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L’endettement dans la communication
(Par Colin NZOLANTIMA)
Ce jeudi, une émission est passée sur RFI, qui parlait du déclin de l’Europe. En y réfléchissant, on réalise que les pays européens et occidentaux ont des volumes importants d’endettement et des intérêts.
Et pourtant, dans toutes les écoles de commerce et les universités, les théories relatives à l’avantage de l’endettement, surtout celles sur « le levier financier ». Celle-ci préconise que l’emprunt permet par les intérêts déductibles d’impôt et certains avantages, devraient booster les affaires et l’économie nationale. Ce levier financier devrait créer des valeurs ajoutées et une prospérité.
L’ECHEC DU LEVIER FINANCIER
Malheureusement, ce levier ne fonctionne plus. La France malgré une dette colossale (3.000 milliards $), qui devait relancer les affaires, se retrouvent dans une situation calamiteuse. Les Etats-Unis ont une dette d’environ 33.000 milliards, l’Amérique latine autour de 750.000 $… Selon plusieurs spécialistes économiques, ils évaluent la dette mondiale autour de 920.000 milliards usd. Alors que l’économie réelle mondiale est de 80-90.000 milliards usd. C’est ainsi que cette dette ne sera jamais remboursée car les entreprises, les institutions publiques comme privées qui les ont eues, les avaient mal investi. Plusieurs scandales financiers de détournements, de corruptions, des surfacturations, de collisions entre les politiciens et les professionnels, ont suscité la méfiance des citoyens envers leurs dirigeants.
Dans le secteur privé, les taux exorbitants d’intérêt surtout dans les pays en voie de développement, étouffent les initiatives, les activités existantes, et sont à la base des faillites, de l’inflation, du chômage, de l’accroissement de la dette surtout public.
LA THEORIE KEYNESIENNE ET LA PAUVRETE
Ceci est renforcé par la théorie de Keynes sur la consommation. Celle-ci a convaincu le monde qu’un Etat ne sera jamais en faillite et sa capacité d’endettement est illimitée. Ce qui amène les abus de la part des autorités pour financer leurs amis « économiques ».
Ainsi, la théorie développée depuis trois ans sur le ruissellement des capitaux ont multiplié les nouveaux millionnaires et milliardaires. Les financiers se sont convenus que si on finançait les grandes entreprises à des taux réduits ou nuls, cela permettrait la création des entreprises et de l’emploi. Les gouvernants ont financé et soutenu plusieurs sociétés en difficulté. Au lieu de créer des emplois, ces responsables ont plus investi dans les loisirs, ils ont thésaurisé ces fonds.
Le soutien des pays occidentaux à l’Ukraine pourrait servir de diversion pour cacher le vrai drame social qui va s’abattre sur plusieurs pays.
Tous les dirigeants mondiaux savent que sans des mesures rigoureuses et adoptées par la population, la crise va s’accentuer. Les nations seront obligées de priver leurs citoyens de leurs droits les plus fondamentaux.
Ne perdons pas de vue que la monnaie n’a plus de couverture légale. Elle est créée sur base des jeux d’écriture, la monnaie scripturale. Celle-ci appauvrit davantage la population.
Tout entrepreneur, investisseur, financier, économiste… devrait exercer le discernement et la sagesse avant toute décision d’emprunt.
Dans le but d’avoir de la visibilité pendant les 100 jours de leur gouvernance, le nouveau gouvernement Suminwa1 pourrait être tenté de multiplier les différentes formes d’endettement, La planche à billet est aujourd’hui prisée par plusieurs banques centrales pour soutenir leurs économies. Ce n’est qu’une solution à très court terme avec des conséquences énormes.
LES DIFFERENTES FORMES DE L’ENDETTEMENT
L’endettement renferme trois formes : l’emprunt, le prêt et le cautionnement.
1. L’EMPRUNT
C’est une promesse, un gage. Toute promesse est une dette, c’est pour cela même une parole non tenue est une dette qui attire une malédiction. Aujourd’hui plus personne ne respecte ses engagements ;
Quelques conséquences de l’emprunt :
Cela va à l’encontre des écritures Romain 13.8 « ne devez rien à personne si ce n’est de vous aimer les uns les autres »
Cela constitue un jugement de Dieu, Deut 28.15-44
Cela présume de l’avenir car on croit que les conditions futures seront meilleures et nous permettront de rembourser la dette « à vous qui dites maintenant : aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous trafiquerons et nous gagnerons ; vous qui ne savez pas ce qui se passera demain » Jacques 4.13-14 ; « ne te vante pas du lendemain car tu ne sais pas ce qu’un jour peut enfanter » Prov 27.1
Cela évite un examen de conscience 2 Rois 4.14-17
Cela fait trop dépenser Eccl 5.9
Cela exclut l’aide des autres 2 corinthiens 8.14-15
2. LE PRET : Le fait de donner à une personne de l’argent, des biens, …
Avant de faire un prêt, il est conseillé d’avoir une bonne comptabilité de vos besoins réels. Il faudrait prêter de votre superflu, une partie de votre épargne.
Le prêt fait d’un ami un esclave Prov 22.7 « celui qui emprunte est esclave de celui qui prête », en prêtant à un ami vous faites de lui non seulement votre esclave mais vous détournez ses yeux de l’Eternel car il est dit Ps 50.15 «invoque moi au jour de la détresse ; je te délivrerai et tu Me glorifieras ».
Le prêt biblique est une affaire de charité et non de commerce Deut 23.19 «tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt, ni pour l’argent, ni pour vivre, ni pour rien de ce qui se prête à intérêt ». On donne à son ami par compassion ; s’il ne peut rembourser on ne l’étrangle pas. On donne de notre superflu (2 Corinthiens 8.14) ; En effet, si votre ami ne peut rembourser, cela ne doit pas altérer vos relations.
Le service de la dette dans les pays du tiers monde avoisine souvent les 30 à 40% de la dette obtenue. La cupidité, l’avidité, la corruption, l’injustice se sont insérées dans la gestion.
Le RELACHE Deutéronome 15:1 Tous les sept ans, tu feras relâche.
Deutéronome 15:2 Et voici comment s’observera le relâche. Quand on aura publié le relâche en l’honneur de l’Éternel, tout créancier qui aura fait un prêt à son prochain se relâchera de son droit, il ne pressera pas son prochain et son frère pour le paiement de sa dette.
Face à la crise actuelle tous ces pays à héritage judéo-chrétien ne veulent pas faire relâche, mais bien au contraire.
L’USURE EST CONDAMNEE par Dieu Exode 22.25 Nous constatons l’abus relatif au taux d’intérêt appliqué par les institutions financières, sont aussi à la base de l’inflation, de la hausse des prix. Plusieurs citoyens ont perdu leurs patrimoines pour insolvabilité.
3.
LE CAUTIONNEMENT
Ne soit pas parmi ceux qui prennent des engagements, parmi ceux qui cautionnent pour des dettes ; si tu n’as pas de quoi payer, pourquoi voudrais-tu qu’on enlève ton lit de dessous toi ? (Prov 22.26-27)
Aujourd’hui, plusieurs entreprises qui veulent investir surtout dans les pays en développement exigent souvent la garantie de l’Etat. En fait ces entreprises ne prennent plus des risques.
– Le cautionnement vous expose aux escrocs
– Le cautionnement est contraire aux écritures
– Se porter garant et hypothéquer ses biens est une forme dangereuse de prêt. En effet, en cas d’insolvabilité à l’échéance de votre partenaire, cette dette vous sera réclamée.
CONCLUSION
Nul n’est maitre du temps. Personne aujourd’hui ne peut prédire l’avenir avec tous les aléas que le monde subit : les perturbations climatiques, les faillites, le chômage, les guerres, les tensions politiques… sont des facteurs et des variables qui peuvent perturber toutes les stratégies évoquées et compromettre les meilleurs programmes.