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La NSCC lance le Comité d'actions citoyennes et juridiques contre la Snel
La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a donné le go officiel, le samedi 19 juillet, du Comité d'actions citoyennes et juridiques contre les abus de la Sne. Sous la houlette de son coordonnateur national, Jonas Tshombela, la NSCC a bien décidé à faire front contre les injustices subies quotidiennement par les abonnés congolais de la Société nationale d'électricité.
Devant une assistane composée de chefs communautaires, avocats et membres de la société civile, la voix de Jonas Tshiombela a résonné comme un cri de révolte citoyenne : " Kinshasa vit dans l'obscurité. Pas seulement celle des ampoules éteintes, mais celle, plus profonde, de l'injustice et de l'abandon. "
Point de discours creux ni de promesses fallacieuses. La NSCC propose une riposte organisée : une structure citoyenne d'écoute, de documentation et d'action, incluant un collectif d'avocats, un comité de coordination et une cellule stratégique de mobilisation. Le but ? Dénoncer les abus, accompagner les victimes, et porter la voix des Sans-voix jusque devant les juridictions compétentes.
" Nous ne prendrons pas des armes. Notre voix est notre seule arme et nous allons l'utiliser jusqu'à rentrer dans nos droits ", a martelé Tshiombela.
FACTURATION ARBITRAIRE, ABSENCE DE COMPTEURS
Les griefs à charge de la Snel sont nombreux : facturation arbitraire, absence de compteurs, relevés approximatifs, réclamations ignorées, coupures intempestives et infrastructures vétustes. "Comment expliquer qu'un abonné reçoive des factures de consommation pour une électricité qu'il n'a jamais consommée ? ", s'indigne Tshiombela.
La colère est d'autant plus vive qu'à Kinshasa, près de 15 millions de personnes vivent dans le noir pendant que certaines zones privilégiées jouissent d'un service constant et de qualité.
Selon les chiffres avancés, la Snel produirait 12 millions de MWh sur l'ensemble du territoire dont 8 millions de MWh seraient envoyés aux seules entreprises minières, ne laissant que des miettes à la population. " Est-ce normal que les Congolais se partagent ce qui reste, pendant que le gros va aux compagnies qui paient mieux ? ", s'interroge Tshiombela, avant d'appeler à la démission immédiate des dirigeants de la Snel.
Le Comité d'action citoyenne et juridique se donne pour mission d'enquêter, dénoncer, et engager des actions en justice. Un numéro vert sera mis en service dans les prochains jours pour recueillir les plaintes des citoyens, et les premières actions judiciaires sont en préparation.
La coordination du comité a été confiée à Robert Kavakela, assisté de Consolateur Mukezi, tandis que le secrétariat est assuré par Jean Tshimanga et Érick Tshiala. Le collectif d'avocats, quant à lui, est dirigé par le professeur François Kande.
Côté stratégie, Fils Zangumbe, Emmanuel Nakaoza et Cyril Milandu sont chargés de la mobilisation, de la communication et de la coordination des actions à venir.
Loin d'une simple déclaration d'intention, l'initiative se veut un tournant dans le rapport de force entre usagers et services publics.
" Nous n'acceptons plus l'inacceptable. Si rien ne change, nous descendrons dans la rue. Même à deux, nous marcherons. Ce combat est juste, et il est celui de tout un peuple ", a conclu Jonas Tshiombela.
En lançant ce comité, la société civile congolaise franchit un nouveau cap : transformer l'indignation en levier de changement, dans un pays où l'accès à l'électricité reste encore, pour des millions de citoyens, un luxe au lieu d'un droit.
Jérémie ASOKO