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La commune de Gombe en danger : Des «Kuluna» ont pris d’assaut la paroisse Notre Dame de Fatima
Des bandits communément appelés « Kuluna » commencent à investir la prestigieuse municipalité de Gombe, siège des institutions nationales. Pour preuve, le mardi 14 mai, un groupe de ces délinquants a investi tôt le matin la paroisse Notre Dame de Fatima, au centre ville.
Menaçants, ils ont exigé que les prêtres leur donnent l’argent, faute de quoi ils causeraient des dégâts. Impuissants face à cette horde des hors-la-loi, les prêtres et les fidèles catholiques qui viennent de différents coins de Kinshasa pour participer à la messe, n’ont eu la vie sauve qu ‘en faisant appel aux policiers postés dans les environs de l’ église. Ceux-ci sont venus déguerpir de force ces bandits de grand chemin.
Quelques jours auparavant, en pleine journée, ces mêmes malfrats ont fait irruption non loin de la paroisse Notre Dame de Fatima, précisément à la hauteur de l’IFASIC où ils ont créé un désordre, dans le seul but de ravir des biens aux jeunes étudiants. Heureusement qu’ils n’ont pas atteint leur objectif.
Cette témérité dont ils font preuve, en s’attaquant aux paisibles citoyens en plein centre ville, un périmètre sensé être sous haute protection, prouve à suffisance que ces inciviques sont capables de tout faire. «Cependant, il faut reconnaître que l’absence de l’autorité de l’état à tous les niveaux de la vie nationale est à la base de cette triste situation que nous déplorons. Si des mesures dissuasives et répressives avaient été prises au début de ce mouvement, ces jeunes ne se seraient pas permis des actes barbares qu’ils sont en train de commettre ainsi impunément», tempête un fonctionnaire oeuvrant à Gombe.
Si l’opération « Angenga » et l’envoi à Kaniama Kasese avaient été renforcées, nous n’en serions pas là où nous nous trouvons présentement. Le laisser- aller observé dans le chef des autorités chargées de l’ordre public est à la base de l’insolence de ces inciviques qui se croient au-dessus de la loi», regrette-t-il.
Kinshasa bientôt comme Port-au-Prince?
Concernant la commune de Gombe particulièrement, il sied de stigmatiser l’indifférence des autorités vis-à-vis des délinquants qui ont investi notamment différents endroits du boulevard du 30 Juin. Ils se permettent de bloquer des véhicules en pleine chaussée, causant souvent des embouteillages. «Le drame est que ce comportement répréhensible est posé sous la barbe des autorités qui, au lieu de réagir avec la dernière énergie, acceptent de se faire applaudir par ces jeunes qui constituent véritablement une bombe à retardement. C’est ainsi qu’ils se croient tout permis étant donné qu’ils ne sont pas réprimés à cause de leur comportement irresponsable», fustige un journaliste qui a requis l’anonymat.
«Le danger est réellement là, mais malheureusement nous sommes inconscients et fermons les yeux face à ce cataclysme qui se profile à l’horizon. Nous nous acheminons petit à petit vers la situation que vient de connaître Port- au-Prince, capitale de Haïti, qui a été livrée à des bandes armées. Elles se sont rendues maîtres de la métropole haïtienne, pillant tout sur leurs chemins et tuant de paisibles citoyens. Les autorités haïtiennes ont été dépassées par les événements et n’ont su quoi faire», argumente le journaliste.
«Si les autorités de Kinshasa ne prennent aucune décision rigoureuse pour mettre hors d’état de nuire ces malfrats, après Gombe, ils s’attaqueront probablement à Limete. Ensuite ce sera le tour d’autres quartiers huppés de la capitale où ils se livreront à des actes innommables. En ce moment-là, il sera difficile de les maîtriser et nous n’aurons que nos yeux pour verser des larmes», avertit le journaliste.
À des grands maux des grands remèdes, dit-on. C’est le moment pour le gouvernement d’attaquer le taureau par les cornes en mettant en place des stratégies idoines en vue d’éradiquer ce fléau qu’est le phénomène kuluna.
Une de ces stratégies consiste à créer une unité spéciale anti-gang au sein de la police nationale, constituée des éléments très bien formés, très bien équipés et super encadrés. La peur du gendarme est le début de la sagesse, dit un adage congolais. Il faut agir et vite agir, ce avec la plus grande rigueur. À défaut, la RDC va devenir une république bananière où prédomine la loi de la jungle. Les ennemis de la nation trouveront alors le bon prétexte de réaliser leur funeste plan d’émiettement du pays pour cause de notre incapacité de nous organiser. Muke MUKE