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Les assaillants sont-ils réellement aux portes de Kinshasa ?
Le conflit intercommunautaire entre les Teke et les Yaka dans le territoire de Kwamouth a-t-il débordé jusqu’à Kinshasa ? Il y a, d’une part, des réseaux sociaux qui affichent des photos horribles montrant des scènes innommables où des personnes sont décapitées, et d’autre part des témoignages des gens qui vivent dans ce coin de la ville de Kinshasa qui affirment que l’insécurité devient de plus en plus grandissante, particulièrement à Menkao qui enregistre au quotidien de nombreux cas de meurtres. Le plus curieux dans ces meurtres qui s’y opèrent est le mode opératoire de ces hors-la-loi qui ressemble à celui des ADF et du M23.
Menkao se trouve dans la banlieue de Kinshasa. Si cette agglomération est attaquée, c’est que la capitale de la RDC est désormais à la merci du conflit Teke-Yaka. Il n’y a plus aucune raison que le gouvernement continue à garder le mystère autour de cette affaire qui devient de plus en plus sérieuse. Considéré au départ comme un simple conflit foncier entre les communautés Teke et Yaka, et confiné dans le seul territoire de Kwamouth, ce soi-disant conflit s’est reporté au-delà de cette entité politico-administrative de la province du Mai-Ndombe. Après le territoire de Bagata dans la province du Kwilu, nous en sommes aujourd’hui à la porte d’entrée de Kinshasa.
Malgré que quelques assaillants aient été appréhendés, jugés et condamnés, le mystère persiste encore autour de l’origine de ces hommes armés et de la cause exacte de ce conflit.
QUID DES ELEVEURS APERCUS A KIKWIT ?
Beaucoup de choses ont été dites à propos des assaillants qui ont détruit, pillé et tué de pauvres innocents. Dans un premier moment, on a pointé du doigt de jeunes gens manipulés par le chef coutumier Teke qui revendiquait ses droits fonciers auprès des Yaka, considérés comme des envahisseurs.
Ensuite, ce sont des éleveurs qui ont été aperçus à pieds avec des vaches à partir de Kikwit jusqu’au-delà de Kenge qui ont été soupçonnés d’être les auteurs de ces attaques meurtrières.
Si on analyse la manière dont ces hors-la-loi progressent vers Kinshasa, l’on a le droit de rejeter, d’un revers de la main, la thèse d’un conflit Teke-Yaka. Les motivations sont visiblement dehors.
KINSHASA INFILTRE ?
Il sied donc de mener des réflexions pour connaître les causes profondes de cette insécurité, au risque d’être pris au dépourvu. Les premiers assaillants qui ont été arrêtés et jugés, n’ont-ils pas dévoilé les tenants et les aboutissants de ce conflit dont le nombre des victimes ne fait que croître au fil des mois ?
Y aurait-t-il connexion entre ces hommes armés et le groupe de suspects appréhendés dernièrement dans le caniveau aux alentours du Palais de marbre ? Kinshasa serait-il infiltré par des terroristes dont la mission est de déstabiliser les institutions du pays, en vue de provoquer un chaos généralisé ?
DES COMPATRIOTES DANS LE COUP ?
Si tel est le cas, comment ces gangsters ont-ils pu franchir Kenge, le pont Kwango, Mbankana et d’autres agglomérations pour se retrouver allègrement à l’entrée de Kinshasa sans être neutralisés sur leur chemin ? S’ils ne sont pas des Congolais, c’est qu’ils opèrent avec la complicité des nôtres qui sont de père et de mère Congolais, mais qui ont vendu leurs âmes à cause des espèces sonnantes et trébuchantes.
DANGER
Le moment est venu de prendre le taureau par les cornes avant qu’il ne soit trop tard. L’autorité légalement établie ne doit pas minimiser toutes ces rumeurs qui circulent sur la place publique à Kinshasa.
Pourquoi tous les efforts fournis jusque-là notamment l’organisation des concertations entre les autorités traditionnelles de ces deux communautés ne produisent-ils pas des effets escomptés ? Il ne faut pas que l’Ouest du pays connaisse une instabilité du genre de celle de l’Est où les ADF continuent à perpétrer des massacres sans qu’ils soient dénoncés et neutralisés par la population.
Si les photos atroces qui circulent dans les réseaux sociaux appuyées par des dires des populations du plateau des Bateke sont vraies, le gouvernement est appelé, toutes affaires cessantes, à anéantir ces terroristes avant les élections. Sinon, leur mission serait de provoquer des troubles dans la capitale pour des desseins machiavéliques. Il ne sert à rien de cacher la vérité à la population sur l’état réel de la nation et de distraire l’opinion avec des débats des caniveaux qui ne conduisent le pays nulle part. Muke MUKE