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La culture biblique base de tout développement
(Par l’évangéliste Colin Nzolantima)
Le Professeur Balufu Kanyinda nous a relaté l’importance de la culture dans tous les domaines, alors qu’elle est souvent restreinte dans la musique et les célébrations. Nous poursuivons cette analyse, renseigne l’évangéliste Colin Nzolantima.
LA CULTURE DANS LES PAYS JUDEO-CHRETIENS
Dans le livre «La bénédiction de la Torah» de Larry Huch, le rabbin Daniel Lapin relève, dans la préface, que des pays à héritage judéo-chrétien, intègrent dans leurs gestions les principes culturels de la préservation, de la protection et de la conservation. L’homme est au cœur de tous les projets.
Le premier impératif de cette culture est de ne pas se rendre vulnérable face aux attaques de la nature (les maladies, les calamités, …). Il fallait développer la médecine, la technologie, la science, les recherches…
Le deuxième impératif est de préserver la vie humaine face aux fatalismes de la mort, présents dans plusieurs cultures.
C’est ainsi que parmi les grandes catastrophes naturelles qui ont secoué plusieurs pays, il y a eu peu de dégâts dans ces pays occidentaux. Ils prévoient des voies d’évacuation. Ils prennent soin de l’environnement, ils anticipent sur les risques et se préoccupent de la qualité de vie. Ils répondent aux commandements de Dieu dans Genèse 1.28 «Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la».
LA CULTURE PENTECOTISTE
A la Pentecôte, le 50ème jour après la sortie de l’Egypte, de l’esclavage, il fallait présenter le fruit de ce changement, de cette transformation. Contrairement à la compréhension populaire, la Pentecôte n’est pas liée aux manifestations du Saint-Esprit. C’est une culture. Après la résurrection de Jésus-Christ, à la Pentecôte, les disciples devaient démontrer le fruit du Saint-Esprit dans leurs vies.
«Actes 2:41 Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. 42 Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières. 43 La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres. 44 Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. 45 Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun».
Actes 4 : 34,35 « 34 Car, il n’y avait parmi eux aucun indigent».
Cette culture qui est basée sur la manière de parler, de penser et d’agir d’un peuple. Ainsi, ceux qui acceptèrent la parole, après discussion, partage de la Parole, ils étaient d’un commun accord, pour persévérer aux enseignements, des règles de la vie, des ainés.
Il fallait développer l’esprit de partage, de charité, de compassion. C’est ce que nos parents pratiquaient et qui consolidait l’unité et la préservation et la protection de nos villages et des tribus.
Cette culture a permis aux pays surtout nordiques tels que l’Allemagne, la Norvège, l’Angleterre, la Suisse, les Pays-Bas… de l’insérer dans leurs modes de vie et ils ont un niveau de vie très élevée. En effet, chacun doit développer la créativité et la mettre au profit de la communauté.
Contrairement, aux pays latins, qui ont une culture paternaliste, d’un «papa» qui connaît tout et doit tout faire, car les autres sont des enfants. L’initiative privée est étouffée.
LA CULTURE ET LES REGLES FONDAMENTALES DANS LA FAMILLE.
Dans le livre de Landa Cope : «Modèles pour la société (Découvrir les principes pour influencer nos nations)» Ed Jeunesse en Mission, elle évoque l’importance des vertus dans la famille.
«Honore ton père et ta mère, comme l’Eternel ton Dieu te l’a ordonné, afin de jouir d’une longue vie et de vivre heureux dans le pays que l’Eternel ton Dieu te donne» (Deutéronome 5.16).
Le respect des parents constitue une base pour le respect de l’autorité. En attribuant aux enfants à travers les différentes lois, plusieurs droits et non des obligations, cela a développé en eux un sentiment de rébellion envers les parents et toutes formes d’autorités.
«Prenez à cœur ces paroles par lesquelles je témoigne contre vous aujourd’hui. Vous les inculquerez à vos enfants afin qu’ils obéissent à tous les commandements de cette loi et qu’ils les appliquent. Car ce n’est pas une parole sans importance pour vous ; d’elle dépend votre vie même ». (Deutéronome 32.46-47a).
Aux Etats-Unis, la loi sur l’abolition en 1963 (interdiction de lire la bible et de prier dans les écoles) a augmenté la criminalité et la baisse de la productivité.
Chaque année, les différentes manifestations en Europe coutent des milliards de dollars suite au non-respect de l’autorité et des biens sociaux.
LA FAMILLE RACINE DE LA CULTURE
C’est dans la famille que se crée la culture (la manière de penser, de parler, et d’agir). Les traits individuels peuvent se multiplier et se renforcer dans les familles. Ensuite lorsque la famille s’agrandit, ces traits de caractère s’amplifient et deviennent des traits culturels, tribaux et finalement nationaux.
Nous voyons dans le cas d’Abraham, Isaac, Jacob, ses fils… La culture de mensonge, de duplicité, de tromperie, d’impudicité, et de vengeance s’étaient insérées dans leur famille. Ce trait de caractère avait fait une nouvelle victime, Joseph, vendu par ses frères.
Mais, Joseph a refusé de perpétuer ces péchés. Il s’est soumis à Dieu. Par son comportement. Face à la grande famine, il sauve sa famille, sa tribu et la nation qui l’accueille.
A travers le monde, trois fléaux maléfiques (la cupidité, l’injustice et la corruption) sont devenus les normes de réussite sociale. C’est chaque jour que cette «culture de perversion» nous étale des scandales odieux dans les médias.
En RD Congo, depuis 1978, l’éducation continue à s’effriter. Une culture de dilapidation, de détournement, de spoliation, de corruption, d’injustice, de cupidité… devient la norme qui, à très court terme, sera à la base des conflits et des troubles sociaux profonds.
C’est ainsi que les églises devraient assumer leurs responsabilités et préparer les fidèles à l’Esprit de la Pentecôte pour assurer la prospérité de la nation.
CONCLUSION
Pour faire des nations des disciples et assurer leurs développements, cela commence à la maison. Les parents ont l’obligation de transmettre les vertus et la Parole de Dieu à leurs enfants. Cela doit servir de fondement.
La crainte de Dieu, le respect des autres, la compassion, la douceur, la bonté… influenceront les enfants toutes leurs vies. Ils deviendront de meilleurs gouvernants.
La culture influence tous les domaines de la société, quand elle est adoptée et intégrée dans la conscience de chaque citoyen.