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Ba trop sur bafaza mokate". Cette phrase n'est pas du lingala pur, mais plutôt du lingala argotique. Ce que le langage populaire des habitants de Kinshasa surnomment le "kindoubill" ou l'argot de Kinshasa mélangé à des expressions typiques.
Un langage caractérisé par…
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Le Lieutenant - Général Kabwit, chef du Service national (SN) et de la Task Force présidentielle pour l'assainissement de la ville de Kinshasa, vient de monter au créneau pour stigmatiser le…
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Le Gouvernement a annoncé l’interdiction, à partir du 15 novembre 2026, de la navigation des baleinières en bois sur le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d’eau ainsi que les lacs.…
Kyondo : le dossier d’un soldat poursuivi pour meurtre sur un nourrisson transféré à Beni
Le village de Kyondo, dans le territoire de Beni, a, le mercredi 13 août, accueilli une audience foraine particulièrement suivie. Le Tribunal militaire de garnison de Butembo-Lubero y a ouvert le procès du soldat de première classe, Baenda Alain, arrêté deux jours plus tôt à Kasithu/Muvugha, dans la chefferie de Bashu. Le meurtrier présumé est accusé de plusieurs faits.
Une exception d’incompétence qui change la donne
Le militaire est accusé de faits d’une extrême gravité : meurtre, tentative de meurtre sur un nourrisson de neuf mois, dissipation de munitions de guerre et violation de consignes. Des charges lourdes qui ont suscité une vive émotion dans la population locale, venue nombreuse assister à l’ouverture du procès.
Au début de l’audience, la défense de Baenda Alain a soulevé une exception d’incompétence territoriale, estimant que le Tribunal militaire de Butembo-Lubero ne pouvait siéger dans une affaire survenue dans le territoire de Beni. Après délibération, la juridiction a jugé cette requête recevable et fondée, se déclarant incompétente et ordonnant le transfert du dossier vers le Tribunal militaire de garnison de Beni, juridiction compétente pour instruire cette affaire.
En attendant la suite de la procédure, le prévenu a été placé en détention provisoire.
Entre satisfaction et frustration
Si certains saluent la réactivité de la justice militaire, d’autres dénoncent une manœuvre dilatoire. Mbugha Justin, cadre de la société civile locale, se réjouit de la célérité de la procédure, mais regrette ce qu’il qualifie de «fuite de responsabilité» face à la gravité des faits. Il plaide pour «une orientation rapide du dossier vers la juridiction compétente, afin que justice soit rendue dans la transparence et le respect des droits des victimes».
Désormais, tous les regards sont tournés vers Beni, où l’affaire pourrait reprendre dans les prochains jours. Pour la population, l’attente est lourde : elle espère que ce procès ne se perdra pas dans les lenteurs judiciaires et que les faits reprochés seront examinés avec toute la rigueur nécessaire.
Pascal NDUYIRI