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Les non-dits de l'inter institutionnelle hier à la Cité de l'UA : Kamerhe et Sama reçoivent les garanties de Fatshi
Ainsi que Forum des As l'a annoncé, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a présidé, hier lundi 8 septembre à la Cité de l'Union africaine à Kinshasa, une réunion interinstitutionnelle basée essentiellement sur la situation dans l'Est de la RD Congo et la prochaine rentrée parlementaire. Ainsi, ont été autour de la table, la Première ministre Judith Suminwa, le président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe ; le speaker du Sénat Jean -Michel Sama Lukonde et le président du Conseil supérieur de la Magistrature Dieudonné Kamuleta.
S'agissant de la situation sécuritaire prévalant dans l'Est du pays, le président de la Représentation nationale, porte-parole de circonstance de cette rencontre, a renseigné que l'accent a été porté particulièrement sur ce qui se passe à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
On rappelle que depuis le 25 août dernier, la situation demeure préoccupante dans cette ville et ses environs, à la suite des affrontements entre des éléments FARDC et ceux du groupe armé "Wazalendo". Redoutant une escalade, la population d'Uvira avait décrété une "journée ville morte" le mercredi 3 septembre courant. Les Wazalendo reprochent au nouveau général de l'armée, Olivier Gasita, d'avoir participé à l'occupation de Bukavu par les forces coalisées de l'Alliance fleuve Congo (AFC)-Mouvement du 23 mars (AFC-M23).
A en croire Vital Kamerhe, le Président Félix Tshisekedi s'est déclaré hier, très préoccupé par cette situation. Aussi, cherche-t-il des solutions à travers une mission gouvernementale diligentée sur place à Uvira, aux fins de résoudre le problème et ramener la paix. Non seulement à Uvira mais aussi dans les communautés circonvoisines.
L'APPEL A UNE RENTREE PARLEMENTAIRE APAISEE
Le vendredi 15 septembre, les deux chambres du Parlement vont devoir rouvrir leurs portes. Ce sera donc l'entame de la Session ordinaire de septembre, la dernière de l'année 2025.
Cependant, l'ouverture de ladite session est attendue dans un climat quelque peu tendu, empreint d'intrigues politiques. A la base, les pétitions initiées pour couler les Présidents des deux chambres du Parlement. Question: Jusqu'où iraient ces initiatives portant les germes de déstabilisation du Parlement, dans un contexte où la RD Congo se retrouve face à un vrai problème de reconquête de son identité, de sa souveraineté comme Etat ?
Alors que la crise latente dans les deux chambres du Parlement, alimente encore le suspense aussi bien dans la sphère politique qu'au sein de la population congolaise, le Président Félix Tshisekedi a "enfilé" hier, sa "veste et son pantalon" en Nomex et en Kelvar pour éteindre le feu. Juste une métaphore pour dire que le Chef de l'Etat a joué au sapeur-pompier.
Selon Vital Kamerhe, le Président de la République les a exhortés à assurer une rentrée parlementaire apaisée, axée sur les priorités nationales. Autrement dit, l'intérêt du peuple. En mille mots comme en cent, Fatshi attend une rentrée parlementaire qui préserve la souveraineté de la RD Congo, l'intégrité du territoire national, les droits humains ainsi que la sécurité des Congolais des zones en guerre. Tout cela passe par les discours des speakers des deux chambres, attendus le vendredi 15 septembre.
Par ailleurs, Félix Tshisekedi a appelé à une collaboration sincère entre le parlement et l'Exécutif, afin de donner un coup d'accélérateur aux différentes réformes en chantier.
"Le Président de la République voudrait qu'on imprime une nouvelle dynamique aux réformes en cours, et c'est à travers le ministre ayant dans attributions, les relations avec le Parlement, que nous allons collaborer avec Mme la Première ministre et l'ensemble du Gouvernement, parce que les réformes viennent de tous les secteurs de la vie nationale", explique Vital Kamerhe, air détendu.
LES GARANTIES ?
Comme rappelé ci-dessus, la rentrée parlementaire de ce mois de septembre est donc attendue dans un environnement de fortes tensions dans les deux chambres. Beaucoup à l'Assemblée nationale où cinq membres, sur les sept qui composent le bureau, sont sous le coup d'une pétition initiée par le député Crispin Mbindule.
Cependant, en attendant l'issue de cette initiative qui a emballé les réseaux sociaux, nombreux sont des observateurs qui attendent l'implication du Chef de l'Etat. D'abord en tant que garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions. Ensuite, en sa qualité de commandant en chef de l'Union sacrée de la nation (USN), la Majorité au pouvoir.
Fatshi lâchera-t-il Kamerhe et Sama, deux grandes figures sur lesquelles il avait lui-même jeté son dévolu, pour diriger les deux chambres du Parlement ? Crispin Mbindule et Afani Idrisa, respectivement auteur de la pétition à l'Assemblée nationale et au Sénat, avaient-ils tenu compte de cette donne avant de prendre une telle décision, aux conséquences très graves ? Autant de questions, parmi tant d'autres, qui taraudent l'esprit de plus d'un analyste. Bien malin, qui pourrait y répondre avec exactitude et conviction.
Toutefois, des observateurs avertis, experts en analyse de contenu, lisent au travers des propos de Fatshi, tenus hier à la réunion interinstitutionnelle, une sorte de garanties, d'assurances faites aux speakers des deux chambres du Parlement, qu'ils garderont bel et bien leurs fauteuils.
Dès lors que le Chef de l'Etat exhorte Vital Kamerhe et Jean-Michel Sama Lukonde à une rentrée parlementaire sereine, il n'y a donc pas mille façons de comprendre cela. Des hérauts en communication verbale y perçoivent un soutien du Magistrat suprême aux deux chefs de corps cités ci-dessus.
Partant, d'aucuns estiment que Vital Kamerhe et Jean-Michel Sama Lukonde peuvent, désormais, boire du petit lait et dormir très paisiblement sur leurs lauriers. Au diable, Crispin Mbindule et Afani Idrisa ? Trêve de supputations, tant il faudrait remettre les pendules à l'heure.
Grevisse KABREL