Dernière minute
Société
La chorale Miséricorde divine de la paroisse Saint François de Sales a effectué, le samedi 25; avril, une visite de réconfort à l'orphelinat AED BBS situé sur l'avenue Bompete au niveau de Jamaïque dans la commune de Kintambo. Cette geste de charité s'inscrit dans le cadre du 12è anniversaire de…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
À Limete, sur l'esplanade de la 11ème rue, le quatrième anniversaire de l'Alliance pour le Changement (A.Ch) s'est mué en véritable démonstration de force politique, avec comme thème choisi : "On…
Étranger
Rabat – Le Royaume du Maroc condamne l’attaque armée ayant visé une réception tenue à Washington, en présence du Président des États-Unis d’Amérique, Son Excellence Monsieur Donald Trump, a…
Nation
La deuxième phase de l’atelier de renforcement des capacités des hauts cadres gouvernementaux sur l’évaluation “Executive Course for Evaluation Leaders (EXCEL)” s’est clôturée le 24 avril 2026 à…
« La revanche du sol sur le sous-sol », Mpanda thérapie: « Traiter le secteur agricole comme une entreprise «
Le ministre de l’Agriculture, José Mpanda, propose une thérapeutique pour arriver à « La revanche du sol sur le sous-sol », chère au Président de la République, Félix Tshisekedi. M. Mpanda appelle à « Traiter le secteur de l’agriculture comme une entreprise« . Cette approche, le ministre Mpanda l’a soumise à la réflexion de quelques membres du Gouvernement, samedi 26 août, lors des travaux préparatoires de l’édition 2023 de « DRC Agribusiness forum« , prévue en octobre prochain.
« Notre approche consiste principalement à traiter l’agriculture non pas comme un projet mais comme une entreprise, qui doit apporter au budget de la République tout ce qu’il faut pour développer notre pays. C’est ainsi qu’avec le ministre des Finances, nous avons projeté un forum au mois d’octobre, qui va réunir des investisseurs privés dans notre pays pour que nous puissions changer de narratif et apporter une autre vision sur l’agriculture. Les ministères qui sont là vont pouvoir nous apporter leur contribution, parce que l’agriculture seule ne peut pas arriver à atteindre la vision du Président de la République. Il faudrait que les autres ministères interviennent et chacun joue sa partition pour qu’on arrive à avoir une vision globale qu’on présentera aux différents investisseurs qui viendront dans notre pays« , a expliqué le ministre de l’Agriculture.
Les ministères en question sont ceux des Finances, des Infrastructures et Travaux publics ; du Budget; du Plan; de l’Aménagement du territoire ; des Affaires foncières ; de l’Industrie; du Commerce extérieur ; des Transports, voies de communication ; de la Formation professionnelle. La présence de ces différents ministères explique la transversalité du secteur agricole.
Des privés au centre de l’agriculture
De l’idée qu’il se fait pour remettre sur orbite l’agriculture rd congolaise, José Mpanda souhaite voir l’Etat jouer pleinement son rôle de facilitateur, voire de régulateur.
« Je le dis, l’État ne fera plus de l’agriculture. Ce n’est plus le temps où l’État faisait les champs. L’État va jouer son rôle, assurer un bon climat des affaires, voter des lois incitatives au monde privé d’investir dans l’agriculture« , a déclaré le ministre de l’Agriculture.
Pour José Mpanda, la nouvelle approche entend mettre les privés au cœur de l’agriculture et en retour ils devront trouver une assiette qui leur permette de se retrouver. Cela, a expliqué le ministre Mpanda, passe par des réformes réglementaires importantes et autres facilités envisagées avec le ministère des Finances pour » donner tout ce qui est exigé dans le code agricole ».
« Avec les différents collègues qui sont là et les experts, on va concevoir un cahier des charges, les conditions qu’il faut pour une nouvelle politique de l’agriculture, qui permettra certainement de mettre fin à l’insécurité alimentaire…Nous avons un système que nous allons installer, où le monde privé signera des partenariats public-privés ou des conventions selon les cas, avec le gouvernement et cela permettra que le privé qui viendra dans notre pays pour investir puisse être protégé par le gouvernement. Et ce contrat permettra non seulement que l’État se retrouve mais créera des conditions pour une agriculture basée sur la mécanisation, une agriculture intelligente, qui permettra effectivement de pouvoir mettre en valeur les potentiels de notre pays« , a détaillé José Mpanda Kabangu.
Tirer les leçons du passé
Intervenant après son collègue de l’Agriculture, le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, soutient que l’avenir de la RDC n’est pas dans les mines lesquelles sont épuisables, mais dans l’agriculture, qui a l’avantage d’être éternelle.
Nicolas Kazadi appelle à » tirer les leçons du passé « , parmi lesquelles la transversalité de l’agriculture et le pragmatisme.
L’argentier national est formel, « la majorité des projets agricoles initiés au pays ont été un fiasco et que le secteur public, qui n’a pas été bon dans l’action, peut se rattraper en étant meilleur dans la stratégie.«
Pour le ministre des Finances, « il faut avoir la lucidité d’analyser les résultats de nos échecs dans ce secteur » et estime que c’est l’occasion « d’enlever la honte qui plane sur notre pays dans le secteur agricole« , ajoutant que nous n’avons pas le droit d’échouer dans un pays où tout pousse toute l’année.
« La revanche du sol sur le sous-sol« , est le thème de « RC Agribusiness forum » qui réunira en octobre prochain à Kinshasa, plus de 500 participants, investisseurs, experts et autres partenaires du secteur agricole. Un document de politique de l’agriculture sera conçu et présenté aux investisseurs. Didier KEBONGO
