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L'expression en lingala " Matembele ya Nzambe eleki ngombe ya satana" se traduit littéralement par : "Les feuilles de patates douces de Dieu valent mieux que la vache de Satan". Le messager du jour a préféré puiser dans l'alimentation en opposant Dieu à Satan.
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"Matembele ya Nzambe eleki ngombe ya satana"
L'expression en lingala " Matembele ya Nzambe eleki ngombe ya satana" se traduit littéralement par : "Les feuilles de patates douces de Dieu valent mieux que la vache de Satan". Le messager du jour a préféré puiser dans l'alimentation en opposant Dieu à Satan.
Au-delà de la traduction mot à mot, cette phrase a tout d'un proverbe populaire de notre pays dont une grande majorité d'habitants, faute de moyens, ont fait des "matembele" leur repas quotidien, car la viande de bœuf est un luxe qu'ils sont incapables de s'offrir facilement. C'est lors de fêtes de fin d'année qu'ils arrivent à se l'offrir, au prix de mille et une peines.
Cette phrase exprime une philosophie de vie profonde que vivent la plupart de nos compatriotes. Les feuilles de patates douces (Matembele) de Dieu symbolisent un repas modeste, peu coûteux, mais acquis honnêtement et pratiquement à la portée de tous, au prix d'un revenu modeste ou d'un fruit du travail honnête. Elles représentent la droiture et les bénédictions spirituelles.
La vache (Ngombe) de Satan, par contre, représente l'abondance, la richesse, le luxe auxquels on n'est pas tous accès, ou une opportunité de réussite matérielle obtenue par la facilité, le mensonge, la tricherie ou des compromissions avec le mal.
En clair, cette expression signifie qu'une petite vie humble, paisible et bénie vaut infiniment mieux qu'une grande richesse mal acquise qui apporte des tourments.
C'est un éloge de la satisfaction, de l'intégrité et de la paix intérieure face aux tentations du gain facile.
Ce proverbe illustre la supériorité de la vie humble, honnête et bénie sur la richesse facile, mais corrompue. Il met en avant des principes moraux et spirituels forts.
La morale du proverbe : L'adage enseigne qu'un bonheur simple, même restreint, procure une paix intérieure durable, car il est pur et approuvé par Dieu. À l'inverse, une grande richesse acquise aux dépens de ses principes moraux (offerte par Satan) finit toujours par apporter l'anxiété, la culpabilité ou la destruction. Elle rappelle la sagesse du livre des Proverbes : "Mieux vaut peu avec la justice, que de grands revenus avec l'injustice".
Quant aux figures de style, cette phrase repose principalement sur une antithèse, une figure d'opposition mettant en parallèle deux idées ou éléments contraires (ici, Dieu et Satan ou, les humbles (feuilles de patates douces) et les riches (vache). Elle utilise également d'autres procédés stylistiques complémentaires : la comparaison, la métonymie (ou personnification symbolique).
Les "feuilles de patates douces" représentent la nourriture humble, simple et bénie, tandis que la "vache" symbolise la richesse matérielle, l'opulence facile, mais potentiellement trompeuse ou corrompue. Il y a également le parallélisme.
Kléber KUNGU