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Kananga : Quatre présumés membres d'un réseau criminel arrêtés
La Police de lutte anti-gang du quartier Kamayi, à Kananga (Kasaï-Central), a présenté à la presse, mardi 7 juillet 2026, quatre personnes, présumées impliquées dans un réseau criminel, spécialisé notamment dans l'extorsion de fonds et la séquestration de jeunes filles mineures. L'opération a permis de retrouver plusieurs adolescentes, dont deux sœurs qui étaient portées disparues depuis près de deux mois.
Au cours de cette présentation, le commissaire supérieur Abdoul Mulumba Ilunga, commandant de la Police de lutte anti-gang de Kamayi, a expliqué que cette intervention est le résultat d'une enquête déclenchée après le vol du téléphone portable d'un mineur.
Selon les premiers éléments recueillis, les présumés malfaiteurs auraient exigé 500.000 francs congolais en échange de la restitution de l'appareil. Le jeune garçon, prétextant devoir réunir cette somme auprès de sa famille, a alerté sa grand-mère, qui a immédiatement saisi les services de sécurité.
Dénonciation
Les informations fournies par la victime ont permis aux enquêteurs de localiser une maison où se trouvaient les suspects. Lors de la perquisition, les policiers ont découvert plusieurs jeunes filles mineures. Parmi elles figuraient deux sœurs dont la disparition avait été signalée par leur famille depuis environ deux mois.
"C'est grâce aux renseignements fournis par ce mineur que nos services ont pu identifier et interpeller ces présumés criminels", a déclaré le commissaire supérieur Abdoul Mulumba Ilunga.
Libération des mineures enlevées
La police indique que les investigations se poursuivent afin d'identifier et d'arrêter d'autres membres présumés du réseau, toujours en fuite. Les autorités cherchent également à établir les circonstances dans lesquelles les jeunes filles ont été retrouvées et à déterminer l'étendue des activités du groupe.
Les mineures secourues ont été prises en charge par les services compétents en attendant leur remise à leurs familles et la poursuite des enquêtes.
Les quatre personnes présentées à la presse bénéficient de la présomption d'innocence jusqu'à ce que les juridictions compétentes se prononcent définitivement sur leur responsabilité.
Félix MULUMBA KALEMBA