Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
À la tribune du Forum diplomatique d’Antalya 2026, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a livré une intervention dense et structurée, au croisement des enjeux…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
A l’hôpital Saint Joseph, les grévistes redoutent d’être suspendus à la prochaine évaluation
A l’hôpital Saint Joseph de Kinshasa, les médecins ne se soustraient pas au mot d’ordre de grève donné depuis le lundi 12 juillet par le Syndicat libre des médecins, le Syndicat des médecins du Congo et le les médecins membres du Syndicat national des médecins (SYNAMED). Les activités se déroulent au ralenti dans cet établissement médical qui est un des centres de traitement de riposte contre la Covid-19 de la capitale. » Nous nous sommes conformés aux modalités de la grève « , atteste un médecin expliquant que les grévistes sont suspendus à la prochaine évaluation prévue le vendredi 16 juillet.
A l’entrée du site hospitalier, tout est calme. Vers les services des urgences, un homme habillé en blouse blanche est debout devant l’entrée. A la question de savoir si la grève des médecins est effective à Saint Joseph, il s’empresse de nous répondre « oui, d’ailleurs sur 10 médecins commis aux urgences, il n’y en a que 2 qui sont là pour assurer la prise en charge des cas extrêmes« . A quelques mètres de là, un groupe de personnes est debout en train de tailler bavette. Ce sont les membres du SYNAMED venus se rassurer qu’il y a effectivement grève.
L’atmosphère de la grève est visible à Saint Joseph. Un nombre réduit des médecins peu visibles dans la cour de l’hôpital s’occupe des cas graves, abandonnant un grand nombre de malades. Quelques rares services sont opérationnels notamment les banques du sang. » On organise un service minimum avec des modalités suivantes : sortie précoce des malades hospitalisés, gestion accélérée des malades en post opératoire, annulation des actes électifs programmés, suspension des consultations externes, prise en charge des urgences extrêmes uniquement « , soutient un infirmier requérant l’anonymat.
Visiblement les médecins œuvrant à l’hôpital Saint Joseph sont en colère. Ils s’estiment lésés. Ils réclament auprès du Gouvernement central le paiement de la prime de risque, l’inscription sur les listes de paie des médecins » nouvelles unités « . Ils revendiquent également la suppression de l’impôt sur le revenu professionnel (IPR) prélevé sur la prime de risque professionnel mais aussi la réactivation des rubriques immunisées de la rémunération, notamment le transport et le logement devront être payés aux médecins. « S’il n’y a pas satisfaction aux revendications posées, la grève va se poursuivre et risque de se radicaliser. Comme il y a une instruction consistant à demander aux médecins des assemblées générales, ils vont se retrouver, ils vont se réunir et émettre l’avis définitif et on verra la suite « , promettent-ils.
Rachidi MABANDU