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Les élus nationaux, la société civile et les experts électoraux harmonisent leurs vues pour une participation politique accrue des femmes

60 élus nationaux provenant des commissions Droits de l’homme, Genre, socio-culturelle, PAJ et du Comité des Sages, les experts provenant des organisations féminines, les partenaires habituels dont ONU-femmes, Monusco, PNUD, BCNUDH, IFES et NDI se sont retrouvés à Zongo dans le Kongo-Central pendant trois jours soit du 2 au 4 mai pour faire l’analyse genre de la loi électorale en examen à l’Assemblée nationale. Au terme de ces travaux, ils ont proposé quelques amendements et défini les étapes à suivre pour poursuivre le plaidoyer afin d’accroître la participation politique de la femme au processus électoral.
A l’ouverture de ces assises, la chargée des questions genre à l’ONUFEMMES a fait savoir que beaucoup de femmes congolaises voyaient dans certaines dynamiques démocratiques, des occasions d’accroître leur représentation dans les institutions politiques et de promouvoir leur autonomisation économique.
Clémentine Sangana est convaincue que la compétition politique et l’organisation périodique des élections se présentent pour les femmes congolaises comme autant d’opportunités de contribuer à la régulation politique de leur pays. En plus de la possibilité de figurer au sein du gouvernement et du parlement, elles militent au sein des partis politiques, participent aux campagnes électorales aussi bien comme électrices que comme candidates, a-t-elle ajouté.
Selon elle, «quand les femmes se décident à faire la politique, c’est parce qu’elles se posent la question de savoir : comment faire pour pouvoir fabriquer la décision, la suivre, jusqu’à ce qu’elle soit prise et même appliquée ? Comment influencer les cours de chose, etc. Voilà ce qui les motive à aller en politique». Mais leur élan est souvent freiné par les pesanteurs de certains préjugés, par le cadre juridique qui règle les élections, par les partis politiques, etc. Il n’y a qu’à interroger les statistiques au niveau du parlement pour comprendre. Les femmes demeurent sous-représentées dans le parlement, a reconnu Clementine Sangana.
Puis, elle a rassuré l’assistance que «l’ascension politique des femmes ne doit pas vous faire peur ou non plus symboliser la réduction de chances de garder ou d’acquérir ces positions convoitées. Par contre, il faut les considérer comme des partenaires importants pour l’avancement du développement ou pour la bonne gestion de la cité».
Pour terminer, Clémentine Sangana était d’avis qu’au sortir de cette retraite, des stratégies efficaces qui influenceront les débats dans les différentes commissions et que cette fois, le caractère facultatif que renferme la loi électorale en son article 13, alinéa 3 sera supprimé et que d’autres niches seront mises en exergue pour améliorer progressivement la participation de la femme au processus électoral.
D’après ce haut fonctionnaire onusien, cette retraite d’analyse genre de la loi électorale et proposition d’amendements, constituait un plaidoyer de haut niveau porté par les organisations de la société civile (CAFCO, DYNAFEC, RIEN SANS LES FEMMES) ainsi que les experts électoraux. Mathy MUSAU