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Transport à Kinshasa : l’inaction des autorités face à la flambée des tarifs accentue la détresse des usagers
La ville de Kinshasa traverse, depuis plusieurs jours, une nouvelle zone de turbulence dans le secteur des transports en commun. Turbulence marquée par une hausse généralisée et incontrôlée des tarifs. Cette situation, qui affecte directement le quotidien des populations, met en lumière les difficultés de régulation imputées aux autorités compétentes, notamment au gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, ainsi qu’au vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba.
En dépit de l’importance stratégique du transport urbain dans le fonctionnement de la capitale, ces responsables peinent à faire preuve d’une maîtrise effective du secteur. Sur le terrain, l’absence de contrôle favorise une anarchie tarifaire préoccupante, où chaque conducteur fixe librement le coût des trajets, en violation manifeste des dispositions légales en vigueur.
Ainsi, des courses autrefois fixées à 1.000 francs congolais se négocient désormais entre 2.000 et 3.000 FC, sans qu’aucune mesure corrective visible ne soit prise par les autorités. Cette situation alimente le mécontentement croissant des usagers, déjà confrontés à des conditions socio-économiques difficiles, mais devenus très défaitistes et fatalistes.
Pénurie de carburant
Par ailleurs, les tentatives d’approche entreprises par votre média en vue d’obtenir des éclaircissements auprès du gouvernorat de Kinshasa et du ministère des Transports sont restées infructueuses, renforçant le sentiment d’un déficit de communication institutionnelle sur une question pourtant cruciale d’intérêt social.
Selon plusieurs sources, cette flambée des prix serait notamment liée à une pénurie de carburant, problématique relevant des attributions du ministère des Hydrocarbures. Toutefois, en l’absence de coordination visible entre les différents services concernés, la situation demeure sans réponse structurée et satisfaisante.
Grille tarifaire ignorée
Il convient également de relever que la grille tarifaire des transports en commun, précédemment établie par l’autorité urbaine, est largement ignorée sur le terrain par les conducteurs, sans mécanisme efficace de suivi ni de sanction.
Face à cette dérive, des voix s’élèvent pour appeler à une réaction urgente et concertée des autorités, afin de restaurer l’ordre dans ce secteur vital, mais toujours en proie à de l’anarchie et d’atténuer les souffrances des Kinois, premières victimes de cette désorganisation persistante.
César IPOKA