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La peine de l’ex-président Yoon Suk Yeol pour obstruction à la justice alourdie à 7 ans de prison
SEOUL, 29 avr. (Yonhap) — La Haute Cour de Séoul a décidé ce mercredi d’alourdir la peine qu’avait reçue en première instance l’ex-président Yoon Suk Yeol pour obstruction de justice et d’autres charges liées à sa tentative ratée d’imposer la loi martiale en décembre 2024, le condamnant à sept ans de prison.
Lors de la lecture du verdict retransmise en direct, la cour d’appel a dit le reconnaître coupable d’avoir empêché en janvier 2025 les enquêteurs de pénétrer à l’intérieur de la résidence présidentielle pour procéder à son arrestation. Yoon avait écopé en première instance d’une peine d’emprisonnement de cinq ans.
L’équipe du procureur spécial avait demandé 10 ans de prison dans son réquisitoire. Les avocats de Yoon ont qualifié ce jugement d’«inacceptable» et ont fait part de leur intention de faire appel auprès de la Cour suprême.
La cour d’appel a rejoint pour la majorité des points l’avis du tribunal de première instance, en reconnaissant la culpabilité de l’ancien président pour avoir ordonné la destruction de données téléphoniques, ainsi que pour avoir demandé dans les jours qui ont suivi cet épisode d’élaborer une version modifiée du texte de proclamation de la loi martiale, qui a finalement été détruite.
Yoon a également été reconnu coupable d’infraction au droit de délibération des membres du conseil des ministres, ayant convoqué seulement une partie d’entre eux à la réunion qui devait leur permettre d’examiner le plan de loi martiale.
Si la juridiction de première instance avait jugé que Yoon n’avait pas porté atteinte au droit de deux des membres du conseil des ministres, qui ne s’étaient pas présentés alors qu’ils avaient reçu une convocation, la cour d’appel a estimé au contraire que Yoon leur avait également porté préjudice.
De même, le tribunal a annulé l’acquittement prononcé par la juridiction inférieure concernant le chef d’abus de pouvoir pour avoir ordonné la distribution de communiqués de presse justifiant sur la base de fausses informations la proclamation de la loi martiale.
L’ex-président fait l’objet d’un total de huit procès en lien avec son imposition éphémère de la loi martiale, ainsi que pour des accusations de corruption impliquant son épouse et une affaire d’ingérence dans l’enquête sur le décès d’un Marine en 2023.
En février, un tribunal de première instance l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir cherché à mener une insurrection à l’aide de sa proclamation de loi martiale.