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Le microcosme politique congolais bientôt en effervescence
Selon des sources très proches de la présidence de la République, le chef de l’État s'apprête à signer une ordonnance présidentielle portant convocation officielle du dialogue national. "Si cette information se confirme, nous allons bientôt assister à une effervescence sur la scène politique congolaise. Même les dinosaures qui ont disparu des écrans des médias vont, sans aucun doute, réapparaître dans le seul but de s’arracher une place sur la liste des «dialogueurs». «Les amis de X ou de Y « verront le jour pour ressusciter leur leader pour des fins uniquement per diémiques, la crise ayant contraint plusieurs Congolais à la galère", nous souffre un analyste politique.
Pour éviter beaucoup de bousculades au portillon du bureau du comité organisateur, la commission mise en place actuellement au niveau de la Présidence est appelée à arrêter un critérium rigoureux pour participer à ces assises. Elle devrait s’abstenir de toute complaisance, comme ce fut le cas avec la Conférence nationale souveraine (CNS) où, voulant plaire à plusieurs acteurs sociopolitiques, le comité organisateur en est arrivé au chiffre de 1800 participants. Comme conséquence, les débats ont traîné en longueur. C'est dans ce contexte que la CNS de la RDC a été la plus "élastique" de toute l’Afrique.
Cette fois, les thématiques à exploiter devront être de haut niveau de sorte que les participants soient des experts avérés et non des applaudisseurs qui n’apportent rien dans les débats.
Un autre point sur lequel l’équipe qui travaille présentement sur le sujet doit insister, concerne le cadre du forum. En ce moment où la RDC traverse une période des vaches maigres, l’on ne doit pas se permettre de choisir des endroits luxueux pour saigner à blanc le trésor public.
Pour besoin de sécurité des uns et des autres, la capitale d’un pays voisin neutre peut être choisie pour abriter ces assises. Dans le même ordre d’idées, pour éviter des dépenses exorbitantes, la prise en charge des participants devra être réduite au strict minimum, à défaut d’être supportés par leurs structures respectives.
Reléguer la formation du gouvernement au dernier plan
Il est connu que la plupart des Congolais qui se battent pour prendre part aux rencontres politiques visent leur positionnement politique, notamment l’entrée au gouvernement. Nous nous souviendrons qu’à la mémorable CNS, beaucoup d’ex-caciques du MPR, qui avaient rejoint l’Union sacrée de l’opposition, étaient mécontents pour n’avoir pas été nommés ministres par "le Sphinx de Limete" après son élection au poste de Premier ministre.
Ayant formé un gouvernement de salut public avec 25 ministres seulement, les assoiffés du pouvoir ont trouvé cet acte comme un affront. Etienne Tshisekedi s'était attiré leur courroux. C’est pourquoi, ils sont allés constituer ce que nous avons appelé la «3ème voie», après avoir démis le sphinx de Limete de ses fonctions.
RESTREINDRE LA TAILLE DU GOUVERNEMENT
Par contre, à Sun City, au terme du Dialogue intercongolais, nous avons vécu un scandale où les participants se sont partagés le gâteau en instituant un système affreux, jamais connu au monde, avec un président de la République secondé de quatre vice-présidents aux côtés d’un gouvernement éléphantesque. Cet exécutif s’est caractérisé par des dépassements budgétaires inédits. Il en fallait, parce que ces participants-là étaient partis à Sun City pour leur propre positionnement, et non pour le bonheur du peuple congolais.
Pour ne pas revivre pareil scénario catastrophe, il faudrait que la question du gouvernement d’union ou de cohésion nationale ne soit pas au centre des échanges. À ce propos, la principale mission à confier audit gouvernement devrait concerner la lutte contre toutes sortes d’antivaleurs. Singulièrement, la corruption et les détournements de deniers publics. Si possible, le dialogue peut aller jusqu’à imposer au futur Premier ministre la taille du gouvernement pour éviter l’extravagance comme nous l’avons vécu avec les exécutifs de dernières années.
Muke MUKE