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Les OSC environnementales alertent sur le manque d'étude d'impact environnementale
Suite à l'ouverture de la session de la commission permanente mixte RDC-Ouganda, le 8 mai , à Kampala, en Ouganda, la Coalition des organisations de la société civile (OSC) environnementales de l'Ituri et du Nord-Kivu appelle à suspendre tout nouvel accord pétrolier sans évaluation indépendante des risques transfrontaliers. Les OSC appréhendent que les discussions prévue en cours autour de six nouveaux accords bilatéraux, accélèrent la coopération pétrolière entre les deux pays sans prise en compte des risques environnementaux et sociaux pour les communautés riveraines du lac Albert, du lac Édouard et de la rivière Semliki.
Dans son communiqué rendu public, la coalition des OSC environnementales de l'Ituri et du Nord-Kivu dénonce l'absence d'information et de consultation des communautés congolaises concernées sur des projets déjà mis en œuvre. Car, selon cette coalition, des défenseurs de l'environnement aucune étude d'évaluation indépendante, transfrontalière et publique des impacts des projets n'a été réalisée avant le lancement desdits projets.
À ce jour, les populations riveraines du lac Albert et de la rivière Semliki n'ont bénéficié d'aucune consultation conforme aux principes du consentement libre, préalable et éclairé. Aussi, le regroupement appelle le Gouvernement de la République démocratique du Congo à suspendre la signature de tout nouvel accord dans le secteur des hydrocarbures concernant la zone du lac Albert et de la rivière Semliki, dans l'attente de la réalisation et de la publication d'un audit environnemental et social indépendant des projets tels que Tilenga, Kingfisher et EACOP, évaluant leurs effets cumulés sur les écosystèmes partagés.
"LES LACS ALBERT, EDOUARD ET LA RIVIERE SEMLIKI NE SONT PAS DES POUBELLES"
Dans cette action d'interpellation, les OSC environnementales ont introduit une action devant la Cour de justice de l'Afrique de l'Est (EACJ) interpellant les gouvernements concernés. Elles demandent également que soit organisée, dans les meilleurs délais, une consultation effective des communautés riveraines, afin de garantir leur droit à l'information et leur participation aux décisions qui affectent directement leurs conditions de vie.
" La terre ne se négocie pas dans le dos des peuples ", souligne la coalition. Elle rappelle que les enjeux de développement économique ne sauraient être dissociés de l'impérieuse nécessité de protéger durablement les équilibres environnementaux et la dignité des communautés locales. " Les lacs Albert, Édouard et la rivière Semliki ne sont pas des poubelles pour l'industrie fossile. La population congolaise ne peut pas être une variable d'ajustement dans des négociations bilatérales menées sans transparence ni consultation des communautés concernées " peut-on lire dans le communiqué.
Fyfy Solange TANGAMU