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L’Eglise, clé à la crise alimentaire mondiale
(Par l’Evangéliste Colin NZOLANTIMA)
Matthieu 28.19-20 » Allez et faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur d’observer tout ce que je vous ai prescrit.
L’ordre du Seigneur consiste à faire de toutes les nations des disciples, ceux qui sont disciplinés dans les bonnes œuvres de transformation de la société, et non seulement du salut.
L’Afrique subsaharienne a été évangélisée depuis plus de 200 ans. Elle a plus de 200,000 églises chrétiennes et une forte croissance des convertis. Malheureusement, cette croissance quantitative ne contribue pas à l’amélioration des conditions socioéconomiques de la population. En effet, 30 des 40 pays les plus pauvres dans le monde, sont en Afrique surtout francophones. Des maladies endémiques, des guerres, des calamités, le tribalisme, la corruption, la cupidité, les injustices, la déforestation, l’analphabétisme, la pauvreté touchent tous ces pays.
LES CONSEQUENCES DE LA DESOBEISSANCE AUX LOIS DANS LES NATIONS
Les nations sont libres d’opter pour des systèmes qui leur semblent bons. Mais Dieu nous a donné Ses lois et nous a dit de choisir la vie si nous impliquons ses commandements dans notre société, ou la mort si nous sommes désobéissants. (Deutéronome 28).
Le Rabbin Daniel Lapin dans sa préface avait soulevé les deux impératifs culturels importants dont le premier est de se rendre moins vulnérable à la nature et le second, de préserver la vie humaine. (se referer à l’article précédent)
L’Europe et l’Amérique ont bénéficié de l’héritage élogieux de leurs ancêtres pour jouir du développement de leurs sociétés. Ces nations, au fil des années, ont commencé à délaisser les vertus pour intégrer les antivaleurs dans leurs modes de vie. La corruption, la cupidité et l’injustice ont élu domicile dans la gestion quotidienne. Il est récurrent dans les médias, chaque semaine, que des scandales, financiers, politiques, sociaux, religieux… soient évoqués. La faillite de la société occidentale est évidente. Le volume de l’endettement, le chômage, les nombreuses faillites, les délocalisations des unités de production, l’usage de la planche à billet, … appauvrissent régulièrement les ménages et les professionnels.
L’Afrique subsaharienne, voulant imiter le modèle occidental, n’a pas tenu compte des conséquences de leurs désobéissances. Ainsi, nos pays, par cupidité, convoitise, jalousie, égoïsme… ont introduit insidieusement l’injustice, la corruption et la cupidité effrénée en règle générale de réussite. Ces attitudes sont à la base de la pauvreté et des conditions misérables de nos nations.
Dans le domaine politique, les principes divins de choisir des hommes sages, intelligents (compétents) et de bonne réputation ne sont plus acceptés. Ce principe encourageait le consensus, la cohésion, l’esprit de représentativité, des procédures judiciaires justes.
En économie, les notions de poids et des mesures justes et équitables étaient la base de toute transaction. L’intégrité dans le travail permettait à ces nations de vendre et échanger en toute confiance.
La religion veille à la transmission des valeurs d’éthique comme socle de la cohésion sociale, et par le respect des trois missions qui lui sont assignées : la première est d’enseigner, càd d’informer le peuple. La seconde, est de former, rendre les gens capables par l’apprentissage et l’initiation au travail. La troisième est la création des activités dont les écoles, les universités, l’agriculture, les centres de santé, et les œuvres de bienfaisance.
Les drames auxquels nous assistons ne sont que les conséquences de cette perversion et de cette indifférence qui caractérisent la majorité des communautés religieuses face aux problèmes de la société, et pourtant, ils ont la capacité de les résorber. Nos églises avec leurs capacités de mobilisation et de sensibilisation devraient être des partenaires privilégiés du gouvernement pour la résolution de la crise, la redynamisation de l’économie et du bien-être de la population. Pour cela, elle doit sortir de l’attentisme, de la mendicité, … pour s’impliquer dans le développement.
Chacun des fidèles peut planter et assurer son autosubsistance par des techniques appropriées et très faciles. Il faudrait que nos écoles, nos universités, et même nos militaires et policiers aient leurs propres champs de production. Il est surprenant que des cadres réfutent la notion des travaux manuels aux élèves et étudiants. Et pourtant ils doivent manger et contribuer au développement de la nation. Ils ne doivent pas être des acteurs passifs.
Les nombreuses futilités des théories de développement, qui n’ont pratiquement pas porté des résultats sont toujours appliquées béatement par les nations. Nous sommes formatés pour ne pas réfléchir. Car nous nous concentrons souvent sur les activités faciles, telles que la vente des minerais. C’est une aliénation intellectuelle. L’exploitation minière devrait être faite avec beaucoup de sagesse en privilégiant toujours le secteur agricole.
L’IMPORTANCE DU SECTEUR AGRICOLE
Cette attitude de gains faciles qui a atteint les églises, ne pourrait pas encourager la réflexion et la recherche intellectuelle. Les églises en collaboration avec les gouvernants devraient intensifier la création de nouveaux instituts agricoles avec des personnes qualifiées, et également veiller à la protection des instituts agronomiques existants. Ils ont toutes les potentialités humaines, financières, matérielles, spirituelles, pour dénicher le maximum des techniciens et encadreurs. Les écoles techniques et professionnelles devraient être subventionnées et génératrices des revenus. Le secteur agricole devrait être exonéré de toute forme des taxes et impôts pour stimuler les activités de communication, de transport, de transformation, de distribution des produits. Les nombreuses tracasseries découragent les paysans et toutes les activités liées aux activités agricoles.
PLAIDOYER POUR LES ECOLES TECHNIQUES ET PROFESSIONNELLES
Le gouvernement devrait protéger le peu d’écoles techniques et de formation professionnelle comme entre autres, celle de Mombele qui est dans un état de délabrement, avant d’en créer d’autres. Plusieurs brevetés y étaient sortis et font la fierté dans notre pays et à l’extérieur par la qualité de leur travail. Les professionnels sont disposés à apporter leurs expertises pour renforcer les capacités des apprenants et des formateurs.
Ces formations à court terme et pratiques réduiraient sensiblement la délinquance et la malnutrition. Le rôle d’un gouvernement civil est de réprimer le mal, de combattre les spoliations des espaces agricoles, scolaires et techniques.
Dans toutes nos écoles primaires et secondaires, les instituts techniques et universitaires, des cours pratiques sur l’agriculture doivent être insérés dans le cursus.
Le Gouvernement Suminwa1 sera jugé par sa capacité à relever le défi de la crise alimentaire et par l’implication de toutes les entités actives de la nation qui attendent un signal des gouvernants. Il devrait revoir, condamner et annuler tous les actes relatifs à la vente des terres.
CONCLUSION
Les calamités qui ont touché plusieurs pays à potentialités agricoles, réduiraient sensiblement leurs exportations car ils devraient au préalable satisfaire leurs besoins intérieurs. Ce serait une erreur de continuer à réfléchir en termes d’exportation de nos produits agricoles en négligeant ou en créant des contraintes à toutes nos productions locales. Plusieurs pays nous offrent des facilités d’exportation pour satisfaire leurs marchés. Et pourtant nous avons nos propres déficits alimentaires à combler.
L’Eglise devrait accomplir sa mission à travers la satisfaction des besoins fondamentaux (se nourrir, se loger et se vêtir) et non des désirs farfelus non productifs. Les gouvernants devraient laisser les entités territoriales décentralisées s’organiser autour de la société civile pour créer de la richesse et de la plus-value dans leur environnement, sans interférence des autorités politico-administratives qui souvent entravent les stratégies locales.