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La gestion des personnes vivant avec l’handicap mental, un défi important oublié
La ville de Kinshasa est confrontée à plusieurs défis que le gouvernement provincial n’arrive à relever correctement. Au nombre de ces défis, figure celui relatif à la gestion des personnes vivant avec l’handicap mental communément appelées des fous. Un défi totalement oublié par les autorités urbaines alors qu’il est d’une gravité sérieuse.
Les crimes commis par cette catégorie de personnes sont nombreux et leurs conséquences dramatiques. Ces actes vont des simples agressions à des meurtres ignominieux. Des morts vraiment bêtes que la société aurait pu éviter.
Il y a des années, ces malades étaient internés dans les asiles construits en dehors de la ville. Il y en avait deux précisément: le célèbre centre neuro psychopathologique des Cliniques universitaires (CNPP) et celui de Kinkole. Celui des Cliniques universitaires accueillait même les malades venant d’autres pays africains.
À l’époque, ces deux centres se situaient dans des endroits éloignés des milieux populaires, mais aujourd’hui avec l’extension de la capitale, ils sont envahis par des habitations de tous genres. Cette promiscuité constitue un grand danger pour les riverains exposés à la merci de ces malades dangereux.
En plus, ces deux centres ont perdu leur caractère d’asile étant devenus des hôpitaux généraux.
Actuellement, l’on constate que la plupart de ces handicapés mentaux sont en divagation à travers la ville, dans des tenues qui heurtent la bienséance. Il y en a même en tenue d’Adam et d’Eve.
Le spectacle ahurissant qu’ils offrent à la population doit interpeller ceux qui dirigent la capitale étant donné que l’attentat aux mœurs est condamnable.
Avant d’envisager des solutions pour la gestion responsable de ce genre des compatriotes, il convient de s’attaquer aux causes profondes de ce qui ressemble actuellement à une calamité, vu le nombre de plus en plus croissant de ces malades mentaux dans notre société.
À ce propos, les neuropsychiatres affirment que la consommation des stupéfiants et autres drogues est en grande partie la cause de ces troubles mentaux. Cela est vrai pour notre société à voir comment beaucoup de jeunes se livrent à la consommation du chanvre, des fortes boissons alcoolisées notamment ce qu’on appelle « agene », « bombé » et autres.
Pour mettre fin à cette délinquance juvénile aux conséquences désastreuses, la meilleure solution consiste à renforcer la traque des vendeurs de ces produits prohibés et des jeunes entièrement embrigadés dans cette vie abominable. Tant que cette cause fondamentale n’est pas éradiquée, le nombre de malades vivant avec l’handicap mental que la société congolaise déplore ne va que croître au grand dam de l’Etat qui perd une importante strate de sa population qui aurait pu le servir dans divers domaines de la vie nationale, et des familles de ces malades traumatisées par l’état de santé des leurs. Il est important que le nouveau exécutif provincial de Kinshasa inscrive en bonne place dans son agenda cette épineuse question de la gestion et même de la prise en charge de cette catégorie des malades. Muke MUKE