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Scrutins combinés du 20 décembre : Après avoir parcouru le Congo profond, Fatshi ratisse large
* Aux Congolais de trancher ce mercredi dans les urnes.
Après l’avoir lancée le 19 novembre dernier au Stade des Martyrs à Kinshasa, Félix Tshisekedi, candidat à sa réélection, prend fin ce lundi 18 décembre à minuit. Des vingt-quatre candidats en lice (six se sont désistés) pour briguer la magistrature suprême, le Président sortant, Fatshi, part favori d’un scrutin à un tour.
Avec de grands meetings populaires, des caravanes, espaces dans les médias, affiches, T-Shirts et/ou polos portant le n°20 attribué par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Félix Tshisekedi n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Le président-candidat a vu les choses en grand dès le tout premier jour de campagne, avec le meeting du stade des Martyrs, le plus grand temple du football congolais, 80 000 places assises, qui a refusé du monde le dimanche 19 novembre.
Depuis son entrée en campagne, le candidat n°20 a soulevé des foules partout où il a foulé les pieds pour solliciter auprès de ses compatriotes des suffrages pour un second mandat. Son triomphe en termes de mobilisation et de persuasion, tant dans les parties Ouest et Nord du pays, à savoir dans la capitale Kinshasa, un gros réservoir des voix, le Grand Equateur et la Grande Orientale, que dans les parties Est et Sud, voire l’ex-province du Katanga, pourtant présentée comme le fief imprenable d’un de ses principaux concurrents, Moïse Katumbi, montre à suffisance que Félix Tshisekedi s’est suffisamment préparé pour rafler des voix et s’assurer une victoire haut la main.
De Kinshasa à Kenge dans le Kwango, en passant par le Grand-Equateur, l’ex-Grande Orientale, Lubumbashi, Likasi et Fungurume, Kolwezi, Kongo Central, Kamina, Goma… Partout où il a battu campagne, l’électorat du candidat numéro 20 a affirmé sa détermination d’aller aux urnes le 20 décembre pour permettre à son leader de consolider les acquis et d’assurer l’unité, la prospérité et la sécurité.
Dans bien des endroits, la population entonnait en chœur » Yo nani, oboya Fatshi ! », entendez, « qui es-tu pour refuser Fatshi ! » Le discours du candidat n°20 pour un Congo uni, prospère et sécurisé a séduit ses compatriotes. Ceux-ci notent que Félix Tshisekedi, a fait des exploits en seulement 3 ans de pouvoir, malgré les deux ans de la difficile cogestion de la res publica dans la coalition FCC-CACH.
Qu’on l’aime ou non, le président sortant brandit des réalisations qui parlent pour lui. Notamment la mue des hôpitaux ex-Mama Yemo à Kinshasa, Sendwe à Lubumbashi.
Ce n’est pas tout. La construction et la réhabilitation des infrastructures de base, la construction et la réhabilitation des infrastructures universitaires, des chantiers en cours exécution ou en voie de finissage partout sur l’ensemble du territoire national avec le Programme de développement local de 145 territoires, la gratuité de l’enseignement de base et de la maternité, etc.
Et donc l’assurance de poursuivre avec ces chantiers en cours et ceux annoncés plait beaucoup à ses compatriotes qui veulent offrir à Fatshi un deuxième mandat. Son discours offensif contre l’envahisseur rwandais plait également à ses compatriotes qui voient en lui leur protecteur contre des étrangers.
A l’heure du choix, le peuple ne devrait pas se tromper de candidat.
Le mercredi 20 décembre, les Congolais sont appelés aux urnes pour élire leurs dirigeants, notamment le Président de la République. A l’occasion, ils devront assumer et exercer, avec conscience et responsabilité ainsi qu’en connaissance de cause, leur devoir citoyen pour un avenir meilleur de notre pays. Didier KEBONGO