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Ituri : 7 membres de la Task-force présidentielle, otages de la Codeco
La milice-Lendu de la CODECO (Coopérative de développement du Congo) du chef de guerre Justin Ngudjolo contrôle 60% du territoire d’Ituri, selon les statistiques du « Baromètre sécuritaire du Kivu »-HRW et GEC (Groupe d’étude pour le Congo) rattaché à l’Université de New York. 60%, c’est énorme. Ce qui se traduit, sur le plan pratique, par l’omniprésence de ces miliciens sur le terrain. Effectivement, la CODECO est visible partout où elle fait ses attaques de plus en plus multiples avec une kyrielle de morts.
Le point de mire de cette milice, c’est le territoire de Djugu, où elle continue à semer mort et désolation dans la communauté Hema. Cette milice, pour montrer sa force et humilier le Pouvoir central de Félix Tshisekedi, s’est même permis de prendre en otage sept membres de la Task-force présidentielle envoyée par la présidence de la République pour une mission officielle et dirigée par l’ancien seigneur de guerre de l’Ituri, Thomas Lubanga Diyilo.
Jusqu’ici, sur les sept otages, la CODECO n’a pu libérer qu’un seul, le Professeur Atane, en raison de son état de santé très préoccupant, contre plusieurs membres de cette milice gardés en détention dans de différentes geôles d’Ituri. Pour les autres, c’est-à-dire Thomas Lubanga Diyilo et ses compagnons d’infortune, qui continuent leur calvaire, la milice de Justin Ngujolo a déjà préparé un cahier des charges à cet effet à présenter au gouvernement central.
On sait que la CODECO exige, pour ce faire, la démilitarisation totale de certaines zones, d’où seront exclus les soldats de l’armée nationale. Comme on le voit, le Pouvoir central est à genoux devant la milice CODECO et n’a pas de choix pour obtenir la libération des six membres de la Task-force présidentielle, qui sont toujours otages, dans un coin caché du territoire de Djugu où ils sont bien traités, à en croire le libéré.
Les observateurs sont nombreux à déplorer la facilité avec laquelle les sept membres de la délégation officielle de la Task-force présidentielle avaient été enlevés, sans même avoir pris des mesures de précaution d’usage en termes de leur sécurité rapprochée, alors que nous sommes dans une zone opérationnelle et en état de siège et que toute milice est constituée de personnages sans foi ni loi, à qui une personne sensée ne peut faire confiance. C’est cette négligence coupable qui a facilité la prise en otage des sept membres de la Task-force présidentielle.
Leur mission quelque peu noble est de convaincre à déposer les armes pour être éligibles au programme DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion), les différents combattants des groupes armés actifs en Ituri, avec en premier la CODECO. Il sied de rappeler que cette dernière est hostile à tout désarmement et n’a jamais laissé à aucun de ses éléments prendre cette direction. D’où l’équipe de la Task-force présidentielle de Thomas Lubanga Diyilo est allé prêcher dans le désert. Ce qui explique le kidnapping dont il est victime et qui se poursuit à ce jour. KANDOLO M.