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La modernisation de l'aéroport de Mavivi, dans la ville de Beni, se poursuit avec l'ambition de le transformer en aéroport international Docteur Étienne Tshisekedi. Le 26 octobre 2026, le…
Le Conseil d’État dissout le PPRD, Joseph Kabila rayé de la scène politique légale
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique fondée en 2002 par l’ancien président Joseph Kabila, est officiellement dissous. Selon le journaliste Stanis Bujakera, le Conseil d’État a prononcé cette décision le vendredi 30 octobre 2026, à Kinshasa, à l’issue de l’examen de la requête introduite par le ministère de l’Intérieur. Un coup d’arrêt juridique pour cette ancienne machine politique au pouvoir pendant près de deux décennies.
Dans son arrêt, la haute juridiction administrative a notamment retenu la participation de certains cadres du parti à une entreprise insurrectionnelle, considérée comme une violation grave de la législation régissant les formations politiques et une atteinte à l’ordre public. Cette décision intervient après la suspension des activités du PPRD sur toute l’étendue du territoire national.
La procédure s’inscrit dans un contexte de fortes tensions entre les autorités congolaises et Joseph Kabila, soupçonné de soutenir la rébellion AFC/M23. Une crise politique qui s’est accentuée depuis le repositionnement de l’ancien chef de l’État dans la nouvelle dynamique politico-militaire du Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncée le 12 octobre à Goma.
Le choix de Kabila a fragilisé son ancienne formation.
L’engagement de Joseph Kabila dans cette nouvelle configuration a profondément fragilisé son ancienne formation. Plusieurs membres et sympathisants du PPRD ont pris leurs distances avec l’ancien président, certains annonçant leur démission, d’autres leur désolidarisation face à son choix de la lutte armée.
Par ailleurs, plusieurs hauts responsables du parti demeurent en détention, notamment Aubin Minaku, vice-président, Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent, et Dunia Kilanga, secrétaire national.
UNE PAGE POLITIQUE SE TOURNE
Fondé en 2002, le PPRD a longtemps constitué l’un des principaux piliers de la vie politique du pays et voit sa page politique se tourner. Sa dissolution judiciaire marque une rupture majeure pour cette formation qui a dirigé le pays durant les dix-huit années de présidence de Joseph Kabila.
Au-delà de la disparition juridique du parti, cette décision consacre l’aboutissement d’une séquence de rupture entre l’ancien pouvoir et les institutions actuelles. Elle pose désormais la question de l’avenir des cadres et des militants du PPRD, alors que son ancienne autorité morale s’inscrit dans une nouvelle configuration politico-militaire sur fond de crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Jérémie ASOKO