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Lubumbashi, Mazembe et Lupopo se rejettent la responsabilité des violences commises au stade
Le Tout-Puissant Mazembe et le Saint Eloi Lupopo se rejettent la responsabilité des actes de violences perpétrés le dimanche 8 mars au stade Mazembe lors du derby lushois.
Dans un communiqué daté du lundi 09 mars, les Corbeaux ont dénoncé des actes de violence caractérisés, par des jets répétitifs de projectiles contre le trio arbitral, provoquant l'interruption du match avant le début de la deuxième période. Ces jets de projectiles ont semé le désarroi, alors que les deux équipes s'étaient neutralisées à la première mi-temps sur un score vierge (0-0).
Mazembe accuse les supporters de Lupopo d'être à la base de ce désordre, les tenants également responsables du saccage de plus de 500 sièges, du caillassage des véhicules, du saccage de la grille de séparation et des symboles des Corbeaux. Aussi, de plusieurs autres actes violents. L'équipe de Moïse Katumbi brandit des preuves filmées par des caméras de surveillance installées dans le stade.
Réplique
Vilipendé, Lupopo contre-attaque et remet les pendules à l'heure. Les Cheminots accusent Mazembe d'avoir organisé, en amont, une série d'actes pour nuire à l'intégrité physique de ses joueurs et de son staff technique. Ils affirment que, dès la fin de la première mi-temps, leurs joueurs ont été empêchés de regagner le vestiaire sans raison valable.
Selon Lupopo, la situation a dégénéré lorsque le gardien de Mazembe s'est ostensiblement livré à des pratiques fétichistes, provoquant l'animosité du public. Il dénonce également des cas d'agression de ses supporters par la brigade de l'équipe adverse, démentant les allégations sur les actes de vandalisme et de saccage qui seraient commis par ses fans, tout en rejetant l'entière responsabilité sur les supporters des Noirs et Blancs de Kamalondo.
Des gaz pour sauver les arbitres
Cet épisode sombre a causé des blessés et des dégâts matériels importants. Selon les images authentiques, les supporters des deux camps ont envahi l'aire de jeu avant la seconde période, empêchant la continuation du choc. Face à cette situation, la police a lancé des gaz lacrymogènes pour endiguer la pression de la foule et sauver les arbitres présents sur la pelouse.
Le derby lushois, perçu comme un moment de joie, de cohésion et de fair-play, devient un terrain d'invectives et d'accrochages sanglants au grand mépris de l'image du football congolais.
Patient Mubiayi MBY à Lubumbashi