplines artistiques que nous souhaiterions améliorer ? Quel bilan tirons-nous de la gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins ? Quelles sont les mesures à adopter pour améliorer la gestion du ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine ?
La réforme n’est pas une chose facile; elle est souvent combattue et contrecarrée par les forces du mal.
L’EDUCATION NATIONALE AU CŒUR DE LA CULTURE
À cet égard, pour maximiser l’efficacité des actions culturelles, il est indispensable d’avoir un ministère de l’Éducation nationale au cœur du dispositif social de l’État congolais. Nous devons prendre conscience que l’absence prolongée ou l’insuffisance d’une politique d’éducation nationale, capable de diriger toutes les branches de l’éducation publique du pays, contribue à l’affaiblissement civique de la nation. Il s’agit également de sensibiliser le secteur cultuel, représenté par toutes les Eglises en activité sur le territoire de la République.
Existe-t-il des références à la Culture dans la Bible?
Le Congo est une grande nation traversée par divers courants ecclésiastiques, évangélistes ou messianiques ou de renouveau charismatique, qui devrait jouer un rôle prépondérant dans le développement de la nation. Ces courants ont la mission d’enseigner (informer), former par l’apprentissage, et la création des activités (les écoles, les universités, les activités agricoles, les centres de santé, les œuvres de bienfaisances). Dans son essence, la communauté religieuse est l’une des voies de la cohésion nationale et de la lutte contre les anti-valeurs.
Selon les textes sacrés, tels que la Bible ou le Coran, l’humanité est tenue de répondre de ses actes devant Dieu, et cela s’applique à toutes nos actions, qu’elles soient banales ou apparemment insignifiantes sur le plan spirituel. Puisque la création était originellement parfaite, comme l’atteste Genèse 1.31, cela implique que la matière physique et l’existence humaine sont intrinsèquement bonnes. Notre mission première en tant qu’êtres humains, décrite dans Genèse 1.26-28 et 2.15, est de contribuer au développement culturel. En tant que reflets de Dieu, notre devoir est de prendre soin de cette Terre en l’apprivoisant et en cultivant son potentiel caché d’une manière qui honore les qualités de Dieu. Ainsi, chaque culture à sa manière détient des facettes qui aident à mieux saisir la nature divine.
LES 7 DOMAINES PRIVILEGIES DE LA CULTURE
La Bible attire notre attention, nous renseigne et enseigne qu’il existe sept domaines importants qui influencent une nation. Il s’agit de : la religion, la famille, l’éducation, la politique, l’économie et les sciences, la communication et les médias, les arts et les divertissements. Tous ces domaines sont soutenus et ont comme base la culture: la manière de penser, de parler et d’agir d’un peuple.
LA CULTURE ET LE PEUPLE
Sans le peuple il n’y a pas de culture; et il n’existe nulle part un peuple sans culture. Sans peuple, il n’y a point de gouvernement, et de gouvernant. Nous voyons ici que la culture, c’est le peuple. Mais de quelle culture s’agit-il donc? Toutes les transactions impliquant les êtres humains, hommes et femmes, sont basées sur la culture. Nous apprenons que le développement d’une communauté dépend de la culture qu’elle véhicule. Si c’est la vertu (intégrité, honnêteté, compassion…) il y aura une prospérité saine. Si c’est la malhonnêteté, la destruction et la faillite de la nation sont évidentes.
A ce propos, la responsabilité des pasteurs, évangélistes, imams, hommes et femmes d’église qui prétendent faire l’intermédiation entre le Divin et l’humain, est convoquée. Tous, citoyens et citoyennes de la RDC, doivent s’impliquer en faisant un travail cultuel et artistique qui prend en compte les enseignements de leurs livres saints sur les valeurs du civisme et de la citoyenneté.
LA CULTURE ET L’AGRICULTURE
L’interaction entre l’agriculture et la culture est également mise en exergue, les deux étant des ressources fondamentales pour la survie et l’avancement de notre nation.
Ces fondements ont façonné notre civilisation et guidé notre évolution sociale. Face aux défis mondiaux croissants, honorer et protéger ces deux composantes essentielles est devenu impératif. Leur influence sur notre avenir est indéniable. Les Congolais doivent redécouvrir l’agriculture et la culture, ces semences et piliers de notre société. En capitalisant sur nos ressources agricoles et notre diversité culturelle, nous pouvons redéfinir l’avenir et la trajectoire du Congo.
L’IMPORTANCE DU SOL SUR LE SOUS-SOL
Le Président de la République, en déclarant «la revanche du sol sur le sous-sol» a voulu signifier que l’agriculture doit être notre priorité première. Nos chefs coutumiers réellement investis et intronisés selon la coutume disent ceci pour spécifier la primauté de l’agriculture sur les minerais et autres, dans leurs sagesses nous: «Dieu a donné aux hommes tout ce qui est sur la surface de la terre. Ce qui est dans le sous-sol, Il l’a gardé pour Lui tout seul». On exploite le sous-sol pour l’intérêt de toute la société et non pour des intérêts personnels et égoïstes.
Malheureusement, plusieurs de nos compatriotes acculturés n’ont jamais connu, ni chercher à étudier cette richesse culturelle. C’est ainsi qu’ils sont prompts à vendre ce riche patrimoine. Malgré les affirmations répétées des gouvernances précédentes, l’acte manquait à la parole, et le slogan prévalait. Nous espérons que le gouvernement actuel peut redéfinir la valeur de la terre et de l’agriculture comme la base de vie pour notre peuple. Ce gouvernement devrait s’opposer aux projets funestes de certains compatriotes d’insérer des lois sur la vente des terres agricoles aux étrangers. Ce qui est contraire à nos us et coutumes car la terre ne se vend pas, elle est la propriété des tribus qui doivent les préserver, les protéger, les entretenir en bon père de famille pour les générations futures.
Pourquoi ne pas insérer la peine de mort pour toute tentative d’aliénation des terres ?
Cette culture implique les vertus d’unité dans la diversité, d’intégrité, de compassion, d’humilité, d’honnêteté, de bonté, de pardon, de réconciliation, de repentance…
A Suivre…