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Les principes de succès dans les confessions religieuses
(Par l’Evangéliste Colin NZOLANTIMA)
Le livre de Néhémie au chapitre trois nous renseigne comment Néhémie, en rentrant à Jérusalem, ville détruite sans muraille, les portes consumées par le feu, une population découragée et sans espérance, a prié et mis en place des stratégies pour rebâtir la ville en très peu de temps malgré les nombreuses oppositions et les contraintes.
LES PRINCIPES DE LEADERSHIP
Avant de chercher les faveurs du roi pour rentrer restaurer la muraille, Néhémie a eu l’inspiration divine des cinq principes fondamentaux du management que nous devrions toujours appliquer. Il faut faire toujours l’état des lieux de la situation, déterminer le problème qui vous préoccupe, en chercher les causes, trouver des pistes de solution et mettre en place des stratégies.
C’est après cette analyse que les principes relatifs au succès seraient possible.
LES 5 PRINCIPES DE SUCCES
Il est important que les confessions religieuses qui veulent avoir un impact dans la société et assurer la pérennité au sein de la communauté devraient retenir ces critères qui sont 1. la coordination, 2. la coopération, 3. les éloges ou la reconnaissance du travail des collaborateurs, 4. le travail bien fait ou les tâches accomplies, 5. la communication. Dans le livre de Cyril Barber » Néhémie ou l’art de diriger « , ces règles de leadership et de management sont indispensables pour la bonne gouvernance religieuse et leur influence dans la société.
LES TROIS MISSIONS FONDAMENTALES DES CONFESSIONS RELIGIEUSES
Les trois missions sont enseigner, former et créer des activités.
1. ENSEIGNER,
C’est-à-dire informer le monde de la volonté de Dieu et de ses commandements.
La philosophie gréco-latine, la théorie de l’évolution ou le darwinisme qui renie l’existence de Dieu. Elle a influencé, même les pensées des théologiens religieux. C’est ainsi que dans les pays à héritage gréco-latin le développement est très faible. En Afrique subsaharienne, les pays à mentalité latine se trouvent parmi les 30 des 40 pays les plus pauvres dans le monde. Cette mentalité annihile tout esprit d’initiative et de créativité car l’homme doit tout attendre de son chef, le » papa » qui décide de tout, c’est le paternalisme. Il n’y a qu’une seule personne qui écoute Dieu, qui transmet cette volonté aux fidèles. Au 15e siècle, Martin Luther, le réformateur, en Allemagne, avait combattu cette pensée.
Le créationnisme ou au commencement Dieu, qui a donné toutes les règles de gestion de la société. Il a pourvu à tout homme des potentialités pour une intimité personnelle en appliquant les lois. C’est ainsi que dans Deutéronome, la politique 26%, l’économie 6.5%, la famille 6%, l’éducation 6%, l’hygiène et la santé 4%, l’agriculture 3%, les arts et la célébration 2%, la communication (les médias) 1.5%, et les erreurs 1%. Soit 60% des commandements concernent la bonne gouvernance de la société. C’est ainsi, dans les pays nordiques issus de la réforme luthérienne (la Norvège, la Suède, la Finlande, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, … sont des pays à grande performance que les pays latins. (Alain Peyrefitte : » la société de Confiance « ).
Dans Actes 17 Paul dit aux athéniens que le Seigneur de l’univers n’habite pas dans la maison faite de mains d’homme. C’est ainsi que les confessions religieuses chrétiennes en 1997 avaient récolté près de 1.2 milliards us, et elles ont dilapidé dans la construction des édifices près de 1 milliard, et dans les missions seulement 10 millions. Dans Osée 4.6 » Mon peuple périt par manque de connaissance… « . Donc il faut enseigner, donner de la connaissance. Malheureusement l’ignorance caractérise les confessions religieuses et nous faisons des fanatiques.
LA FORMATION
Elle consiste à rendre les gens capables par l’apprentissage, la répétition. Pour cela il faut des coach, des encadreurs, des responsables intègres, il faut transmettre son âme dans le travail. Dans cette formation on apprend à l’apprenti les quatre vertus du travail bien fait.
– C’est un ministère, toute activité est importante.
– C’est une vocation, une mission, un mandat, un appel pour accomplir la volonté de Dieu sur la terre
– C’est une passion, on aime ce qu’on fait, on cherche l’expertise, l’excellence, on améliore par des recherches la qualité de son produit et service.
– On travaille par compassion, non pour gagner de l’argent, mais servir son prochain. C’est la première leçon des affaires reçue de mon père, Papa Nzolantima. Par ma formation financière, la rentabilité était primordiale.
LA CREATION DES ACTIVITES
Ce sont les églises qui ont commencé les écoles, les universités, les centres hospitaliers, l’agriculture, les œuvres de bienfaisance… Toutes ces activités doivent être imprégnées des vertus (2 Pierre1.5). Nous connaissons la déchéance, la décrépitude de la nation suite à la démission des communautés religieuses de leurs responsabilités. La propagation des antivaleurs telles que la corruption, la cupidité et l’injustice… dans notre société, du fait que les vertus d’intégrité ne sont plus enseignées. Notre génération n’a plus de repères. Les médias et les leaders d’opinion se réjouissent dans les perversions.
En 1963, aux USA, on avait voté la loi de l’abolition, interdire la bible et les prières dans les écoles. Depuis ce temps la criminalité et la baisse de la productivité se sont installées dans la société américaine. Dans notre pays, depuis 1978, l’éducation a été détruite avec notre complicité collective.
Si les confessions religieuses avaient fait une vraie évaluation des états des lieux, identifier les vrais problèmes que subissent la population (la malnutrition, les maladies endémiques, les détériorations des routes, …), dont les causes sont les détournements, les surfacturations, l’analphabétisme, l’incompétence, le tribalisme, l’ignorance… Parmi les pistes de solution l’église devait envisager des stratégies pour combattre ces antivaleurs et restaurer la société.
LES CLES DE SUCCES DES EGLISES
Si les communautés avaient procédé selon les principes de Néhémie, depuis les années 1973-76 où il y a eu le réveil, le succès des églises dans le pays allait être évident. En effet, la Corée du Sud qui était plus pauvre en 1970, avait appliqué les clés du succès (la coordination, la coopération, les éloges, le travail bien fait et une bonne communication) à partir des églises. Le Pasteur Yongghi Cho et ses collègues ont travaillé pour la transformation de la nation. Quarante années plus tard, leur pays est parmi les 15 pays les plus riches. Notre pays la RDC qui était parmi les pays les plus émergents en 1973, se retrouve parmi les pays les plus pauvres. La compromission a influencé plusieurs communautés. Car elles pouvaient s’investir dans l’agriculture au lieu de se contenter des bâtiments. Notre fleuve a plus de 130.000 tonnes annuelles de poissons et on exploite que 60.000. Le manque de vision à long terme sur les crises alimentaires mondiales, les chômages, les faillites, les pressions fiscales et parafiscales, le banditisme urbain… n’a pas permis d’anticiper pour résoudre ces problèmes.
Nous pouvions transformer nos églises, pendant la journée, en des salles de classe, des auditoires universitaires, encourager aux activités agricoles, des centres de santé… et faire de toutes ces institutions des unités de bienêtre social et génératrices de revenus. C’est l’église qui apporte la lumière. Où sont les professionnels dans nos églises ?
CONCLUSION
Dans la mentalité biblique il n’y a pas la séparation entre le sacré et le profane. Tout est sacré. Nos communautés religieuses ont déifié les bâtiments (Jérémie 1.15-16). C’est pour cela la construction des temples est plus importante que la vie, la santé, l’instruction des fidèles.
Il est temps que nous puissions nous ressaisir et nous préoccuper davantage de la qualité de vie de nos compatriotes. Dieu est aussi célébré par la qualité de notre travail, par la production, les différents services sacrés comme profanes.
Un consultant aurait dit que les trésors, les ressources, les bâtisses que disposent les confessions religieuses peuvent résoudre les problèmes de pauvreté s’ils sont affectés judicieusement et de manière efficiente. Malheureusement, cette réflexion ne sera jamais menée au sein de nos associations car cela serait considéré comme un manque de foi.