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Les députés provinciaux menacent de bloquer l’élection de gouverneurs
L’élection des gouverneurs de provinces est fixée pour le mois d’avril prochain par les Assemblées provinciales. Pour que cette élection ait effectivement lieu dans les quatorze provinces sur les vingt-six, les Assemblées provinciales doivent siéger au cours des sessions extraordinaires. Or, tous les députés provinciaux des vingt-six provinces du pays et sont à ce jour à Kinshasa où ils réclament au gouvernement central l’apurement des arriérés de leurs émoluments de dix mois. Ils n’ont rien touché et vivent quasiment dans la précarité avec leurs familles.
Les provinciaux ont mis en place un collectif pour défendre leurs intérêts auprès du Pouvoir central.
Ils soutiennent qu’ils ne quitteront pas Kinshasa pour rentrer dans leurs chefs-lieux respectifs de provinces tant que le gouvernement n’aura pas libéré leurs 10 mois d’arriérés d’émoluments. Par ailleurs, ces députés provinciaux de vingt-six provinces menacent de bloquer l’élection des gouverneurs de provinces s’ils n’ont pas touché à partir de Kinshasa leurs dix mois d’arriérés des émoluments.
Le gouvernement central doit, avant toute chose, satisfaire cette exigence sans quoi en avril il n’y aura pas d’élection de gouverneurs de provinces étant donné que les Assemblées provinciales seraient dans l’incapacité de convoquer les sessions extraordinaires en l’absence des députés provinciaux qui ne vont pas siéger. A moins que le gouvernement choisisse l’option d’hypothéquer l’élection de gouverneurs dans 14 provinces.
Alors qu’il faut répondre au problème posé par les députés provinciaux de toutes les 26 provinces qui, en fait, n’a pas de lien avec l’élection de gouverneurs des provinces dans 14 provinces.
Alors qu’il faut répondre au problème posé par les députés provinciaux de toutes les 26 provinces qui, en fait, n’a pas de lien avec l’élection des gouverneurs de provinces dans 14 provinces. C’est le problème des arriérés des émoluments que nul ne peut justifier. Les députés provinciaux ont droit à leurs émoluments chaque mois, qui est leur (source) de revenu. On ne peut comprendre que dans un Etat qui se respecte, les députés provinciaux puissent totaliser 10 mois d’arriérés des émoluments. On les place dans l’incapacité de travailler en toute indépendance.
Que peuvent faire des députés provinciaux impayés depuis des mois, sinon d’aller mendier la pitance chez les gouverneurs, les chefs des Exécutifs provinciaux qu’ils sont sensés contrôler.
Si déjà, le gouvernement central qui a en charge le paiement des émoluments des députés provinciaux est défaillant à ce point. Preuve si besoin en est que la décentralisation telle qu’elle est menée en RDC, est globalemùent un échec. Elle n’a fait que multiplier par 26, le nombre de problèmes. KANDOLO M.