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Khartoum : le drame des Congolais laissés à la merci des belligérants
Coincés à Khartoum depuis le déclenchement des hostilités entre deux factions rivales le 15 avril dernier, les ressortissants de la République démocratique du Congo viennent de subir de lourdes pertes en vies humaines le week-end dernier. Tombés sur le champ de bataille le dimanche 4 juin à 13 heures, ils ont été victimes des bombardements sur le campus de l’Université internationale d’Afrique, au moment où ils attendaient désespérément le secours de leur pays d’origine.
L’alerte a pourtant été lancée plusieurs semaines avant. Congolais d’origine, l’ancien sélectionneur du Onze national de la RDC était parmi les premiers compatriotes à tirer la sonnette d’alarme quand d’autres pays ont commencé à évacuer d’urgence leurs ressortissants, pris en tenaille entre les belligérants. Florent Ibenge, le très populaire »coach androïd » des Kinois, a eu la vie sauve grâce à l’intervention de Paris qui est venue à la rescousse des citoyens français en danger dans cette zone de conflit.
Sa présence, son plaidoyer, son cri de détresse… ont même permis à d’autres athlètes congolais qui prestaient, comme lui, dans les milieux sportifs soudanais, de trouver un sauf-conduit vers un pays limitrophe, avant d’être enfin rapatriés à Kinshasa. Ouf de soulagement pour eux, mais l’angoisse est restée pendante dans l’univers d’autres ressortissants congolais qui continuaient à attendre le salut de leur pays natal.
Espoir sans doute ravivé par un communiqué de l’Exécutif congolais, par le biais du ministère des Affaires étrangères. Dans ce communiqué en effet, nos compatriotes s’attendaient à un salut qui n’allait venir ni de l’Orient ni de l’Occident, mais de… Kinshasa. « Dans cette missive aux sémantiques apaisantes, le chef de la diplomatie congolaise envisageait d’envisager une éventuelle intervention. Curieusement, sine die. D’autant qu’on ne savait ni le jour, ni l’heure de cette évacuation« , commente un analyste kinois.
Réaction énergique de Kinshasa
Le dimanche dernier, lorsque le drame survient, la désolation est totale au pays, en dépit du fait que quelques compatriotes, grièvement blessés, sont acheminés à l’Hôpital militaire Kouliyat Razi, dans la capitale soudanaise, pour des soins appropriés. Un jour plus tard, la réaction du ministre des Affaires étrangères est énergique, voire musclée…
Au regard d’un communiqué du ministère des Affaires étrangères et Francophonie émis le 5 juin courant, le Gouvernement congolais a vite fait de convoquer le chargé d’affaires du Soudan, M. Musab Altoum, pour demander aux autorités de son pays en guerre de faire toute la lumière sur ce drame.
Et « pour permettre aux familles des victimes de faire le deuil des leurs, Kinshasa exige des autorités soudanaises de prendre des dispositions adéquates pour restituer les dépouilles des compatriotes, gratuitement fauchés, en vue de leur rapatriement et inhumation en toute dignité au pays« , note le communiqué.
Par ailleurs, « le Gouvernement congolais demande aux autorités soudanaises d’ouvrir un couloir humanitaire, afin de lui permettre d’évacuer les compatriotes blessés et de ceux encore bloqués au Soudan« , conclut le communiqué. FDA