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La privatisation des entreprises ou le bradage du patrimoine
(Par l’Evangéliste Colin NZOLANTIMA)
Il est de plus en plus courant de suivre dans les médias, les interventions des leaders politiques et économico-financiers, sur la nécessité de relancer les économies par la privatisation des entreprises surtout publiques. L’intrusion d’une nouvelle expertise des partenaires privées, s’avère souvent nécessaire dans la gestion et la bonne gouvernance de certaines entreprises publiques pour améliorer leurs rendements et rentabilités. Il est aussi vrai que le choix des hommes sages, intelligents (compétents) et de bonne réputation doit être à la base de toutes les décisions relatives à la privatisation.
LA THEORIE DU RUISSELLEMENT DES CAPITAUX ET LA FAILLITE DES PAYS
La théorie du ruissellement évoquée par les » gourous » économiques pour relancer les économies avec les fonds publics (la planche à billet, la forte fiscalité, l’endettement public), n’a servi qu’à enrichir certaines entreprises d’accointance politique.
Les gouvernements ont financé et enrichi des activités les privés (surtout leurs amis). Ils ont créé beaucoup de nouveaux millionnaires et milliardaires.
Plusieurs pays s’enfoncent dans des déficits publics importants, qui sont comblés par le volume de l’endettement. Malgré cela, le niveau de vie de la population se détériore. L’inflation, le chômage, l’augmentation de la fiscalité, la réduction de certains avantages sociaux (l’Egypte sur avis du FMI, la suppression des subventions des farines et l’augmentation des prix des pains subventionnés), le bradage des ressources naturelles, humaines, matérielles, financières… pour les prétendus investisseurs.
L’AFRIQUE, TERRE DE BLANCHIMENT DES CAPITAUX
Il est vrai de recourir à l’expertise de ces privés pour relancer l’économie. Mais, nous devrions nous interroger, comment ces experts n’ont pas pu prévoir, anticiper, juguler les crises qui dévastent leurs propres pays pour venir nous sauver ? Pourquoi leurs pays ont un déficit important lié au volume de l’endettement ? Pourquoi leur sagesse n’a pas amené à la bonne gouvernance ?
Je me souviens de ces parlementaires étrangers qui voulaient rencontrer nos chefs traditionnels pour leur faire des dons et développer des relations d’amitié. La réponse d’un des chefs, pleine de sagesse et de lucidité, m’avait surpris et interpellé.
Ce chef a demandé si dans leurs pays il n’y avait pas de pauvres et des personnes en quête d’amitié ou de compassion ? Pourquoi devraient-ils se préoccuper de notre situation sociale en délaissant leurs propres frères de sang, leurs concitoyens ?
LA FAILLITE DES THEORIES ECONOMIQUES
De nos jours, les économies ne génèrent presque plus de la valeur ajoutée dans la production. Les gouvernants recourent à la planche à billet et la fiscalité pour financer les projets. Ils accordent des exonérations et des subventions pour améliorer leur compétitivité.
Du fait que les dettes mondiales s’élèvent autour de 920.000 milliards $, et que l’économie réelle est de 80-90.000 milliards $, le trop de liquidité créée par une simple écriture comptable et non par la production économique, permettent à ces pays de « blanchir cette masse monétaire » dans l’acquisition des actifs concrets tels que les terres, les entreprises en faillite, les mines…
Malheureusement, nous sommes dans un marché des dupes que personne ne veut accepter. Tout le monde fait la même chose. Mais tout le monde espère conquérir le marché extérieur et injecter le surplus de liquidité qu’ils vont transformer en actifs.
Car, la perte de confiance dans les grandes devises (dollar, euro) ont contraint les pays du Brics (Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du sud) de développer d’autres stratégies d’échanges et de préserver la valeur de leur capital économique.
Nous devrions nous attendre à très court terme à une démonétisation des grandes monnaies telles que le dollar, l’euro… La persistance à imposer la monnaie électronique ne serait-elle pas une des raisons majeures ?
L’AFRIQUE ET LA MONDIALISATION
Ainsi, malgré les théories de la mondialisation, tant vantée par les organisations internationales dont l’Omc (l’organisation mondiale du commerce), les barrières douanières subtiles sont érigées pour favoriser les productions locales et contrecarrer toute importation.
La Chine est reconnue depuis longtemps de pratiquer le dumping de ses produits, de sous évaluer sa monnaie nationale, d’accorder des avantages importants aux entreprises pour conquérir le marché international.
L’Europe, les Etats-Unis … intensifient des accords pour créer des marchés à leurs entreprises. Ainsi, la ZLECAF (la zone de libre échange en Afrique) permet aux produits des entreprises européennes délocalisées surtout dans les pays maghrébins, celles américaines au sud de l’Afrique, la Chine dans plusieurs pays d’Afrique Australe… de pouvoir pénétrer ces pays africains sans permettre un réel développement.
L’EXPERTISE ET LA RESTAURATION DES ENTREPRISES PUBLIQUES
Nos pays regorgent des valeureux citoyens dotés de tout le savoir pour redynamiser l’économie et créer des vraies richesses, sans s’endetter abusivement, recourir à des partenariats stratégiques sans aliéner le patrimoine commun.
Cela est possible si les gouvernants et les experts privilégient au préalable les vertus d’intégrité, d’honnêteté, de vérité, de compassion, de justice… dans leurs analyses. En effet, il suffirait de mettre les technocrates nationaux dans des bonnes conditions, ils font des grandes performances. Nos compatriotes de la diaspora qui gèrent des grandes entreprises avec des résultats probants, deviennent incompétents dans nos pays. Leurs technicités se manifestent seulement lorsqu’un responsable étranger prend la direction de la structure. Malheureusement, les avis des » experts » sont souvent fondés sur la cupidité, l’injustice, la corruption, la convoitise, la prédation, l’égoïsme…
L’IMPORTANCE D’UNE BONNE COMMUNICATION
Le président Roosevelt en 1933, après le krash boursier de 1929 et la faillite de l’économie, avait identifié la cause de la crise : l’égoïsme, le manque d’amour. Lors de son investiture, il avait lu 1Corinthiens 13 sur la charité, l’amour. Ce discours avait motivé tous les américains qui se sont mis au travail sans attendre les orientations politiques et économiques.
La crise de confiance en Europe, et surtout en France, a créé la débâcle de plusieurs majorités parlementaires, et a obligé le Président Macron à dissoudre le parlement et invité les français à des nouvelles élections.
LA NECESSITE DE SAGESSE DANS LE GOUVERNEMENT SUMINWA1
Le nouveau gouvernement Suminwa1 devrait tenir compte de ses facteurs. Dans le but de réaliser des performances dans les 100 jours, il pourrait être tenté de recourir à toutes sortes d’endettement et de partenariat pour exprimer une reprise économique rapide. Mais le danger est que ces avantages seront de très courtes durées. La crise sera encore plus accentuée car des mesures de restructuration, d’assainissement, de licenciement… seront appliquées. La compétitivité sur le marché international exigerait des mesures draconiennes. L’homme n’a plus la vertu de respecter les promesses. La prudence doit être de mise dans les décisions.
CONCLUSION
Pour restaurer une nation, les dirigeants devraient au préalable, dans leur communication, définir le type de gouvernance qu’ils préconisent. Les vertus d’intégrité, de compassion, de justice, de vérité… devraient servir de boussole à toute la population. C’est une culture à implémenter dans la société. La culture est la manière de penser, de parler et d’agir d’un peuple. Elle suscite la confiance, la cohésion, la concorde. Lors de la construction de la tour de Babel, les travaux se sont arrêtés quand il y a eu confusion dans le langage. Plusieurs crises résultent de cette confusion dans la communication qui suscite la méfiance, le mensonge, la manipulation, la tricherie, la fourberie, les antivaleurs, l’impudicité…