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" Les beaux visages souriants sont partout, les beaux esprits; difficile à trouver !"
Aujourd'hui comme d'autres jours parfois, l'auteur anonymisé s'offre la langue de Voltaire, non sans se heurter aux caprices de cette langue, heureusement de moindre intensité.
Concrètement, il a…
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Le Sommet Africa Forward (" Afrique en avant "), organisé conjointement par la France et le Kenya à Nairobi, s'est achevé mardi soir au Centre international de conférences Kenyatta (KICC) sur un…
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Rabat – Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales (FAR), a adressé, jeudi, un Ordre du jour aux Officiers, Officiers du…
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La Garde Républicaine a annoncé l'organisation, le vendredi 15 mai 2026, d'exercices militaires de simulation au Stade des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa.
Ces manœuvres incluront…
Nord Kivu : des ex-combattants déposent les armes à Lubero
Les opérations de désarmement se poursuivent dansle territoire de Lubero, au Nord-Kivu, malgré un contexte sécuritaire encore fragile. Depuis le week-end du 6 avril 2026, près d'une centaine d'ex-combattants ont commencé à déposer volontairement leurs armes sur un site de regroupement aménagé, marquant ainsi une avancée significative dans le processus de stabilisation de la région.
Un à un, ces anciens membres des groupes armés remettent leurs armes aux autorités, exprimant leur volonté de tourner définitivement la page des violences. En échange, ils reçoivent des cartes biométriques attestant leur statut d'ex-combattants démobilisés, dans le cadre du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS).
Selon Erick Masinda, chef d'antenne du P-DDRCS à Butembo-Lubero joint pat la radiotélévision Rwanzururu, plusieurs centaines d'ex-combattants ont déjà adhéré à ce processus depuis 2023. L'objectif du gouvernement est de réduire la circulation des armes et de restaurer progressivement l'autorité de l'État dans les zones longtemps affectées par l'insécurité.
Réintégration sociale et économique, défi majeur
Cependant, au-delà du désarmement, le défi majeur reste celui de la réintégration sociale et économique des ex-combattants. Faute d'opportunités concrètes et d'un accompagnement adapté, certains d'entre eux pourraient être tentés de replonger dans les groupes armés, compromettant ainsi les efforts de paix.
Pour le colonel Bulumbaito Ibrahim, chargé du désarmement et membre d'une délégation venue de Kinshasa, ces ex-combattants sont appelés à devenir des acteurs du développement dans leurs communautés respectives. Leur réinsertion constitue un pilier essentiel pour consolider la paix dans la région.
Dans une zone marquée par plus de deux décennies de conflits, le désarmement à Lubero apparaît à la fois comme un signe d'espoir et une étape décisive. La réussite de ce processus dépendra de la capacité des autorités à transformer cette dynamique en opportunité durable de paix et de reconstruction.
Pascal NDUYIRI