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Les usagers réclament la reprise des travaux
Les usagers de la route Ndjili –Kimbanseke qui avaient applaudi de deux mains le lancement des travaux de réhabilitation de ce tronçon, n’ont plus que leurs larmes sous les yeux après la suspension desdits travaux depuis quelques jours. Ils réclament le retour des engins lourds de l’Office des voiries et drainage (OVD) déployés dans le chantier. Sans aucune explication plausible, les habitants de deux entités concernées par cette voie stratégique, ont vu ces engins être emportés à leur grand désappointement. Comme pour d’autres chantiers abandonnés dans d’autres communes, les «Kimbansekois» et les «Ndjilois» ont vite compris que c’en était fini avec la réhabilitation de cette route alors que les travaux n’avaient pas encore atteint leur vitesse de croisière.
Fouinant dans les méandres de l’OVD, la population apprend avec ahurissement que les fonds alloués aux travaux sont épuisés. Ce que d’aucuns ne comprennent pas du tout. Comment peut-on monter un chantier sans un budget conséquent susurrent les uns et les autres, abasourdis par cette information qu’ils prennent pour un canular. Les fonds sont réellement épuisés ou détournés ? s’interrogent les communs des mortels, habitués ces derniers mois à ce type de pratique honteuse.
A ce propos, d’autres rumeurs justifient cet arrêt des travaux par la concurrence sauvage qui oppose certains élus de Tshangu qui veulent s’attribuer la paternité de la réhabilitation de cette voie dont le délabrement avancé cause énormément de préjudices à la population du coin. Les premières victimes sont des sans véhicules qui endurent des sacrifices en parcourant de longues distances à pieds du fait que les moyens de transport en commun ne peuvent pas dépasser le bourbier situé après l’hôpital kimbanguiste. Les plus vigoureux qui empruntent les motos s’exposent à des chutes dangereuses sur la chaussée.
La seconde catégorie de victimes est celle des opérateurs économiques qui ont vu leurs affaires diminuer très sensiblement du fait de la baisse de leurs ventes suite au manque d’affluence des clients dans les lieux de négoce notamment les débits de boisson et les boutiques. Des dégâts sont donc collatéraux suite à cet état calamiteux de cette route qui constitue l’épine dorsale des activités commerciales de ce coin de la capitale.
Face à cette situation, les autorités tant urbaines que nationales sont invitées à poser des actes forts pour répondre aux attentes des usagers de ce tronçon routier. A six mois des élections générales, tout Tshangu risque de sanctionner très sévèrement les élus de 2018 d’autant plus que ce tableau sombre des infrastructures routières ne se vit pas uniquement à Kimbanseke et à Ndjili, mais aussi à Masina, Nsele et Maluku. Le temps est donc venu pour ceux qui veulent se racheter auprès de la population de sortir de leur torpeur et de poser des actes susceptibles de redorer tant soit peu leur image ternie par des promesses non tenues sur fond d’actes de transhumance qui ont caractérisé en prime leur mandature. Muke MUKE