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Les acteurs sociaux en formation sur la gestion des cas d’abus, harcèlement et exploitation sexuels
Le Ministère du Genre, Famille et Enfant en collaboration avec le Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA) organise du 21 au 23 septembre à Kinshasa, un atelier de formation des acteurs sociaux sur la gestion des cas d’abus, harcèlement et exploitation sexuels. Les participants venus de toutes les provinces seront formés pour ensuite transmettre la connaissance dans le but de dénoncer les abus, harcèlement et exploitation sexuels. Cet atelier rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet équipé et de renforcement du système éducatif (perse).
Le représentant adjoint de l’UNFPA, Victor Rakoto a indiqué que les abus, harcèlement et exploitation sexuels sont non seulement une violation des droits fondamentaux graves mais aussi un véritable frein au processus de développement. Et dans le secteur de l’éducation, les abus, harcèlement et exploitation sexuels représentent un danger réel et un facteur de risque.
Pour Victor Rakoto, cette formation fait partie de l’ensemble d’interventions importantes pour la réalisation des objectifs du projet «PERSE» et s’inscrit dans la droite ligne de l’engagement de l’UNFPA et de ses partenaires à renforcer les capacités nationales dans la protection contre la violence et la violation des droits humains, en particulier les abus, harcèlement et exploitation sexuels.
Pour sa part, la secrétaire générale du Ministère du Genre, Famille et Enfant a fait savoir que cet atelier fait partie du dispositif permettant de prévenir le fléau de l’abus, harcèlement et exploitation sexuels dans le milieu scolaire et assurer une prise en charge multisectorielle des victimes. «Cet atelier rentre dans le cadre de l’exécution de l’une des activités inscrites au plan de travail annuel signé entre le Ministère et l’UNFPA avec l’appui du projet « PERSE» qui vise à apporter des réponses dans notre système éducatif face aux défis sociaux importants ayant un impact sur la scolarisation des filles et la qualité de l’éducation», a fait remarquer Andrienne Binuanua.
Selon une étude réalisée par le Ministère du GFE en 2018, 58% des responsables d’école étaient d’avis que les conditions d’apprentissage à l’école pouvait relever le cas d’abandon scolaire. Aussi, le Ministère de l’EPST a reconnu que le secteur éducatif en RDC tient à une obligation de répondre au risque de violence basée sur le genre notamment le risque d’exploitation et d’abus sexuels, a-t-elle poursuivi.
Pour terminer, elle a invité les participants à une participation active afin de répondre aux attentes de cet atelier. Tricya MUSANSI