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L’IGF n’a pas de prolongement dans les cours et tribunaux
* Dès lors, la Ligue universelle du bien public décerne une médaille d’or à ce service d’audit pour son combat dans ce secteur.
L’Inspection générale des finances (IGF), dirigée par Jules Alingete abat un travail de titan dans l’audit des comptes du trésor public. Sont visés, les comptables d’Etat et tous les mandataires publics, les membres du gouvernement. Ceux de ces responsables qui ont perçu un dollar du trésor public doivent le justifier devant l’IGF.
Des cas de malversation financière étant légion dans ce secteur, les mandataires visés tremblent comme des feuilles mortes devant les Inspecteurs de l’IGF, à défaut de les diaboliser. Ce qui est une consigne. Ce sentiment de crainte devant l’IGF est valable pour les mandataires de l’Union sacrée qui, lorsqu’ils sont pris la main dans le sac, essayent d’invoquer un sabotage contre le chef de l’Etat. Mais l’IGF reste droit dans ses bottes. Car, sous tutelle justement du Président de la république et non du ministre des Finances comme par le passé.
Il est, cependant, curieux de constater que la même IGF pourtant crainte et redoutée par les mandataires corrompus et corrupteurs n’ait pas de prolongement dans les cours et tribunaux, c’est-à-dire dans le Pouvoir judiciaire où il n’y a pas de répondant. Cet engagement de la lutte contre la corruption s’arrête devant la porte de l’IGF.
A titre d’exemple, les quelques dossiers pénaux de détournement de deniers publics que l’IGF a transmis au Parquet n’ont jamais eu de suite. On sait comment les auteurs de ces détournements de deniers publics opèrent pour obtenir un classement sans suite de leurs dossiers. Et lorsque le dossier peut être fixé dans une juridiction, ici aussi, la suite est connue. L’affaire trouve un dénouement heureux à coups d’espèces sonnantes et trébuchantes. De l’avis de nombreux observateurs, les avocats des deux parties qui sont à la manœuvre de cette opération de corruption comme remède à un acte de corruption. Pas donc un simple jeu de mots. Ce qui fait que dans les prisons congolaises, il est rare de trouver des détenus condamnés pour des cas de malversation financière, c’est-à-dire détournements de deniers publics et corruption. Et ceux qui peuvent s’y trouver malgré tout seront, helas, libérés.
On ne voit pas comment, en RDC, qui peut se taper la poitrine de mener la lutte contre la corruption avec certains membres du Pouvoir judiciaire corrompus et qui vit dans la poche des justiciables. C’est à juste titre que l’organisme français » Ligue universelle du bien public » a décerné une médaille d’or de lutte contre la corruption à l’IGF Jules Alingete qui dans ce cadre a reçu une invitation du Sénat français. KANDOLO M.