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Jérôme Bonso s’oppose au recours à l’OIF
Après l’Opération d’Identification et d’Enrôlement des Électeurs dans les trois (3) Aires Opérationnelles (AO1, AO2, AO3), la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante) est appelée à recourir aux deux Outils de transparence, de fiabilisation, de nettoyage, de consolidation et de stabilisation des données des électeurs enrôlés.
Il s’agit de deux Audits Interne et Externe du Fichier Électoral.
Quant à l’Audit Externe du Fichier Électoral, il est mené par un cabinet d’Audit Externe.
En cette matière d’Audit Externe, aucune disposition Légale ni réglementaire, ni normes qui régit les OGE (Organisme de Gestion des Élections) dans les pays de la SADC dont la RDC est pays membre ni au niveau de l’Union Européenne qui impose à tout OGE de recourir à l’Audit Externe International.
Dans le cas précis, la CENI n’est plus obligée à recourir aux cabinets d’Audit Externe International de son Fichier Électoral dans le Contexte de l’agression de la RDC avec la complicité de certains pays étrangers.
Les données récoltées des électeurs enrôlés contenues dans les cartographies géostratégiques du Fichier Électoral relèvent de la Souveraineté d’un État et on ne peut pas se permettre d’y faire accéder les cabinets d’audit externe des pays étrangers qui pourraient se permettre de gérer les résultats de nos élections à travers la technologie numérique.
Vouloir rééditer l’expérience des élections congolaises de 2018 où la CENI avait confié le marché d’Audit Externe du Fichier Électoral au cabinet d’audit de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) et dans le Contexte actuel où certains pays membres de l’OIF sont agresseurs de la RDC, c’est vouloir hypothéquer la Souveraineté de notre pays.
Ceci pourrait constituer un Acte de Haute Trahison dont l’histoire nous jugerait un jour.
D’aucuns se souviendraient que lors des élections de 2018, un président honoraire de l’Union Africaine et aujourd’hui, son pays est membre de l’OIF dont sa Secrétaire Générale est ressortissante de ce pays-là, avait demandé à la RDC de suspendre la publication des résultats de l’élection présidentielle en attendant son arrivée à Kinshasa.
Ce faisant, je conseille à la CENI de lancer l’appel d’offre national pour recruter un cabinet d’audit externe du Fichier Électoral exclusivement congolais pour lui attribuer le marché de l’Audit Externe du Fichier Électoral afin de sécuriser jalousement et lutter contre la fuite des données géostratégiques des électeurs enrôlés.
Ainsi, lors de l’audit externe proprement dit, pour raison de transparence, de confiance et crédibilité, la CENI sera invitée à associer quelques acteurs politiques et acteurs des organisations de la société civile de la thématique électorale et témoins de prendre part à cette opération.
Enfin, approprions-nous notre processus électoral.
Fait à Kinshasa, ce 28/04/2023.
Jérôme BONSO
Expert Électoral