Dernière minute
Société
Traduire en français : " Lifelo ata etondi place ya Satana ezalaka toujours réservée !" "Même si l'enfer est plein, la place de Satan est toujours réservée" C'est une expression souvent utilisée pour dire que chacun finira par répondre de ses actes, ou que certaines conséquences sont inévitables…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Le professeur Amine Laghidi a reçu dernièrement le Prix spécial du Sommet lors du Sommet de Trieste. Il devient ainsi le premier Marocain, le premier Africain et le premier Arabe à recevoir cette…
Nation
Le go de la hors-session de l' Examen d' État ( ExEtat ) 2026 a été donné, ce lundi 04 mai sur l'ensemble du territoire national et aux frontières. Au menu, la dissertation, cette composition, un…
Gombe: chasser les motards, ils reviennent au galop
Chassés hier des artères du centre-ville de Kinshasa, les conducteurs des taxi motos ont repris du poil de la bête. Fréquents désormais sur le boulevard du 30 juin, ils prennent d’assaut les arrêts où ils hèlent leurs éventuels clients pour les conduire à destination.
Audacieux, nombre de motocyclistes qui assurent le transport en commun à Gombe, roulent à vive allure sur les artères du centre-ville. Redoutant d’être surpris et arrêtés par les jeeps de la Police nationale congolaise (PNC), ils slaloment sans cesse entre les véhicules, au péril de leur vie et de celle de leurs passagers.
Sur leurs parcours, plusieurs d’entre eux roulent la peur au ventre, épiant les moindres véhicules à l’air suspect. Solidaires, ils se passent de mots quand leurs motos se croisent au centre-ville, tirant la sonnette d’alarme dès l’irruption d’une jeep des hommes en uniformes.
Leur méfiance s’intensifie davantage lorsqu’ils perçoivent, juchés sur une moto, leurs collègues en tenues civiles, devenus des «éclaireurs» de la police. «Eux, ils sont sans pitié quand ils nous voient. Ils signalent aussitôt notre présence aux forces de l’ordre en tenue pour qu’elles nous traquent», nous souffle un de motards qui fait des navettes entre le rond-point Huileries et le centre-ville.
Jugé juteux, cet itinéraire est taxé généralement à la tête du client. A 3.500 FC (environ 1,5$), voire 5.000 FC (près de 2,5$) ou plus, la course est consentie, mais le motard exige, au préalable, d’être payé avant d’atteindre la destination, pour éviter de désagréables surprises.
Au fil du temps, estimant la traque allégée, ces transporteurs à deux roues affluent davantage au centre-ville. Très sollicités, ces «wewa» – comme les appellent les Kinois – sont de plus en plus appréciés par la population, surtout quand les embouteillages asphyxient la circulation.
Yves KALIKAT