Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Kinsele : des miliciens Mobondo dictent leur loi sans être inquiétés
À la lisière de la commune de Maluku (Kinshasa) et du territoire de Kwamouth (Maï-Ndombe), le village de Kinsele vit ces derniers jours au rythme des tracasseries imposées par des miliciens Mobondo, bien installés sur la Route Nationale numéro 17. Une situation qui met en péril la libre circulation des personnes et des biens, et plonge les transporteurs dans une insécurité financière alarmante.
Dans ce village frontalier où opère normalement la Direction générale des recettes de Maï-Ndombe (DGRM), un second poste de perception officieux et armé a émergé. Les miliciens Mobondo, désormais maîtres des lieux, interceptent chaque véhicule en provenance ou à destination de Kinshasa, imposant un lourd tribut aux transporteurs. Deux sacs de produits vivriers généralement du maïs ou du manioc et une somme de 50.000 francs congolais sont exigés de force, bien avant l'étape réglementaire de la DGRM.
Un climat de double imposition dénoncé par les usagers de cet axe stratégique et relayé par l'élu provincial de Kwamouth, David Bisaka. "Les Mobondo qui étaient en profondeur se sont regroupés à Kinsele. Ils exigent à tout véhicule qui passe deux sacs de fufu et 50 000 FC obligatoires avant de passer. Et cela, sous l'œil impuissant des autorités", s'est indigné le député. Et d'ajouter : "La DGRM perçoit aussi. Mais les voyageurs commencent à payer auprès des Mobondo et après, vous venez payer à la régie provinciale. C'est vraiment un manque à gagner pour les transporteurs."
La situation, déjà critique, s'est envenimée il y a quelques jours lorsque les miliciens ont creusé des trous sur la chaussée pour entraver la circulation, bloquant deux véhicules pendant plusieurs heures. Ce n'est qu'après l'intervention des forces de défense et de sécurité qu'un des véhicules a pu être évacué vers le village voisin de Mbenzale.
Malgré l'opération militaire baptisée Ngemba la paix actuellement en cours dans le territoire, les miliciens Mobondo conservent une forte emprise sur plusieurs villages passés sous leur contrôle, dont Kinsele. La sécurité sur la RN17 reste donc précaire, et les efforts pour rétablir l'autorité de l'État peinent à s'imposer face à cette administration parallèle imposée par les armes.
Pendant ce temps, transporteurs et commerçants, eux, continuent de subir cette double peine : d'un côté les taxes légales, de l'autre les extorsions violentes des milices, dans une insupportable indifférence administrative.
J.A