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L’Eglise, sa contribution à la réussite de Mme Suminwa
(Par l’évangéliste Colin NZOLANTIMA)
Alexander Hamilton : « Le but de toute constitution politique est ou devrait être, d’une part d’avoir pour les chefs des hommes sages capables de discernement et vertueux pour assurer le bien-être du peuple ; et d’autre part de veiller à ce que ces hommes demeurent vertueux ».
Les missions de l’Eglise dans une nation ont été souvent évoquées dans les différentes parutions. Alors que les nations sont confrontées à des graves crises qui ébranlent leurs sécurités, il est impérieux aux gouvernants de recourir à la sagesse divine déversée dans les communautés chrétiennes à partir de la Torah.
En effet, Dieu avait donné des principes indispensables à toutes les nations pour la paix, la prospérité, la stabilité, la gestion, et la pérennité de leurs actions.
C’est ainsi que les lois de Dieu dans Deutéronome s’appliquent à tous les domaines importants de la société. Le gouvernement occupe 26%, l’économie 6%, l’éducation 6.5, la famille 6, la santé et l’hygiène 4, l’agriculture 3, les arts et les célébrations 2, la communication et les médias 1.5, les erreurs 1, et les autres sujets (la dime, les offrandes, le cultuel…) environ 40%. L’Eglise devrait se préoccuper de la gestion terrestre comme l’a si bien dit Jésus Christ «Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel». Donc l’ordre avait été donné d’assujettir la terre, de la transformer, de lui donner de la valeur, de la jardiner, de la préserver…
Malheureusement, le retrait de l’Eglise de la vie sociétale a permis l’intrusion des antivaleurs et de la perversion qui ont ruiné les nations.
LES CONSEQUENCES DE LA DESOBEISSANCE.
Dans le livre «La Bénédiction de la Torah» de Larry Huch ed Vida, le Rabbin Daniel Lapin, dans la préface, a décrit quelques situations relatives aux pays qui appliquent les principes de la Torah.
Dans les 20 catastrophes naturelles les plus graves du XXème siècle, trois seulement ont eu lieu dans les pays chrétiens. On ne parle pas des 10 catastrophes les plus violentes, mais de celles qui ont fait le plus de victimes. Le cyclone qui a frappé le Bangladesh en avril 1991 avait une magnitude moindre mais a fait plus de 138,000 tués. Alors que l’ouragan Hugo (plus important) qui a secoué les USA à l’automne 1989 a tué moins de 40 Américains dont la plupart des malades d’un hôpital;
LA DIFFERENCE CULTURELLE DANS
LA GOUVERNANCE
D’où vient la différence? Dans les pays chrétiens, la vie humaine est un impératif culturel prioritaire. On y construit des digues, on met au point des systèmes d’alerte et on prévoit des itinéraires d’évacuation. En 1953, près de 2000 Hollandais périrent quand il y a eu l’inondation.
Les protestants ont mis en chantier le plus vaste projet d’ingénierie civile du monde. Malgré les conditions climatiques très rudes, la Hollande n’a jamais connu d’inondations significatives.
Dans les côtes asiatiques, les raz-de-marée continuent de faire chaque année des dizaines de milliers de morts. Il n’existe aucune procédure d’alerte, moins de digues ou d’itinéraire d’évacuation.
Le séisme de 6,5 de magnitude sur l’échelle de Richter qui a frappé, le 23 décembre 2003, le centre de la Californie autour de la ville Paso Robles, a fait seulement 2 morts. Le 26 décembre 2003, 3 jours après plus de 30,000 hommes, femmes et enfants ont péri dans le tremblement de terre qui a touché lla ville de Bam. Pour expliquer le bilan extrêmement lourd que celui de Pablo Robles, les autorités ont invoqué la pauvreté.
EST-CE LA VERITE QUE LA PAUVRETE EST LA CAUSE DE NOS PROBLEMES?
Les autorités iraniennes ont préféré construire des installations nucléaires à vaste échelle considérablement très couteuses que de mettre des bâtiments aux normes antisismiques, dans une zone à risque. De même plusieurs pays en sous-développement privilégient la gabegie financière plutôt que de résoudre les besoins fondamentaux de la population. Comme le disait Gandhi, le monde a assez de ressources pour résoudre tous les besoins de l’humanité. Mais il n’en a pas assez pour les désirs. Plusieurs politiques sont basées sur les désirs et non les besoins. La dilapidation des ressources dans les organisations festives (Coupe du monde, les Jeux olympiques, la construction des stades, … au détriment de l’agriculture, des infrastructures immobilières et de communication, …
Ce n’est donc pas un problème de pauvreté mais de PRIORITE
LES DEUX IMPERATIFS CULTURELS IMPORTANTS
• 1er Impératif culturel: se rendre moins vulnérable à la nature
Dans les pays chrétiens, ils ont la conviction d’obéir à la volonté divine en développant la médecine et la technologie médicale pour vaincre les maladies. Ils ont trouvé des insecticides pour sauvegarder leurs récoltes ; ils ont construit des barrages pour protéger les populations des crues. Ils ont pris au sérieux le commandement de Dieu à Adam et Eve dans Genèse 1:28 «Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la». Soumettre la terre n’a jamais signifié la défigurer ou piller notre environnement. Dieu nous demande d’être des intendants responsables et de nous rendre moins vulnérables face à la nature, qui n’est pas toujours bienveillante. Ils accomplissent la volonté de Dieu en se protégeant des éléments, et cette prise de conscience a donné tout son sens à leurs efforts, qui ont été bénis. Ce n’est pas un hasard si l’écrasante majorité des avancées scientifiques techniques a eu pour cadre les pays occidentaux.
• 2ème Impératif culturel: préserver la vie humaine
Cette priorité découle directement de nos racines bibliques et nous démarque du fatalisme face à la mort, présent dans de nombreuses autres cultures.
CONCLUSION DU RABBIN
Pour le Rabbin, ces deux valeurs bibliques enracinées dans l’Occident en général – et en Amérique en particulier- expliquent en grande partie l’impact très réduit des catastrophes naturelles sur la société occidentale. En d’autres termes, il est clair que la sagesse antique contenue dans la Bible est capable de vaincre la barbarie et de promouvoir la civilisation. Cette sagesse crée des cultures, des sociétés, et des pays prospères. Dommage que ces nations abandonnent leur héritage.
EMERGENCE DE CERTAINS PAYS AVEC LES PRINCIPES BIBLIQUES
Le Japon, qui était détruit après la Seconde guerre mondiale, avait entrepris sa restauration sous l’impulsion d’un architecte visionnaire Merell Vories (développé les techniques antisismiques) et du général McArthur (qui a introduit des reformes importantes sur les vertus dans l’éducation, l’économie, la gouvernance…). Singapour avait opté pour les vertus. Plusieurs serviteurs de Dieu ont été à la base de la prospérité et la croissance de leurs nations tels que John Wesley en Angleterre, Jean Calvin en Suisse, William Carey en Inde, le prophète Simon Kimbangu et tant d’autres en RD Congo…
L’IMPLICATION DE L’EGLISE
Tous les éléments évoqués par le Rabbin montrent la nécessité des vertus dans tous les domaines de la société. Les antivaleurs et la perversion n’ont pas de place dans tout le processus de développement. La population, par les enseignements adéquats, devrait intérioriser les règles de vérité, de justice, de repentance et de réconciliation dans chaque structure de la nation. En effet, pour détruire une nation il suffit d’introduire tous les vices de la malhonnêteté, de la cupidité, de l’injustice, de la corruption pour qu’elle s’autodétruise.
C’est pour cela, le gouvernement a la mission de réprimer le mal, de créer une atmosphère de paix. Il doit laisser à l’Eglise d’enseigner, de former, de créer des activités par sa capacité de sensibilisation, de mobilisation de la masse.
Nos pays africains, surtout issus de la culture gréco-latine, étouffent toute forme de créativité d’initiative personnelle. Les nombreuses crises pourraient être résorbées si les gouvernants laissaient les entités de base s’organiser dans leurs rues, quartiers, communes, villes, villages…
De nos jours, les nations réalisent que l’agriculture est à la base de tout développement. Malgré les slogans, ce secteur subit toutes les pressions politico-administratives qui découragent toute initiative. Les avantages octroyés aux sociétés importatrices et aux investisseurs étrangers, les contraintes sur les entreprises exportatrices et les investisseurs locaux, la détérioration des voies de communication et des infrastructures, … ne permettent pas un climat serein des affaires.
LE DEFI DU GOUVERNEMENT SUMINWA1
C’est un défi que le gouvernement devrait relever pour atteindre rapidement ses objectifs. Le nouveau gouvernement Suminwa réussira s’il décide de rompre avec les anciennes habitudes gouvernementales d’ingérence dans tous les domaines de la société et en privant l’Eglise de sa mission. C’est aussi une opportunité pour l’Eglise, au-delà des prédications de démontrer sa sagesse et son implication dans la restauration de la société.
Théodore Roosevelt recommanda ceci : «Le meilleur chef est celui qui a suffisamment de bon sens pour choisir les hommes qualifiés pour accomplir les tâches qu’il veut leur confier, et qui a également assez de maitrise pour ne pas se mêler de leur travail».