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Kagame se trompe, il ne constituera pas indéfiniment un obstacle à la stabilité dans l'Est de la RDC
À Doha (Qatar), la coalition AFC/M23 soutenue par Paul Kagame fait trainer les pourparlers alors que Washington veut vite aller à un accord pour une issue rapide à la crise dans la partie orientale de la République démocratique du Congo(RDC). Alors que tout le monde veut la paix dans cette partie de la planète, sur le terrain, le Rwanda et ses supplétifs mettent en exécution la stratégie de «Talk and fight» c’est-à-dire négocier et combattre en même temps.
Sur place à Doha, après le rejet de leur proposition insensée visant à administrer les deux provinces du Kivu pendant 8 ans, le chef de la délégation de l’AFC/M23, Vincent Biruta, ministre de l´Intérieur du Rwanda, a menacé de quitter les pourparlers, accusant ouvertement Washington de partialité pour Kinshasa.
Du coup, le monsieur Afrique de la Maison Blanche, Massaf Boulos, est monté vite au créneau, prononçant des mots fermes à l´endroit du ministre rwandais. Selon lui, «s´il ose quitter la salle, comme cela avait été le cas en décembre 2024 à Luanda, rien ni personne n´empêchera la RDC d´avoir recours à la force, même de manière excessive, pour défendre sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale. Et dans le pire des scénarios, les États-Unis s´engageront aux côtés des Congolais», a-t-il martelé tout en dénonçant les exigences répétées et farfelues du M23 qu´il juge contraires à l´intégrité territoriale de la RDC.
En plus, l´ambassadrice des États-Unis en RDC, Mme Lucy Tamlyn, a mis en garde les pays signataires que tout manquement aux engagements pris à Washington fin juin 2025 exposera les parties concernées à des mesures punitives. «Cet accord est clair, et nous avons été explicites: en cas de non-respect, il y aura des conséquences», a-t-elle laissé entendre en début de semaine sur RFI. Parmi les sanctions évoquées figurent des mesures ciblées, des restrictions diplomatiques et économiques, destinées à contraindre les protagonistes à tenir parole.
La diplomate américaine a également souligné qu´»après trois décennies de souffrance, il est temps que ça cesse», avant de révéler qu’un projet régional de 760 millions de dollars américains, destiné à construire un barrage hydroélectrique pour la RDC, le Burundi et le Rwanda, est conditionné à la stabilité régionale. Car, «sans paix, aucun projet d’envergure ne pourra démarrer».
Rémi Maréchaux: «Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures».
À propos de l´attitude désinvolte de l´AFC/M23, le chef de la diplomatie française en RDC, Rémi Maréchaux, a de son côté indiqué qu´»il n´est pas acceptable de défendre farouchement l´intégrité territoriale d’un pays comme l´Ukraine, agressé de manière injustifiée, tout en fermant les yeux sur des atteintes similaires en RDC. Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures», a-t-il martelé à l´occasion de la célébration de la fête nationale française.
Face à toutes ces prises de position, surtout du pays de l´Oncle Sam, Paul Kagame doit clairement comprendre que l´heure de la récréation a pris fin. Si l´Occident, en tête les USA, a toujours pris cause et fait pour Israël c´est parce que ce pays fait face à des mouvements considérés comme terroristes par les Occidentaux. Ce qui n'est pas le cas pour la RDC, un pays qui regorge des minerais stratégiques dont le monde a grandement besoin dans l´avenir. Personne ne peut laisser indéfiniment Kagame se constituer en obstacle à la stabilité de cette partie stratégique de la planète. Malheur à lui s’il ne saisit pas cette opportunité qui lui est offerte de sortir tête haute.
Muke MUKE